La crise est omniprésente. Qu’elle soit financière, économique, sociale, politique ou morale, elle a embrassé notre quotidien. Les causes sont multiples et largement analysées par l’ensemble des sachants qui s’épanchent sur nos mass-médias. Face à ce fléau mondial qui touche en première ligne les plus fragiles, quelle stratégie adopter ?

Pour les « sinistrologues » patentés, le repli sur soi est de mise avec pour seul plan un « sauve qui peut » destiné à maintenir les privilèges. Avec un chômage en pleine explosion (335 000 chômeurs officiels en plus depuis six mois) et l’Etat quelque peu dépassé, le chacun pour soi risque de prévaloir. Mais ces comportements sont profondément contraires aux valeurs républicaines de notre pays.

Pour contrer cette crise et ne pas tomber dans une dépression provoquant le chaos, nous devons mobiliser la nation dans son ensemble. C’est en temps de guerre que l’engagement et la solidarité animés par un « état » major exemplaire doivent être de mise : notamment par une véritable relance du pouvoir d’achat des revenus modestes mais aussi un soutien encore plus important des PME, principales génératrices d’emplois (27% des Français ont la volonté de créer leur entreprise).

Or les populations de nos quartiers sont les plus à même à livrer bataille face à la crise. Et pour cause : pour la plupart, le parcours du combattant est un chemin familier. Formations, emplois, logements, entreprenariat sont trop souvent obtenus de haute lutte. Ceci nous oblige depuis toujours à faire preuve de force de caractère, de persévérance mais aussi d’ingéniosité pour simplement vivre dans notre société.

A l’instar des soldats qui pour se préparer au combat s’entraînent sur un parcours semé d’embuches, nous devons prendre conscience de nos forces. Car cette guerre contre la crise est engagée et nous sommes structurellement mieux préparés pour la remporter.

Yacine Djaziri

Yacine Djaziri

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