Un invité inattendu fait son entrée avant le commencement du meeting. Ce n’est autre que, la CGT de l’entreprise Peugeot et Citroën d’Aulnay-sous-Bois. Leur objectif est d’interpeller le PS sur la fermeture de l’usine afin d’empêcher les licenciements des salariés. Et après avoir accueilli les militants, les salariés accompagnés de Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT, décident d’entrer dans l’arène avant le démarrage du meeting. Pendant dix minutes, le groupe d’une quarantaine de personne crie haut et fort » Le changement c’est maintenant, aucune usine doit fermer ! » en agitant leur poing en direction des membres et  élus du PS qui commencent a s’installer au premier rang. L’intervention leur fera décrocher un rendez-vous avec Arnaud Montebourg, le 28 juin prochain.

19h35. Le meeting, le vrai, débute, avec  l’entrée de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Jean- Marc Ayrault, après une heure de retard. Assis au premier rang certains ténors du parti, notamment Elisabeth Guigou et Laurent Fabius, mais aussi les nouvelles têtes d’affiches comme Najat Vallaud-Belkacem et Yamina Benguigui, nommée ministre déléguée des Français de l’étranger. C’est Bertrand Delanoë qui se lance en premier et il débute son discours par faire des éloges notamment sur le travail de Martine Aubry en tant que Maire de Lille et de secrétaire du parti. Mais, il entre rapidement dans le vif du sujet en parlant de sa fierté à propos du score de dimanche dernier. « Si nous sommes là au Zénith de Paris, c’est parce que nous avons encore une responsabilité historique dimanche prochain à Paris et en Ile-de-France, mais aussi dans toute la France. Nous devons aux Français et aux Françaises ce renouveau, cette espérance de justice. Rien n’est possible sans une majorité à l’Assemblée nationale. Il nous faut une Assemblée nationale solide, loyale et courageuse qui saura apporter pendant 5 ans, les moyens dont a besoin la France pour que son choix qu’elle a fait le 6 mai se concrétise « . Dans le public, une femme nommée Mata, qui habite à Montreuil, s’exprime à voix , « nous ne voulons pas d’une cohabitation à l’Assemblée ». Elle espère que le PS va gagner dimanche.

Au  tour de Martine Aubry de faire son discours. Elle estime que depuis l’arrivé au pouvoir de François Hollande, la France est de nouveau écoutée et respectée dans le monde et en Europe. Avec cette annonce, le public crie « Bravo ! Bravo ! « . Elle démarre fort en taclant  l’UMP. « En regardant les affiches, j’ai cherché le site de l’UMP et je ne l’ai pas trouvé mais aussi leur projet et je ne l’ai pas trouvé non plus. En fait, l’UMP n’en parle pas car finalement le vrai projet pour les élections législatives de juin, c’est celui des Français « .

Toujours au sujet de l’UMP. Elle ne va pas quatre chemin en dénonçant l’attitude non républicaine, comme celle de Nadine Morano, qui a fait appelle aux électeurs du FN a voter pour elle, dimanche prochain. Martine Aubry explique que «  l’UMP est en train d’abandonner ses valeurs. Ni le Front National et ni front républicain, c’est une équivalence coupable à laquelle les dirigeants de l’UMP se sont livrés le lundi 11 avril « .

Pour la prochaine rentrée, le PS a annoncé certains mesures qui vont être mises en place comme une augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée pour les enfants, le plafonnement des salaires, le droit de vote des étrangers. Mais aussi, le recrutement de 1 000 enseignants et policiers… . Sans oublier le contrat de génération et le contrat d’avenir.

Quant à Jean-Marc Ayrault, il salue les partenaires politiques, les Verts et le Front de gauche. Il est convaincu que le 17 juin prochain, les socialistes vont gagner des sièges. Mais Jean-Marc Ayrault répète aux militants de toujours continuer à mobiliser les gens afin d’accéder à une grande une majorité à l’Assemblée nationale. Il cite les engagements déjà réalisés depuis le 6 mai 2012 : « le rétablissement du ministère des Droits des Femmes dirigée par Najat Vallaud-Belkacem, engagement tenu, le droit d’accéder à une retraite à 60 ans pour certains personnes qui ont eu un métier pénible et ont comptabilisé leurs annuités, engagement tenu », 25 % d’augmentation pour 5 millions d’enfants pour l’allocation de rentrée, engagement tenu, la création de postes supplémentaires à l’Education nationale pour faire face au situation d’urgence et aborder dans de meilleurs conditions la rentrée prochaine, engagement tenu« .

Anaïs 64 ans se souvient d’avoir fait campagne en 1981 pour François Mitterrand. Elle a toujours voté à gauche. Elle estime que  » le PS  a besoin d’une forte et large majorité pour réaliser toutes leurs propositions de changement voulu par le Président de la République. Elles ne pourront pas se réaliser sans majorité. Vous imaginez Jean-François Copé Premier ministre, ce n’est pas possible !  » Quant au jeune militant, Aurélien, 21 ans, il ne fait aucun doute, le PS va l’emporter car « une dynamique s’est créée d’une part et d’autre part. Il y a un fort rejet de l’UMP chez les Français « .

Hana Ferroudj

Photo : AFP

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