Qui dit Noël dit festin, sapin, vin chaud et cadeaux apportés par le gros papa Noël avec sa longue barbe blanche et ses vêtements rouge. Mais il y a des années plus difficiles pour le père Noël, des années où le pied du sapin est moins bien garni. Difficultés économiques, baisse du pouvoir d’achat et même « crise », que des termes qui ne se marient pas vraiment avec cette période de fête. Pourtant au moment d’acheter les cadeaux ils sont présents. Rendez-vous devant un magasin dédié aux jouets dans le centre commercial de Rosny-sous-Bois (93), où presque toutes les personnes rencontrées ont établi un budget extrêmement précis pour leurs achats et se montrent très attentives à la dépense.

C’est le cas de Lucie, 36 ans, mère de deux enfants, qui fait ses courses de Noël avec des bons d’achats et des chèques cadeaux offerts par son entreprise. « Je trouve que les prix sont excessifs. Par exemple, cette boîte de Petshop [petit animal de 5 cm] à 20 euros, c’est aberrant ! ». Cette année, elle aura moins acheté que l’année dernière. Elle n’est pas la seule dans ce cas. Chantal s’abstient d’acheter des futilités, elle limite ses achats et opte « pour des jeux éducatifs, donc utiles ».

Jean, 35 ans est à la recherche de jeux vidéos pour ses deux enfants. Après avoir comparé les prix dans plusieurs enseignes, il estime qu’ils sont partout identique. « J’ai comparé les prix à la FNAC, Carrefour mais les prix restent excessifs dans tous les commerces ».

Paul, la quarantaine déclare quant à lui détenir un budget de 374 euros pour ses 4 enfants.  Il avoue avoir dépassé la somme pour seulement deux de ses enfants et rappelle qu’il lui reste deux enfants à gâter. Bien qu’il trouve les prix exagérés, cela ne l’empêche pas de dépenser grâce aux offres promotionnelles. Il nous donne l’exemple de la console, la PlayStation. « J’ai acheté une PSP pour mon fils. J’en ai trouvé une qui était en promotion mais elle était vendue avec un jeu dont le prix était inclus dans le pack, ce qui finalement revenait au tarif de départ, celui de la console seule ».

La débrouillardise et la vigilance semblent de mise pour les acheteurs en ces périodes de fêtes. Les entreprises l’ont bien compris, elles sont de plus en plus nombreuse à offrir à leurs employés des chèques cadeaux que les grandes enseignes s’empressent d’accepter. Mais s’il doit y avoir un gagnant pour ces fêtes il s’agirait probablement des hypermarchés vers lesquels les consommateurs se tournent plus facilement en raison des offres promotionnelles, au détriment des enseignes spécialisées.

Yamina Jarboua et Wassila Belkadi

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