En 1997, Bondy était une ville divisée, ses habitants dispersés et sans chefs. Il y avait les caïds des cités, les bouffons des pavillons, on se reconnaissait de Bondy Sud ou du Nord, de Delattre ou de la cité Blanqui et la loi du plus fort régnait sur nos terres.

Au lycée Jean Renoir, j’entrais en première scientifique, la lie de l’humanité scolaire. Même les gothiques et les amateurs de jeux de rôle qui lançaient des dés à 20 faces pour combattre un Démogorgon niveau 62, nous jetaient des pierres à la récré, en visant la tête.

En une année scolaire, par des coups de main terriblement audacieux et des tours pendables plus loufoques les uns que les autres, je fis de la 1S1, parfaite classe d’intellos et de bouffons des pavillons, la première force du lycée.

Enfant de deux révolutions, la française et l’algérienne, j’en avais provoqué une troisième.  Mes camarades et moi mirent fin au système de castes inique qui, dans tous les bahuts du globe, opprimait les plus faibles, les binoclards, tous ceux en somme qui n’avaient pas les moyens de briller dans la société très codifiée du lycée. Dans la foulée, un véritable printemps des peuples bondynois vit le jour et les quartiers pavillonnaires, dominés de tous temps par les grandes cités, obtinrent leur indépendance.

Avec mon ami Vuu-San je fondais la Force Avenue Carnot, déclarant que les Bondynois étaient tous frères, fiers descendants des brigands de la Foret de Bondy et de notre saint patron Al Bondy, le héros de la série Marié deux enfants qui a donné son nom à notre cité. Cet Etat égalitaire devait être comme la Prusse de Bismarck autour de laquelle toute l’Allemagne s’était unie en conquérant Bondy en 1870, Paris n’étant qu’un objectif secondaire, comme chacun le sait.

La civilisation bondynoise

Nous devions reprendre notre destin en mains. Les choses n’avaient guère changé depuis les temps anciens, quand les bois couvraient ce gros bout d’Ile-de-France qui s’étendait vers Moscou aux portes de la capitale. La cour de Versailles regardait déjà de haut ce peuple toujours prompt à la jacquerie qui braconnait au-delà des faubourgs. Quand les rois vous ont maudits dans leurs chroniques, cinq Républiques n’y suffisent pas. Oubliées par l’Etat depuis toujours, le béton a peut-être remplacé le chêne en ces terres devenues la Seine-Saint-Denis mais les nuits entières que la jeunesse des cités gaspillait à galérer en bas des tours, sans autre occupation que sentir les pets du voisin, étaient la vivante réincarnation des soirées de nos aïeux, passées entre crasseux autour du feu, au cœur de la forêt.

Les Bondynois avaient hérité de leurs ancêtres un souverain mépris pour le respect des règles, la bienséance et l’hygiène bucco-dentaire. De parfaits insoumis qui avaient laissé Louis XVI filer vers Varennes pour le plaisir de voir tous les grands de ce monde se taper la déculottée du siècle à Valmy.

La victoire de la 1S1 contre une coalition de l’ensemble des sections techniques du lycée Jean Renoir donna l’occasion à mon peuple de renouer avec son glorieux passé. Elle me donna un tel prestige que les grands de Bondy Nord, seigneurs tout puissant de la ville, me nommèrent en équipe nationale, gouvernement informel où siège l’élite des Bondnyois. On me pressentait même pour être élu Rat du Mordor, le chef incontesté de notre communauté, véritable réincarnation d’Al Bundy, qui a droit de croc et de taxe sur tous les kebabs de la ville.

La chute

En 1998, on me saluait de bien loin pour avoir ressuscité la civilisation bondynoise. Il ne manquait plus que l’amour à mon prestigieux pédigrée. Oubliant ma timidité maladive, je m’attelais à débuter enfin une vie matrimoniale un certain 6 juin, lorsque Sébastien Veron donna sa fête de fin d’année à la gloire des fières à bras de la 1S1 qui avaient libéré son peuple du parc de La Mare à la veuve, le quartier pavillonnaire le plus coquet de la ville.

Tous les Bondnyois connaissent la suite. Certains étaient présents ce jour-là, cachés dans les buissons, quand Virginie Miteau me mit le plus beau râteau du XXe siècle. Doublé d’un merveilleux panneau stop, que ma tête heurta avec violence quand j’ai voulu fuir en courant les rires et quolibets de mes compatriotes. Inoubliable : tous les matins, devant le miroir, cette cicatrice sur le front me plonge dans un abîme de honte. Elle me démange chaque 6 juin depuis 21 ans, jour de la Saint-Valentin bondynoise, la Saint-Ventgadin, instituée en mon déshonneur. La seule fête célébrée par toutes les communautés religieuses de la ville. Devenu le saint-patron des amours à sens unique, même ma mère a oublié que je suis né en mai.

