Comment offrir quand financièrement ce n’est pas la joie ?  Les plus débrouillards ont trouvé de petites astuces pour joindre les deux bouts, en achetant des cadeaux sans se retrouver à découvert.

« Je vends mes affaires pour acheter des cadeaux »

Il arrive de devoir faire des concessions pour se permettre quelques achats de fêtes de fin d’année. Pour la nouvelle génération, cela se passe sur le net : on vend sur des sites comme Ebay, en général pour moins que ce l’on espérait, histoire de pouvoir acheter le nouveau jeu que convoite tant le petit frère. « J’ai dû vendre mon ordinateur pour acheter les chaussures que mon copain voulait. J’ai réussi à le vendre rapidement, mais j’ai dépensé l’argent gagné tout aussi rapidement, ça fait mal ! »

« Je cumule les petits boulots »

Acheter à tout prix ! C’est ce qu’on fait de courageux étudiants qui en sont venus à cumuler les petits boulots pour aller faire un tour dans les magasins « Au lieu de me contenter de mon job étudiant annuel, j’ai cherché à gagner plus en postulant à des postes très demandés en ces fêtes de fin d’année, dans la restauration par exemple, ou dans la vente, avec ces magasins qui se remplissent de semaine en semaine ! »

« Je créé avec ce que j’ai »

Tous les moyens sont bons pour offrir. J’ai fait la rencontre d’une jeune étudiante qui a plus d’un tour dans son sac. Au lieu de jeter, elle recycle, mais à sa manière. Ses cadeaux viennent du cœur et elle a la joie de dire « C’est moi qui l’ai fait ! » en oubliant délibérément de préciser « Et sans un sous ! » « Une année, j’étais à cours d’idée… et d’argent. J’étais souvent confrontée à moi-même à me creuser les méninges pour trouver quoi offrir à ma famille. Ce n’est qu’après avoir vu une émission à la télévision que j’ai entrepris d’offrir des cadeaux « made in home » et ça m’a permis de devenir très originale ! »

Noël fait des heureux de tout âge, de tout culte

 De nos jours, l’esprit de noël réchauffe le cœur de millions de gens, et touche les hommes de toutes religions : c’est un prétexte pour se réunir en famille et gâter nos proches. C’est pourquoi, il m’est arrivée de croiser des jeunes de confession musulmane, imprégnés par l’euphorie des fêtes et les décorations des immenses magasins, qui ont fini par craquer et s’adonner aux fameuses courses de Noël : « Mes parents nous font un bon petit repas, pas de sapin c’est vrai, mais on s’échange des cadeaux, même si en général ce sont de petits trucs, histoire de marquer le coup et ça fait toujours chaud au cœur ! Comme on dit, c’est l’intention qui compte, qu’on ait pensé à moi ça me suffit ». Cet acte n’a pas toujours de sens religieux. Toutes les occasions sont bonnes pour prouver son amour.

Malgré ces cas particuliers, il reste difficile pour certains d’offrir. Noël est une fête que des familles préparent pendant plusieurs mois, où chaque cadeau a été le fruit d’une longue économie. Les plus pauvres doivent se résoudre à ne pas offrir. Cependant, il existe des associations permettant à des nombreuses familles en difficulté de faire plaisir, une fois par an, à leur enfant et à leurs proches.

Dans quelques heures, des millions d’enfants vont découvrir ce que le Père Noël leur a laissé sous le sapin. En ce qui concerne nos jeunes étudiants, ceux-ci s’accordent des moments de joie en offrant des cadeaux, comme ils peuvent, à ceux qu’ils aiment. La plus belle des récompenses reste la joie qu’exprimeront les yeux de leurs proches à la vue de leurs présents.

Dala Jaïdi

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