L’Hebdo se trouve dans un grand bâtiment où l’on entre par le dernier étage. Étrange non ? La rédaction est en plein bouclage de l’édition du jeudi.
Ceux du groupe qui viennent de Blanqui retrouvent tous les journalistes qui se sont relayés sur Bondy et la visite guidée prend vite une allure de retrouvailles.
Dans la salle de conférence commence une première séance de travail sur le blog, ses principes, sur ce que nous comptons y mettre et de quelle manière.
Un premier débat surgit sur l’utilisation des mots.
Nadia préfère que nous n’utilisions pas le mot « banlieues » qui signifie « mis au banc », « banni » et qui est trop connoté.
Radouane n’est pas de cet avis. Il se dit banlieusard et fier de l’être.
Pour lui, c’est une histoire, une attitude, une façon de vivre qu’il ne veut pas renier.
Finalement, nous en venons à la conclusion suivante. Ce mot existe et il sera difficile de l’occulter. Il est certes chargé de sens et significations souvent négatives et notre travail sera, modestement comme l‘a commencé l‘Hebdo par le biais du Bondyblog, de donner une image plus juste de nos quartiers pour rétablir un certain équilibre. Une lourde tâche.

Par Mohamed Hamidi

Mohamed Hamidi

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