Derniers articles
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« Ne lui donne pas un prénom typé arabe »
L’arrivée d’un heureux événement au sein d’un couple génère une passion qui transcende toute origine culturelle. Les premières nausées de la future maman, l’annonce de la nouvelle au futur papa, l’angoisse avant chaque examen médical, les premiers gigotements du fœtus… que de rebondissements ! Le moindre n’est pas le choix du prénom. Ah ! Cette marque qui nous suit tout au long de la vie, fil de notre identité.
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L’ado et les fringues : jamais sans ma marque
portemonnaie. Gage d’une bonne intégration, le teen-ager se doit, paraît-il, d’être sapé selon les codes du moment. Sinon, « t’es qu’un boloss ! » – une sorte de sous-ado. S’habiller, se chausser, se parfumer, se customiser avec de la marque, et uniquement de la marque, ce n’est pas que tendance, c’est obligatoire ! Du slip aux chaussettes en passant par les barrettes (à cheveux), ne rien laisser au hasard. Peu importe si la sacoche « Dior » est une imitation made in petites mains asiatiques, ce qui compte, c’est de l’avoir et surtout d’être vu(e) avec. Pour gagner le droit d’être « respecté ».
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« Eh, regarde, y’a une keuf qui prend des photos »
Partir loin tout en restant près de chez soi ? C’est possible et sans risque de chikungunya ou de tourista ! Direction les Puces de Saint-Ouen… Elles sont dans le 93 mais depuis quelque temps, certains tiennent mordicus à les appeler « Les Puces de Paris Saint-Ouen ». Il faut dire que le plus grand marché aux antiquités du monde attire son lot de touristes fortunés, et même des stars hollywoodiennes, d’où la parisian touch.
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Ces bébés shootés au Coca
Quand des ados se cuitent à l’alcool nuit et jour, d’autres, encore plus jeunes, se shootent au Coca. C’est devenu une habitude dans certaines familles que de donner à boire aux enfants, dès l’âge de 2 ans, le mythique soda plein de bulles et plein de sucre. L’une des boissons les plus vendues au monde coule à flots dans le gosier des bambins. Elle en vient parfois à remplacer le lait. L’autre jour, dans le bus, je tombe nez à nez avec une maman d’une trentaine d’années accompagnée de ses deux enfants, des jumelles âgées de 2 ou 3 ans. L’une des petites semble réclamer avec insistance un petit quelque chose. Je m’attends à un biberon, un jouet, un bonbon. J’ai tout faux : la maman tend à sa petite fille une bouteille de Fanta, toute prête à être consommée.
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« Salut sœur Marie ! Pour ça, tu vois avec le père Marc »
A peine arrivé sur place, le père Bertrand Collignon est sollicité de tous les côtés. Au sous-sol de l’église du Christ Ressuscité, où sera célébrée le soir même l’eucharistie, un jeune religieux, Stéphane, demande : « Je voudrais avoir votre avis pour l’ornement, ça va comme ça ? » Une nappe blanche couvre l’autel, le corps floral vient compléter le sobre décor. « Oui, c’est très bien comme ça », lance le père Bertrand. Son téléphone sonne, « oui, salut sœur Marie ! Écoute, pour ça, tu vois avec le père Marc. » C’est sûr, l’après-midi ne fait que commencer. Beaucoup reste à faire. Ce jeudi 9 avril, à veille du Vendredi Saint, jour célébrant la passion du Christ, tout le diocèse de Bondy est au taquet.
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Le camion-coiffure qui déstresse le 93
La Courneuve, 93, quartier Verlaine. Ce matin-là, les bénévoles s’affairent à décharger la cargaison de produits alimentaires pour les Restos du Cœur. Patrick, le responsable local, peste contre l’intervention télévisuelle du télégénique président Sarkozy. « Il y a de plus en plus de personnes dans le besoin et cela ne va pas aller en s’arrangeant, affirme-t-il, rien que sur l’aide alimentaire, nous avons enregistré 10 à 15% en plus de bénéficiaires cette année. »
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Commerce en banlieue : petits arrangements entre amis
La cité, ce n'est peut-être pas la vie en rose, mais les placards y sont rarement vides longtemps. Surtout lorsqu’on se côtoie depuis des années. Tout se troque, se prête, se donne. Il y a maman qui envoie son petit avec un verre vide demander du sucre ou de la farine à la voisine. Ou le gamin qui toque à la porte pour des œufs ou un oignon. Mais les échanges et services rendus ne s'arrêtent pas là. Votre télé tombe en panne ? Allez en face. Sinon, adressez-vous aux jeunes en bas de l’immeuble. Avant la fin de la soirée, vous aurez un téléviseur dans votre salon. Certes, pas flambant neuf, mais c'est déjà ça !
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Sofia et Sabrina : « Nos frères font ce qu’ils veulent, pour nous, c’est la dictature »
Chez certaines familles maghrébines, il n’est pas toujours facile d’être une femme à la maison. Le traitement y est différent selon que l’on est un homme ou une femme. On peut parler de discrimination. Le papa et la maman ont un rapport plus affectif avec leurs garçons qu’avec leurs filles. Les premiers bénéficient d’une tolérance bien souvent absolue. Ils n’ont pas de contraintes horaires, ils peuvent avoir des relations sexuelles comme bon leur semble et faire des bébés à droite et à gauche. Les cas de conscience ne se posent apparemment pas. Sofia et Sabrina, elles, vivent sous un régime qui s'apparente à une dictature. La première en est sortie, mais cela a duré 28 ans. La seconde, 23 ans, est en plein dedans.
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Une femme africaine est d’abord une mère !
Café curial, Paris, 19e, samedi. La Journée internationale de la femme s’incarne quelques heures dans cet espace au cœur d’une cité populaire, où vit une population en majorité d’origine africaine. L’association Rassemblement des mères du 19ème, présidée par Joyce Malay-Ayache, en partenariat avec Entraide et espoir, l’« assoce » dirigée par Khadiatou Gabira, organisent à cette occasion une réunion entre femmes.