Eh oui, je pars déjà. Prochaine étape, passer Noël en Suisse. J’emporte avec moi un peu des soucis d’ici, beaucoup de chaleur humaine et tout le soutien que j’ai reçu. Suite à l’agression et dans mon travail quotidien. « Les gens de Bondy » m’ont reçu comme un proche.

La violence, ultraminoritaire mais présente, a cependant laissé des traces, comme sur cette enveloppe découverte quelques jours après l’agression, souillée, rongée par le gaz lacrymogène. Un exemple: les cris n’ont poussé personne dans le bâtiment à sortir ou à appeler la police. Une fois que je me suis rendu compte de cela, plusieurs heures après, je me suis senti un peu plus seul dans cette cité pourtant peuplée. « Ces gens ont des familles et ont peur des représailles », m’a dit Mohammed. Tout de même. Allez! Oublions ça! Merci Mohammed, Radouane, Hakim, Kamel, Sadjo et les autres. Et, les voisins, s’il vous plait, prenez bien soin des prochains.

Par Paul Ackermann

Paul Ackermann

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