[#PRÉSIDENTIELLE2017] Dimanche 23 avril, Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, avec 23,7% des voix. Après l’avoir soutenu durant des semaines de campagne intensive, ses soutiens étaient réunis au Parc des expositions de la Porte de Versailles (XVe) pour célébrer ensemble cette victoire. Reportage.

« Macron Président ! Macron Président ! » Au Parc des expositions de la Porte de Versailles (XVème), les soutiens du candidat d’ »En Marche ! » exultent. Ce dimanche 23 avril, leur candidat s’est qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle avec 23,7% des voix, suivi de Marine Le Pen (21,9%). Devant une affiche « Macron président, En Marche ! », des milliers de militants sont venus applaudir leur champion pour son discours. L’ancien ministre de l’Économie vient de passer l’étape du premier tour mais la joie des soutiens donne l’impression qu’il est dejà en route pour l’Elysée.

« Depuis le temps qu’on réclame un candidat qui ne soit ni de droite ni de gauche ! »

Eva Bertoin et sa fille sont certaines de la victoire de Macron dimanche 7 mai.

Avant même le début de cette folle soirée, une bonne centaine de militants se sont réunis au QG de campagne, au 99-101 rue de l’Abbé Groult (XVème). Durant deux heures, ils ont crié des messages de soutien à leur candidat et ses équipes dans une ambiance de franche camaraderie. Aux « Macron président ! Macron président » répondaient les « On va gagner ! On va gagner ! ». François Bayrou et Gérard Collomb sont sortis sous les acclamations enthousiastes de la foule.

Au milieu des soutiens de l’ancien ministre de l’Economie, Eva Bertoin, artiste de 49 ans, se dit ravie « de voir la voix du milieu triompher ». Sûre de la victoire de son candidat, elle estime cependant que « la droite n’aurait pas dû arriver en troisième position ». À ses côtés, sa fille de 18 ans, Emma, qui a voté pour la première fois, est « très contente de cette victoire. Depuis le temps qu’on réclame un candidat qui ne soit ni de droite ni de gauche ! » Comme elle, les militants avaient le sourire aux lèvres. Et quand enfin leur leader est apparu sur le toit de son QG pour les saluer, aux côtés de son épouse Brigitte, les cris de joie ont retenti. Les militants ont alors entonné la Marseillaise avec entrain, comme pour signifier leur attachement à la République en ce jour d’élection.

Chez les supporters, soulagement et certitude de victoire au second tour

Après ce moment d’allégresse, les partisans du candidat se sont rendus au Parc des expositions de la Porte de Versailles (XVème). Des dizaines de véhicules de police étaient postés devant les différentes entrées de la salle. Les trois contrôles de sacs et les palpations corporelles n’ont pas freiné l’entrain des milliers de militants venus fêter l’événement.

À l’intérieur, l’ambiance était survoltée. Avec vigueur, les militants agitaient des centaines de drapeaux bleus, blancs, rouges en l’air au son de « Magic in the air », de Magic System. Certains portaient des T-Shirts sur lesquels figuraient le slogan d’ »En Marche ! » D’autres arboraient des pancartes « Emmanuel Macron Président » ou « Liberté, Egalité, Fraternité ». Debout au milieu de la foule, François, consultant de 61 ans se dit « extrêmement soulagé de voir son candidat choisi pour le second tour et devant Marine Le Pen ». Lui qui avait « quelques doutes sur le résultat » se dit désormais « certain de voir Emmanuel Macron remporter le second tour », dimanche 7 mai.

Un discours axé sur le renouveau. Quel renouveau ?

C’est dans cette ambiance survoltée qu’Emmanuel Macron a finalement fait son entrée sur la scène, acclamé par la foule. Après avoir serré quelques mains, il a tenu un discours de circonstance, a commencé par saluer et féliciter les candidats éliminés à l’issue de ce premier tour, des candidats applaudis par l’assemblée.

Il a ensuite adressé une série de remerciements, à « Benoît Hamon et François Fillon pour avoir appelé à voter en [sa] faveur« , à ses militants, à ses proches, « ceux qui sont là et ceux qui ne sont plus », puis à Brigitte son épouse. Le grand vainqueur de ce premier tour s’est ensuite adressé aux Français de métropole et d’outre-mer. Il a tenu à rappeler les grandes lignes de son projet, en insistant sur l’importance du renouveau politique incarné par sa victoire. Ses soutiens de premier plan, le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, le maire de Pau, François Bayrou, Jacques Attali, pour ne citer qu’eux n’ont pourtant rien de neuf dans le paysage politique.

Un discours « émouvant et solennel » pour Anne, comptable de 44 ans, convaincue par les idées du candidat. Pour elle, l’ancien banquier « est une chance inespérée pour la France, un candidat capable de rassembler les Français et de leur offrir un avenir ». Selon elle c’est certain, « Emmanuel Macron sera le prochain Président de la République ». Un air de victoire avant le second tour.

Maéva LAHMI

Crédit photo : Felipe PAIVA

Articles liés

  • Au NPA : « on n’est pas idéalistes, on est révolutionnaires »

    Pour son premier meeting de campagne présidentielle, Philippe Poutou, le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, avait donné rendez-vous à ses soutiens dans le 20ème arrondissement de Paris, jeudi 21 octobre 2021. Enflammés par des slogans de manifestation, les jeunes militants du parti prônent l'utilité des "petites luttes" du quotidien, plutôt que le vote utile, déjà dans toutes les têtes.

    Par Meline Escrihuela
    Le 22/10/2021
  • A la recherche des 500 signatures pour Anasse Kazib

    La course à la présidentielle passe nécessairement par l'étape des 500 signatures de parrainage d'élus pour pouvoir concourir au premier tour. Si pour certains candidats, ce n'est pas une question, pour d'autres comme Anasse Kazib, c'est déjà un premier combat à mener. Anissa Rami a suivi ses militants sur le terrain pour comprendre cette autre lutte d'influence. Reportage.

    Par Anissa Rami
    Le 06/10/2021
  • Zemmour : qu’importe le racisme pourvu qu’on ait l’audience

    Une nouvelle étape a été franchie dans la légitimation des propos racistes d'Eric Zemmour. Elle est venue d'un candidat de gauche, et d'une chaine d'information en continu, lors du face à face entre Zemmour et Melenchon sur BFM, jeudi 23 septembre dernier. Personne n'attendait de débat sur des propositions de fond concernant la précarité, la santé, ou encore la justice. Il n'a pas eu lieu. À la place, l'insulte, l'humiliation et la xénophobie devenus programme validé dans la course à la présidentielle. Édito.

    Par Jalal Kahlioui
    Le 24/09/2021