#SÉNATORIALES Députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux, élus municipaux… Au total, plus de 76 000 grands électeurs étaient appelés à renouveler 171 des 348 sièges que compte le palais du Luxembourg. Mais de véritable renouvellement, il n’en a pas été question dans les résultats du scrutin.

Le changement, ça n’est décidément toujours pas pour maintenant. Le choix du maintien d’anciens sénateurs ressort en grande partie de ces élections sénatoriales, les dernières de l’année 2017 et surtout les premières depuis les législatives de juin 2017.

Au contraire de l’Assemblée nationale, la vague de la République en marche (LREM) n’a pas tellement atteint le Sénat. À l’issue des élections renouvelant 170 sièges dans la chambre haute du Parlement, la majorité gouvernementale est largement minoritaire, notamment en Île-de-France, où Les Républicains et les socialistes résistent, avec peu de nouveaux élus dans leurs rangs.

Un scrutin sans surprise…

Pas de surprise en Seine-Saint-Denis, département qui présentait 10 listes et 6 sièges à pourvoir. Les quatre sénateurs sortants qui se représentaient, ont été réélus pour une durée de six ans. Il s’agit de Philippe Dallier (LR, 575 voix), Vincent Capo-Canellas (UDI, 309 voix), Eliane Assassi (PCF, 408 voix) et Gilbert Roger (PS ; 386 voix). Ce dernier, ancien maire socialiste de Bondy, demeure désormais le seul élu PS du 93.

Comme les LR, Le parti communiste aura deux représentants au sein du palais du Luxembourg, dont Fabien Gay, 33 ans, actuel directeur de la fête de l’Huma et conseiller municipal au Blanc-Mesnil depuis 2014.

La liste de la République en marche, conduite par Patrick Toulmet (175 voix), elle, ne décroche aucun fauteuil.

et sans diversité

Deux candidates ont bien essayé d’apporter un coup de fraîcheur à cette élection. En vain. Celles qui souhaitaient renouveller, rajeunir et féminiser le Sénat, Anina Ciuciu (tête de liste Notre Avenir) et Aïssata Seck (tête de liste Avançons ensemble pour la Seine-Saint-Denis) n’ont pas pu être en mesure de symboliser un renouvellement de la chambre haute du Parlement. Le Sénat garde ainsi encore l’image d’une institution où des hommes et femmes politiques, issus des grands partis de la Ve République, y terminent leur carrière.

Seule figure du changement dans ces élections sénatoriales, celle de Rachid Temal. Porte-parole du PS, il fait son entrée au Palais du Luxembourg en étant sénateur dans le Val-d’Oise, après avoir été élu conseiller municipal à Taverny depuis 1995 puis conseiller régional depuis 2015.

Attention au cumul

À l’instar des députés depuis juin dernier, les sénateurs seront également soumis à la loi sur le non-cumul des mandats pour un député ou un sénateur, appliquée depuis 2014. Du coup, nombre de sénateurs vont devoir abandonner leur mandat exécutif local pour siéger au Sénat.

Par exemple, Arnaud Bazin, président (LR) du Conseil départemental du Val-d’Oise, devra laisser sa place s’il veut siéger au Palais du Luxembourg. Tout comme Jacqueline Eustache-Brinio, actuelle maire de Saint-Gratien, dans le 95 ou Philippe Dallier, maire de Pavillon-sous-Bois, dans le 93.

Jonathan BAUDOIN

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