Je rêvais d’unir mon peuple en marche vers un destin radieux. J’allais l’unir d’une toute autre façon. La rentrée 1999 fut un enfer sur Terre pour moi. La vie scolaire est faite de routine, toujours de routine. Le harcèlement de camarades qui me portaient jadis aux nues, c’était ma routine désormais. Je ne pouvais pas traverser la cour de récré, sans qu’un cercle d’experts de la vanne se forme autour de ma tête baissée. Virignie Miteau fut élue déléguée dans six classes différentes et elle me demanda plusieurs fois d’arrêter de l’appeler le soir pour lui dire que je l’aime, mon grand-frère – un brin taquin – ayant le même timbre de voix que moi.

J’avais été le premier personnage de la ville, j’étais devenu moins que le dernier. Même l’idiot de mon village au bled était plus respecté. Humilié jusqu’à l’os, j’avais honte même devant les arbres.

La Guerre des dossiers

Ecrasé par le déshonneur, Dieu m’avait néanmoins donné une âme d’enfant, invincible et fière. Je pris le parti de lutter seul contre tous, créant le FBI (Force Berbère d’Intervention), le service d’espionnage le plus puissant de la ville. C’était pour moi une question de survie.  J’eus bientôt assez de potins dans ma besace pour que tous les Bondynois soient logés à la même enseigne, niveau humiliation.

La Guerre des dossiers… Un conflit terrible où des réputations furent détruites à gros coups de pute façon Pigalle, un soir de permission de légionnaires. Les bails pleuvaient comme des obus à un moment où les progrès technologiques d’internet plongèrent cette lutte d’egos dans l’horreur. Nos mères étaient les premières cibles. Une vénérable maman juive se retrouva soudain sur un site de rencontres avec sur son profil la mention : « J’aime le jambon Aoste et la Palestine ». J’ai encore cette vidéo, tournée en VHS, où la daronne d’un de mes détracteurs course son fils dans la rue, balai à la main et T-shirt Dragon Ball Z sur le dos.

Toute la ville était plongée dans cette guerre civile atroce quand Fredy fit la connerie de sa vie.

Le congrès de Marmara

Un Bondynois séduit la mauvaise fille et c’est la Guerre de Troie qui recommence. Cet idiot avec qui j’ai grandi à la cité de La Sablière, à un jet de pierre du Parc de la Mare à la veuve, avait piqué la petite amie d’un Turc aux gros bras. Et pas n’importe lequel : un habitant des Bosquets. La cité la plus dangereuse d’Europe.

En pleine Guerre des dossiers, j’eus vent de la nouvelle par mon réseau d’informateurs, Fredy ne m’appris donc rien quand il vint nous trouver, des potes et moi. J’eus alors une réaction extrêmement raciste : « Espèce d’Antillais! T’as encore réfléchi avec ta nouille ! Tu vas tous nous tuer ! ».

Il était dans la merde jusqu’au col roulé. Par ricochet, on allait tous profiter du bain de boue. Même unies, toutes les cités de Bondy ne pouvaient rien contre les mecs des Bosquets, innombrables et biberonnés depuis l’enfance au combat de rue, là-bas, sur les hauteurs hostiles de Montfermeil. La patrie où Causette fût élevée par les Thénardier. Un monde dur qui transforme les hommes en équivalent local des guerriers spartiates. J’appris vite qu’une expédition punitive se préparait contre mon ami. Pas un duel au fleuret mais un tabassage en règle à vingt contre un !

Les Bosquets et leurs puissants alliés firent passer le mot dans tout le 93 : tout Bondynois était désormais un ennemi jusqu’à ce que Fredy leur soit livré pieds et poings liés avec un tube de harissa tunisienne enfoncé dans le popotin.

Le temps de l’union sacrée était venu. Tous les Etats bondynois furent réunis en congrès extraordinaire, aux Délices de Marmara, le meilleur kebab de la ville. Mes amis et moi implorions notre peuple de mettre fin à cette Guerre des dossiers qui nous divisait pour s’unir enfin contre l’invasion étrangère qui pointait à nos portes. Des rumeurs folles me parvenaient, racontant que les terribles guerriers des Bosquets avaient quitté Montfermeil pour profaner le plus sacré des lieux pour un Bondynois : la forêt de Bondy, du moins ce qu’il en restait, entre Clichy-sous-Bois et Coubron.

