Il y a les sceptiques et les militants déterminés. Belkacem Mahdi, 31 ans et chauffeur de bus, fait partie de la seconde catégorie. Dimanche dernier, il a glissé dans l’urne un papier pour sa candidate : Martine Aubry. L’homme est sûr de ses choix politiques et pour cause, cela fait une bonne dizaine d’années que son histoire avec les valeurs de gauche a commencé. D’abord en rejoignant le syndicat CGT pour faire valoir ses droits et ceux de ses « camarades », puis ensuite en adhérant au PS.

Tout en reconnaissant certains « ratés » du PS, le citoyen Belkacem est sûr que seul le parti socialiste peut réaliser les idéaux qu’il défend. Ces idéaux trouvent leur origine dans le quotidien du quartier où il a grandi, celui de La Noue à Montreuil ; une immense zone d’habitation  fait de tours et de petits pavillons avec des lignes droites où des mecs en scooter font leurs acrobaties, des arrêts de bus que ce chauffeur desserre et où il voit partir aux premières heures du jour pêle-mêle, les employés des travaux ingrats, les étudiants et autres stagiaires sous côtés qui galèrent à convertir leurs diplômes en tirelire…Un tableau de vie qui le touche dans son engagement politique : « Comment construire demain ? Comment financer les retraites de ceux qui ont eu leur premier emploi à 35 ans ? Dans quel état sanitaire on peut regarder l’avenir ? C’est toutes ces questions qu’il faut se poser et tous ceux qui nous mettent des bâtons dans les roues devront regarder le désastre qu’ils sont en train de créer aujourd’hui… »

Fils d’un ouvrier originaire d’Algérie qui a fait Mai 68 en participant au blocage de son usine, Belkacem semble vouloir transmettre le flambeau à son fils en lui inculquant les fondamentaux de ses valeurs politiques. Plus de détails sur ce militant PS dans la vidéo ci-dessous.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xlke8k_militantps[/dailymotion]

Aladine Zaiane

Articles liés

  • A la recherche des 500 signatures pour Anasse Kazib

    La course à la présidentielle passe nécessairement par l'étape des 500 signatures de parrainage d'élus pour pouvoir concourir au premier tour. Si pour certains candidats, ce n'est pas une question, pour d'autres comme Anasse Kazib, c'est déjà un premier combat à mener. Anissa Rami a suivi ses militants sur le terrain pour comprendre cette autre lutte d'influence. Reportage.

    Par Anissa Rami
    Le 06/10/2021
  • Zemmour : qu’importe le racisme pourvu qu’on ait l’audience

    Une nouvelle étape a été franchie dans la légitimation des propos racistes d'Eric Zemmour. Elle est venue d'un candidat de gauche, et d'une chaine d'information en continu, lors du face à face entre Zemmour et Melenchon sur BFM, jeudi 23 septembre dernier. Personne n'attendait de débat sur des propositions de fond concernant la précarité, la santé, ou encore la justice. Il n'a pas eu lieu. À la place, l'insulte, l'humiliation et la xénophobie devenus programme validé dans la course à la présidentielle. Édito.

    Par Jalal Kahlioui
    Le 24/09/2021
  • Dégoutée, la jeunesse communiste lâche-t-elle Fabien Roussel ?

    Une partie des jeunes militant·e·s du PCF, des JC (Jeunes Communistes) et de l’UEC (Union des Etudiant·e·s Communistes) se sentent trahi·e·s par les dernières sorties médiatiques du candidat du parti Fabien Roussel. Des ruptures déjà ancrées sur des enjeux de société semblent aussi se consolider, dans un choc de génération. Témoignages.

    Par Anissa Rami
    Le 15/09/2021