LA MESSE EST DITE. Dixième épisode de la chronique dominicale de Lansala. Il décrypte la célébration de la victoire de l’équipe de Paris Saint-Germain  qui restera  inoubliable !

La vie suit son cours, je laisse mon empreinte le temps d’un set !

Le dimanche 12 mai était un soir mémorable, le lendemain fut bien meilleur !  Il n’y a pas besoin de faire partie des aficionados du ballon rond pour savoir que Paris Saint-Germain, communément appelé PSG est champion de France. Le club parisien s’est imposé avec une légère victoire sur la pelouse de Gerland 1 à 0 ! Elle restera dans les annales, est-ce pour le but de Jérémy Ménez ? Non ! Est-ce parce que c’est l’histoire d’une équipe qui s’est forgée malgré les critiques fustigeuses ? Non, non et encore non comme le dit Polnareff !

Le dernier titre du club date de la saison 1993-1994, donc la fête se doit d’être conséquente pour ne pas dire démentielle. Je vois une foule en liesse se donnant la main chantant. Les feux d’artifice recouvrent le ciel noir donnant un éclat à cette célébration. Il faut que j’arrête sérieusement l’alcool, laisse-moi compagnon d’infortune cette nuit ça sera sans toi. Je pense qu’il y a erreur sur la marchandise. J’ai confondu la parade de World Disney et celle de la victoire de PSG. Ici c’est Bagdad à remplacer le : « ici c’est Paris ! »

Le foot le sport déchaîne les passions, mais pas seulement. Alors qu’une fête devait avoir lieu, c’est un ouragan de folie qui a pris d’assaut le Trocadéro. La ville lumière prend une sacrée claque qui l’a fait passer de ville glamour en secteur désolé. Voiture cramée, magasin pillé, un grand bordel organisé … Les auteurs sont des jeunes d’un peu partout contrairement à ce que scandent certains députés à langue bien pendue.

Ces jeunes, autrement dit les : « casseurs flotteurs » ont le cerveau à l’envers. Il saccage leurs joies et fête leurs tristesses. Je sais c’est incompréhensible, mais bon … Le football insuffle aujourd’hui des révolutions, On aurait vraiment tout vu ! Alors qu’est-ce que va engendrer le politique ?

Il y aura des retombés, car il y en a toujours. Un tango des plus sensuel s’organise entre un couple improbable entre L’UMP et le FN. Ils se confortent de plus en plus dans leurs idées. Un terrain d’entente pour punir ces troubles fêtes. Que gagne-t-on dans cette histoire ? Cet événement nourrit des stéréotypes déjà bien garnis. J’entends déjà d’ici les anciens dire : « ces jeunes sont irrattrapables  !»

C’est une éternelle mascarade qui se trame sans mascara.

Lansala Delcielo

 

Articles liés

  • À Paris, la Modest Fashion fait le show et s’engage

    Pour la première fois en France, un événement dédié à la mode pudique a vu le jour. Organisé par l’agence et média Modest Fashion France, l’événement « Modest Fashion Summer Session » s’est déroulé du 7 au 8 mai 2022. Étoffes chatoyantes, clientes enjouées, talks à thèmes et défilés étaient au rendez-vous. Retour sur un événement aussi stylé que politique.

    Par Sylsphée Bertili
    Le 16/05/2022
  • Aux Pavillons-sous-bois, des mois sans anglais ni histoire pour des troisièmes

    Au collège Anatole France, aux Pavillons-sous-Bois, pendant des mois certains élèves de troisième n'ont pas eu de professeur d'histoire-géographie, ni d'anglais. Alors même qu'ils et elles préparent le brevet. Une situation chaotique que beaucoup d'établissements dans le département de Seine-Saint-Denis ne connaissent que trop bien. Reportage.

    Par Hadrien Akanati-Urbanet
    Le 11/05/2022
  • Objections, des poèmes pour raconter les comparutions immédiates

    Le 15 avril est paru Objections, Scènes ordinaires de la justice, un livre de l’historien et poète, Marius Loris Rodionoff. Il y raconte en poèmes les comparutions immédiates auxquelles il a assisté entre 2015 et 2019, dans les Tribunaux de grande instance de Paris, Lille et Alençon. Un livre percutant dont les portraits qui s’enchaînent nous montre la misère sociale et la violence de cette justice ordinaire qui condamne et emprisonne chaque jour. Critique.

    Par Anissa Rami
    Le 10/05/2022