« C’est le cœur de notre civilisation qu’ils ont souillé, et vous autres, frères de Bondy Nord, de Blanqui et d’ailleurs, les plus fiers combattants de notre cité, vous ne faites rien ! »

Ma harangue n’eut que peu d’effet. Déshonorée, ma voix ne comptait plus dans le concert des nations bondynoises. Qui plus est, Fredy avait fauté. Les grands des cités étaient très à cheval sur les histoires de mœurs. Ils n’avaient aucun respect pour les queutards voleurs de gonzesses. Les puissants de la ville conseillèrent donc d’aller nous faire cuire un œuf d’autruche : « Les bouffons des pavillons ont voulu leur indépendance, qu’ils se débrouillent tout seul ! »

Un beau discours…

A la fin du congrès seules quatre puissances pavillonnaires – dont trois n’avaient même pas un an d’existence – relevèrent le défi impossible imposé à mon peuple. La Force Avenue Carnot, Les Cottages, le Parc de la Mare à la veuve et le CKF firent alliance et jurèrent de pardonner tous les coups bas de la Guerre des dossiers pour protéger la mère patrie et Fredy. Il méritait une leçon, certes, mais pas la mort.

Nous étions donc cinq pour défendre l’honneur de tous les Bondynois.  Vuu-San et moi pour la FAC, Abdenour pour les Cottages, Antonio ancienne gloire du collège Pierre-Curie que fréquentaient tous les bouffons des pavillons du Parc, et Michael Foulon, notre seul atout. Il pratiquait le taekwondo depuis sa plus tendre enfance au Cercle de Karaté Français, le dojo de la ville. Abdenour et moi avions des bases de boxe kabyle parce que nos pères n’ont jamais pu supporter nos tronches mais à part ça… Nous formions une belle brochette de menu fretin. Néanmoins, il y avait une bonne cohésion de groupe : Abedenour, Vuu-San et moi venions de passer la meilleure année de notre vie en 1S1. Antonio, Michael et Fredy n’étaient rien de moins que des amis d’enfance.

Michael Foulon fut nommé « l’Espagnol », le  général en chef des Bondynois en armes. Dans un combat de David contre Goliath, il était opportun de nommer un Juif à la tête de notre famélique troupe. Sans compter ses compétences en arts martiaux évidemment.

Tel William Wallace dans Braveheart, son discours nous motiva tous : « Vous servez à rien. On va tous mourir ! »

France Telecom a failli me tuer

Nous n’avions pas choisi le lieu de la bataille. Fredy le fit pour nous. Le hasard voulut que le combat eut lieu à l’endroit même où gisait le cadavre de mon honneur, piétiné par les jolies pieds de Virginie Miteau. La famille Veron était partie au ski, comme tout habitant du Parc qui se respecte en hiver. Ils avaient confié les clefs à Antonio qui, tradition bondynoise oblige, nous fit tous squatter.

Pendant qu’à l’étage on commentait chaudement le « coffre à jouets » des parents de notre hôte absent, nous entendions Fredy insulter quelqu’un au rez-de-chaussée. Quelques marches plus tard, nous le vîmes raccrocher le téléphone fixe, tout content d’avoir mis à l’amende le rival qui nous mettait tous dans le caca. Michael, l’intelligence du groupe décidément, fût le premier à voir pointer le danger : « Tu sais que France Telecom vient de mettre en place l’affichage du numéro ?»

Et Vuu-San de renchérir : « Ils ont mis en place l’annuaire inversé également… »

« Je veux tellement que tu crèves Fredy ! » osa Abdenour.

«  Oh t’inquiète, on va tous crever.  J’ai toujours su que j’allais mourir puceau de la bouche » lançais-je à la volée.

« Moi ça va j’ai embrassé ta sœur en maternelle » m’avoua Antonio.

« On n’a pas le temps ! On parlera de nos sœurs demain. Si on survit », trancha Michael.

Et c’était ça qui allait affronter la superpuissance des banlieues du vieux continent…

La grande bataille

Il faut 25 minutes à un homme fou de rage pour venir des Bosquets à Bondy Sud, sans le GPS qui n’avait pas encore été inventé. Un Turc fort comme lui-même sonna à la maison où nous étions retranchés.

Michael Foulon, notre chef, élevé par les dessins animés du Club Dorothée, se conduit en parfait chevalier du zodiaque : « Il est tout seul, c’est un duel. L’honneur nous ordonne de ne pas intervenir. Va à la filoche comme un homme, Fredy. C’est ta merde après tout ».

