Derniers articles
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Salah Khemissi : Saint-Denis style
L'habit de ne fait pas le moine. Le quinqua qui attend sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis goûte le rock et le rap. Celui qui patiente avec des allures de père tranquille ne porte ni casquette ni sweat à capuche mais une parka bleue passe-partout. Pourtant il en connaît un rayon sur la culture urbaine. En 1990, deux jeunes apprentis rappeurs qui fréquentent la salle où il donne des cours de karaté et qu'il croise souvent à la Maison des Jeunes où il travaille comme animateur, le mettent au défi. « On voudrait se produire sur scène avec un groupe de Marseille qui s'appelle IAM ». Quelques temps plus tard, il met sur pied un concert devenu mythique dans l'histoire du hip hop français au palais des sports de Saint-Denis. Défi relevé. Didier et Bruno peuvent raper aux côtés de IAM et le talent de leur groupe, NTM, exploser à la face de la planète rap.
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Génial Yannick Noah au Stade de France
Le jour tant attendu est arrivé. Il est 17 heures en ce samedi 25 septembre, et vu que je suis miss dernière minute, je n’ai pas encore acheté mon ticket d’entrée pour « Yannick Noah au Stade de France ». Or il se produit le soir même. Seule solution : les billets de désistement sur internet. Ça tombe bien, « Google est mon ami». Après deux ou trois recherches, je tombe sur un site exclusif dédié à la vente de billets entre particuliers. Le système est simple, on choisit son ticket, on le commande, on reçoit la confirmation d’achat par mail puis les coordonnées du vendeur pour la remise en main propre ou par envoi postal.
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Isabelle Adjani, reine de la laïcité
Parlons de la laïcité. Parlons des gens qui l'ont faite, des gens qui l’ont rejetée, de ceux qui l'attendent encore, de ceux qui n'en veulent plus. Parlons de la laïcité, inscrite dans la constitution. Vendredi soir. La pluie mouille Paris, les lustres des salons de l’Hôtel de Ville scintillent. La journaliste et essayiste Caroline Fourest discutaille avec le réalisateur Jean-Paul Lilienfeld (« La journée de la jupe »). Chacun prend place. Un gars, devant nous, dit à sa voisine : « J'ai bien vu qu'au Maroc, la laïcité n'était pas... (on n’entend pas la suite). »
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« Hors la loi », la mémoire boomerang
Il est rare de parler autant d’un film avant même de l’avoir vu. Selon l’extrême droite et une partie de la communauté pieds-noirs, l’histoire de « Hors la loi », du réalisateur Rachid Bouchareb, avec Jamel Debbouze, Roschdy Zem et Sami Bouajila dans les rôles principaux, est falsifiée. Après tant de discordes à son sujet à Cannes en mai, il est sorti hier dans les salles. Ce film raconte l’histoire de trois frères engagés dans la guerre de libération, mais aussi déchirés par elle. Ils livrent un combat commun pour l’indépendance, et tentent par tous les moyens d’élargir leur groupe, en l’occurrence le FLN. FLN, MNA ou SFIO (l’ancêtre du Parti socialiste) : la politique est au cœur du récit.
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A Bercy, des artistes inconnus au bataillon des sans-papiers
« Est-ce que tu te souviens de l'enfant africain qui vivait en dessous, de ses parents raflés, des fusils de la honte qui encerclaient nos écoles, je n'oublierai jamais... Nous sommes des milliers, un fleuve extraordinaire, notre force est sublime, elle emportera tout, et s'ils essaient encore, ils se frotteront à 1000 cœurs debout ! » La chanson de Cali qui a enflammé Bercy samedi soir, a marqué Mallé.
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Gad et Jamel : un duo de folie au Comedy Club
Jamel Debbouze a sorti l’artillerie lourde jeudi soir au Comedy Club, boulevard Bonne Nouvelle, à Paris. Je n’ai jamais autant ri depuis « Rabbi Jacob ». En ouverture, le jeune Malik Benthala a mis la salle dans de bonnes dispositions avec toutes ses histoires. Il est moitié marocain, moitié algérien, rien que ça, ça m’a fait rire. Ce talent de 21 ans, déniché par le Comedy blog, euh… pardon, le Comedy club, a fait un joli passage sur un truc qui n’existe pas : la liberté d’expression au Maroc et en Algérie à l’époque d’Hassan II.
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Rap, jeunes, police : un cocktail explosif ?
Le rap – ultra, hardcore ou gansta – alimente-t-il le ressentiment d'une partie des jeunes habitants des cités contre la police ? C'est de cette question dont ont débattu mardi au Bondy Blog, Mohamed Douhane, commandant de police, membre du syndicat Synergie Officiers, et Almamy Kanouté, éducateur de rue dans le 15e arrondissement de Paris, élu municipal à Fresnes (94) et fin connaisseur de l'univers « rap ». Les rappeurs et leurs excès mis sur la selette, mais les agissements des forces de l'ordre également. « Faut qu'on se parle », tel est le nom que nous avons choisi de donner à ce débat filmé et aux prochains qui suivront à un rythme mensuel. « Faut qu'on se parle », parce que, dans une France pleine de tensions – politiques, sociales ou identitaires –, il est urgent que ceux qui s'invectivent à distance parlent à la même table. Et maintenant, place aux vidéos (cliquez ci-dessous sur « Lire la suite »).
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Romain Gavras, le « che » des roux
Il y a un jacuzzi, et dans le jacuzzi, une femme lovée dans les bras mouillés de son mari. Patrick (Vincent Cassel), en peignoir blanc, arrive. Il ouvre son peignoir. Il pisse dans le bain. Puis s'y glisse. Le couple est terrorisé. La femme s'agrippe davantage à son mari. Patrick, dans l'eau qui fait de grosses bulles, se masturbe. Il éjacule, devant eux. Un sourire narquois se dessine sur son visage. Voilà l'une des scènes du premier film de Romain Gavras, « Notre jour viendra », actuellement à l’affiche.