Après les émeutes de novembre 2005, on s’attendait à ce que la question des banlieues devienne centrale dans le débat public. Quelques mois après, à l’occasion du lancement de la campagne présidentielle, tous les espoirs étaient encore permis. Cette élection ne pouvait pas faire l’économie d’un débat de fond sur la question des quartiers populaires. Et pourtant, malgré la dynamique autour des inscriptions sur les listes électorales et les différentes initiatives citoyennes pour alerter la classe politique, la banlieue et ses habitants restent hors course, toujours à la périphérie, loin du centre, absents du destin français.

 

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