Nous regardions notre ami s’exécuter par la fenêtre de la cuisine. A peine avait-t-il franchi le portail qui le séparait de son adversaire que trois camionnettes pénétrèrent à toute berzingue dans la rue. Une trentaine de cailleras armées jusqu’aux dents en sortirent, déterminés à tuer notre compatriote. Montfermeil s’était vidé de ses fils.

Fredy fut vite mis au sol et roué de coups. C’était la première fois que je voyais un homme se faire scier une jambe. C’était aussi mon premier jour de guerre, mon baptême du feu. Terrorisé, je n’aspirais qu’à me cacher sous un lit et à y rester toute ma vie. Michael, lui, sortit sans broncher : « Quand faut y aller…»

Poussés par le courage sans faille de notre chef nous courûmes droit vers nos ennemis armés par Bricorama. Nous n’avions que nos poings et notre acné à leur opposer. Un magnifique crochet du droit venu de je ne sais où me cloua au sol et je ne servis plus à rien à mes frères d’armes. J’ai dû mettre un ou deux coup de dents à un des nombreux mollets qui me faisaient face mais guère plus. Mon sang se répandait à l’endroit, où un an plus tôt, mes larmes avait coulé sur mon honneur brisé. Je pouvais enfin partir en paix. J’allais mourir pour Bondy comme grand-père est mort pour l’Algérie. En son illustre compagnie, je n’aurai pas honte désormais.

Les autres furent admirables de courage et de combativité. Vuu-San encaissa tout ce qu’on lui envoya sans jamais faiblir. Malgré son corps de colibri vegan, je le vis désarmer deux adversaires. Antonio qui ne s’était jamais battu de sa vie rendit coup pour coup. Abdenour se plaça si bien dans la mêlée qu’il ne reçut aucune blessure, nos assaillants, trop nombreux, se gênant mutuellement. C’est d’ailleurs ce qui sauva Fredy des nombreuses haches qui dansaient au dessus de sa tête.

Michael Foulon mit quatre ennemis hors d’état de nuire avant de reculer sous le nombre. Il entraina avec lui le corps qui semblait sans vie de Fredy, épaulé par les autres venus à sa rescousse.

J’avais deux options : rester par terre et mourir dans l’honneur que mes ancêtres au nom sans tâche m’avaient légué ou me lever pour être le premier Hocini depuis la préhistoire à devoir baisser la tête devant ses semblables. Vivre, c’était voir Leroy Merlin et son rayon jardinage réussir là où tous les empereurs romains et les califes de Bagdad avaient échoué. Michael Foulon et Vuu-San n’étant pas Berbères, ils ne me laissèrent pas le choix. Mes frères me portèrent jusqu’à la porte d’entrée ou le corps de Fredy attendait aux pieds d’Antonio. Abdenour, ce ninja, sorti d’on ne sait où, ouvrit la porte prestement. On s’enferma tous à l’intérieur. Les Bosquets ne poussèrent pas leur avantage par un siège en règle. Ils quittèrent le pays pour de bon. Fredy était sonné mais sauvé, l’invasion repoussée.

Frères d’armes

Dans les rues de Bondy, on n’en revenait pas d’un tel exploit. D’insignifiants bouffons des pavillons avaient tenu tête à une armée de caïds qui faisaient jeu égal avec le Bronx. Leonidas, Oncle Hô, Abdel Krim du Rif, Joukov, grand-père et vous amiral Yi : merci d’avoir montré la voie à tous les faibles de l’univers.

Vingt ans ont passé depuis les faits. Toute la ville a oublié ce haut fait d’arme mais continue à me vanner copieusement pour Virginie Miteau. J’accepte avec patience  mon rôle d’Idir du village portant le fardeau d’une honte éternelle, même si j’ai récolté assez de potins croustillants pour envoyer tout Bondy en thérapie. Ma colonne vertébrale toute droite me manque mais je ne veux plus voir mon pays divisé par une guerre des dossiers fratricide. Cinq gentils petits Bondynois du Sud ont montré ce qu’ils pouvaient accomplir à 1 contre 6 quand l’amitié les unit tous.

Michael Foulon. Ce texte t’est principalement dédié. De tout mon cœur d’adulte, je te remercie de nous avoir sauvés la mise ce jour là. Le Cercle de Karaté Français qui t’a formé peut être fier de toi.

Il est grand temps de conclure cette histoire. Un Juif, un Arabe, un Chinois, un Kabyle et un Portugais qui sautent dans une forêt de couteaux et de haches pour sauver la vie d’un Antillais : c’est aussi ça, la banlieue.

Idir HOCINI

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