Derniers articles

  • Mes premiers pas perdus

    On vient de te déposer devant le tribunal de Paris. Tu passes le portique de sécurité lorsque tu entends un petit BIP. « Mettez-vous ici, je dois effectuer une palpation » te dit le policier au regard sévère. Un second officier de l’ordre public se tient à côté de toi tandis que le premier s’exécute derrière les immenses grilles aux pointes dorées qui barricadent le Palais de justice en plein cœur de Paris. Même prépubère,  la première rencontre avec la justice commence bien ; comme le dit le dicton : dur Alex sed lex.

    Par Bondy Blog
    Le 14/09/2010
  • Des frites ? Tous aux abris !

    On est bien d’accord, rien ne vaut la frite maison. Dans une bonne vieille friteuse toute recouverte de graisse noire. La frite dorée, fondante et croustillante. Celle du nord. Celle qui colle aux Belges, comme le camembert colle à nous les Français. Cette frite-là est devenue pour moi un fantasme. Plusieurs fois j’ai essayé de réussir mes frites nordiques. Sans jamais y parvenir. Un bon départ, mais à l’arrivée, c’est tout flasque. Je me rabats donc le plus souvent sur des frites congelées vendues en sachet, précuites, à terminer au four. L’idéal, paraît-il, pour la mère de famille nombreuse. L’avantage : pas d’odeur. Le désavantage : un gout de purée reconstituée.

    Par Bondy Blog
    Le 13/09/2010
  • Les jeunes font du bruit en bas, ça râle en haut

    « Ils pourraient faire moins de bruit. Nous, on travaille, je me réveille tous les jours à cinq heures et demie du matin. » Majid, 45 ans, habite une des cités de Pierrefitte-sur-Seine. Quand il dit « ils », il veut parler des « jeunes », plus précisément des jeunes qui sont en bas de son immeuble le soir, parfois jusque tard la nuit. « Moi, je ne supporte pas de voir des gamins qui ne travaillent pas et qui se permettent de hurler jusqu’à pas d’heure », ajoute ce dernier. Le soir à Pierrefitte, il n’y a pas beaucoup de lieux où peuvent se retrouver ceux qui ont envie de se voir. Le bas de l’immeuble fait alors office de lieu de rencontre. On se voit, on discute de sa journée, on s’amuse et cela provoque des réactions souvent hostiles.

    Par Bondy Blog
    Le 13/09/2010
  • La semaine de Faïza

    SAMEDI. Après un été passé à essayer d'oublier la vie politique française passionnante j'ai replongé. Et pour frapper un grand coup j'ai décidé d'aller à la manifestation organisée par plein d'associations pour les droits de l'homme, vaste programme, pour protester contre, je cite, « la xénophobie ambiante », vaste programme bis. Les manif, une fois qu'on en a fait une, on les a toutes faites. A la sortie du métro, il y avait les communistes qui distribuaient des autocollants, des numéros de L'Humanité, que par humanité j'ai pris... Il y avait une foule importante très United Colors of Benetton. Vu la masse d'Auvergnats je me suis dit qu'il y allait avoir des problèmes.

    Par Faïza Zerouala
    Le 11/09/2010
  • Zakat el-fitr, à votre bon cœur

    Après avoir touché à la faim, le mois du ramadan touche à sa fin, l'occasion pour tous les musulmans de reprendre une activité culino-gastronomique normale. Enfin, pour tout ceux qui en ont les moyens, cela va sans dire. Bien loin des privations et tortures cultuelles et divines que d'aucuns s'accorde à penser, ce mois de jeûne a surtout été l'occasion de partager une même sensation, un même repas, une même prière, une même foi. C'était également le moyen de se mettre dans la peau de millions de personnes qui n'attendent pas ce mois de jeûne pour éprouver la sensation de faim. Ces démunis sont en réalité le cœur de considération des jeûneurs.

    Par Widad Ketfi
    Le 10/09/2010
  • Dalil Boubakeur : « Ignorons et méprisons ceux qui veulent brûler le Coran »

    Aux Etats-Unis, un groupe religieux évangélique prévoit de commémorer samedi le neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre à sa manière : brûler 200 exemplaires du Coran. Cette date coïncide avec la fête de l’Aïd-el-Fitr marquant la fin du Ramadan. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris refuse de céder à la provocation. Interview.

    Par Hanane Kaddour
    Le 10/09/2010
  • « Les gros mots, c’est une heure de colle »

    Il est neuf heures moins dix, ce 2 septembre. Trois élèves sont dans la rue face au lycée professionnel Bartholdi de Saint-Denis. Ils fument une dernière cigarette avant de rejoindre les grilles du lycée. L’un est content de reprendre les cours : « Les vacances c’est trop long. » Il est parti deux jours en Espagne près de Barcelone grâce à l’antenne locale et après il a fallu tuer le temps... Et le temps passe, il est presque 9 heures, les trois copains s’approchent de la porte puis se ravisent : « Ah mais non, il est quelle heure là ? On est arrivé trop tôt, à 9 heures c’est les classes de premières, nous on est passé en terminale ! »

    Par Bondy Blog
    Le 10/09/2010
  • Moi, Laé, 17 ans, babtou de cité

    Moi c'est Laetitia, Laé quoi. J'ai 17 ans et j'suis en première L, littéraire. J'aime lire, j'aime parler, j'aime les mots et les lettres, puis j'aime en jouer. Et ça m'gène pas d'faire l'aller-retour entre ma verve d'écolière et mon lexique de banlieue. J’suis une Française, française. Babtou de cité, je vie avec ma mère depuis dix-sept piges, dans le fin fond du 7.8. J'ai aussi un grand frère, il a 20 ans, on le voit jamais t'façon, il rentre à des heures de ouf et on se calcule ap. Je connais pas sa life et j'en ai rien à faire.

    Par Bondy Blog
    Le 08/09/2010
  • Educateurs face à la violence dans les foyers pour enfants

    Les parents qui ont affaire à Madame l’assistante sociale vivent souvent comme une injustice le placement de leur(s) enfant(s) en foyers. Ils estiment que c’est leur rôle, et celui de personne d'autre, de répondre aux besoins de leur progéniture, quand bien même ils n’y parviennent pas pour des raisons toujours dramatiques. La plupart des enfants placés, y compris ceux victimes de violences parentales, ressentent également cette coupure comme une déchirure. « On ne peut rien y faire. C’est naturel. Un enfant ne peut qu’aimer ses parents, ce sont ses points d’attaches, ses repères dans sa vie », explique Fatima, éducatrice dans un centre maternel situé en banlieue parisienne.

    Par Bondy Blog
    Le 07/09/2010