Cette manifestation regroupait plusieurs mouvements, il y avait des étudiants, des lycéens, des salariés du public, du privé, différents syndicats et même des sans papiers. Toutes les générations étaient confondues.

Dans l’ensemble tout se passait plutôt bien, mis à part quelques bandes qui agressaient parfois des manifestants pour leur dérober leur téléphone ou leur appareil photo, mais la police était très bien organisée et intervenait assez rapidement. Elle était aidée par des caméras placées sur les toits. En milieu de marche, sur la place de la Bastille, nous avons interrogé deux étudiants parisiens et quatre lycéennes de banlieue (Villepinte)  pour avoir leur avis sur le CPE et sur ceux qui donnent une mauvaise image au mouvement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est en fin de marche que la tension s’est faite ressentir, les slogan ont laissé la place à la violence, certains manifestants déterminés voulaient en découdre avec les forces de l’ordre à coup de jets de pierre, de bouteille en verre, et de barre de fer.

De l’autre côté les CRS réprimandaient sévèrement les rebelles à coup de matraque et de gaz lacrymogène et interpellaient un maximum de manifestants violents. Cela nous rappelait les émeutes qui ont eu lieu dans notre quartier l’automne dernier. 

Après 4 heures d’affrontements, les CRS ont mis en  route deux camions équipés de canon à eau et ils ont encerclé la place. Voyant la nuit tomber et le risque de se faire interpeller, nous avons pris la fuite vers la station de métro la plus proche.

 
Hakim Azzoug. Photos El Houari M. Kamel

Akim Azzoug

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