La vie suit son cours, je laisse mon empreinte le temps d’un set !

Edward Snowden n’est pas mon véritable patronyme, mais une de mes identités parmi tant d’autres. Jouons cartes sur table, je n’ai que 24 minutes avant qu’ils retracent l’appel !

Je m’appelle Jack Baueur… Je suis un agent de la cellule antiterroriste, un ex-agent de la NSA. Mon histoire ressemble à un vieux polar écrit par la patte de deux vieux briscards : Robert Ludlum ( la trilogie : Jason Bourne…) et Tom Clancy ( La somme de toutes les peurs…) Ça fait 8 ans que je roule ma bosse pour le drapeau à la bannière étoilée ! De vous à moi, plus patriote que moi tu meurs … Si tout compte fait il y a cet homme, le Texas ranger. Je ne demande pas la Medal of Honor, mais j’ai beaucoup perdu au détriment de mon combat pour la nation, ma femme et ma fille …

Pendant qu’il déblatère guidé par sa détresse au bout du fil, je me perds un instant dans mes souvenirs tel un funambule. Haut comme trois pommes je recherchais perpétuellement le moyen d’être cool, un soir j’ai vu ce film Goldeneye. Pierce Brosman alias James Bond avait cette manie dès qu’il sortait de l’eau de plaquer sa chevelure en arrière. Il fallait que je réussisse le test d’entrée pour avoir la « Licence To Kill » mais s’était sans compter sur mes inflexibles cheveux rebelles ! Reprenons !

J’étais toujours partant même pour les « Missions impossibles ». J’ai toujours œuvré pour défendre les Américains, malgré les répercussions je voulais continuer. Je me devais de révéler au grand jour que les habitants des États-Unis étaient faits comme des rats de laboratoires. À l’heure où je vous parle où que vous soyez, l’Oncle Sam, veille sur vous. Je suis un réfugié politique en cavale. Hier, j’étais à Hong Kong, aujourd’hui je suis en Russie et demain, qui sait,  peut-être en Équateur ou peut-être chez vous.

«Je ne vais pas envoyer des avions pour attraper un pirate informatique de 29 ans», a dit le président des États-Unis, Barack Obama. J’ai du mal à croire que ce soit aussi simple. Les tensions liées à l’affaire réveillent de vieilles querelles ! « Il a le droit de partir où il veut, dans n’importe quelle direction», a mentionné le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. C’est ce qu’on appelle de « Bons baisers de Russie » !

Cette histoire est un prétexte pour relancer des conflits latents. Edward Snowden est un peu le Jérôme Kerviel de l’espionnage, c’est-à-dire un bouc émissaire pour une cause encore plus funeste. Comment cela va finir surement par la mort de ce dernier. Un heureux élu voyagera avec son passeport pour donner l’impression que la cavale continue. Ce message s’autodétruira dans 5 secondes.

C’est une éternelle mascarade qui se trame sans mascara !

Lansala Delcielo

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