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Pour la finale PSG -Olympique de Marseille, les mesures de sécurité sur la ligne D du RER  ont été renforcées. Sur le quai de la gare du nord, il y a presque plus de policiers et d’agents de la SNCF que de passagers. 

La dernière rencontre entre les deux équipes au parc des princes avait suscité de nombreuses polémiques et pour cette finale de la coupe de France, les esprits sont chauffés à blanc. La ligne E du RER qui va vers Bondy est beaucoup plus calme et la tension que l’on pouvait sentir jusque là retombe subitement.

Rue Blanqui, quartier Sud de Bondy qui avait accueilli les journalistes suisses de l’Hebdo, un café a déployé un grand écran, dégagé les tables et aligné des chaises en rang d’oignons.

Les plus jeunes du quartier occupent les premiers rangs, les yeux rivés sur l’écran qui affiche les compositions des deux équipes. Les vannes commencent à fuser. La salle est à moitié marseillaise, à moitié parisienne. Il y a une cinquantaine de personnes pour l’évènement. Maria, la patronne, s’active derrière son bar et Mehdi le serveur porte un maillot marseillais floqué du logo de la compagnie aérienne Khalifa, un « collector ».

On boit beaucoup de café, du coca, quelques bières. Jojo, dont Kamel el Houari avait fait un portrait sur le blog est scotché au bar, heureux d’être dans cette ambiance électrique. Il y a même en plein milieu de la salle, une table de 4 malentendants, deux jeunes hommes avec écharpes phocéennes et deux jeunes filles qui font des gestes de plus en plus amples pour communiquer, comme pour mieux se faire comprendre dans le brouhaha qui commence à monter.

Quand le match commence à 20H45, les derniers spectateurs arrivent encore. A peine 5 minutes et le PSG marque un but. Un tir de 20 mètres qui transperce le but de Barthez après avoir ricoché sur la barre. La salle explose, certains sautillent devant l’écran d’autres lâchent des insultes. Pendant 5 minutes, on commente, analyse, critique…Le match continue.

A chaque faute, on se lève, on montre le carton à l’arbitre. A chaque action, toute la salle penche la tête. L’image du rétroprojecteur se brouille deux secondes et demi. La salle siffle. A la mi-temps, on sort le baby foot devant l’écran, on va prendre l’air et puis les choses se remettent place. 2-0 pour Paris puis 2-1, Marseille tente de revenir au score. Rien à faire. Cette fois c’est terminé, PSG remporte la finale. Apparemment, le match très sensible s’est déroulé sans trop d’incidents au stade de France. Sur le chemin de Blanqui, on refait le match.

 

Par Mohamed Hamidi

Mohamed Hamidi

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