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L’été est arrivé aussi vite que j’ai pris des kilos, il fait beau, il est temps de faire du sport. Je m’en remets à mon activité préférée : le tennis. J’ai trouvé le plus difficile, une coéquipière. Raquettes, balles neuves, sponsorisée par au moins quatre marques différentes, je suis prête à entrer en court. Le court : le détail le plus important que j’avais oublié. Eh oui, on est à Bagnolet, et ici, il n’y a pas de court de tennis municipal. Mais où vais-je bien pouvoir jouer ? Je cherche sur internet le court municipal le plus proche. Paris. Sauf que pour jouer au tennis à Paris il faut réserver le court une semaine à l’avance. S’il fallait réserver le terrain de foot à côté de chez moi, on ne pourrait pas jouer de sitôt !

Changement de programme, je passe à mon deuxième sport préféré, le basket. J’enfile mon maillot n°24 des Lakers, emporte mon ballon un peu dégonflé, et me rends sur le terrain le plus proche de chez moi. J’aperçois le terrain au loin et m’arrête : je débarque en plein match (punaise !). Pourvu que ça se finisse vite. Mais non, les joueurs se croient en plein tournoi de NBA ! Il faut me faire une raison : les vacances près de chez moi se font sur les terrains de sport. Voyage, voyage…

Déçue, je me dis que je trouverai sûrement un match à la télé. De rugby ? De foot ? Les saisons sont terminées. Reste le tournoi de Wimbledon. Crypté… Ça continue, je vais finir sur ma console. C’est là qu’on m’appelle : « Eh toi ! » Je me retourne, un peu étonnée. « Tu veux jouer ? » Je fais un petit oui de la tête. « Viens ! On va voir ce que ça donne… » C’est la meilleure, on dirait qu’on va me recruter. J’entre sur le terrain de basket. Les garçons me laissent faire quelques paniers puis le match reprend. Ils m’accordent un peu de marge alors j’en profite. Ce sont des garçons, ils doivent penser : « C’est une fille, on va y aller molo… »

J’enchaîne (par chance) quelques paniers à trois points. L’équipe adverse se méfie alors que mon équipe ne regrette pas de m’avoir prise. Du coup, pas de cadeaux, je commence à me manger des coups et des dribbles de malade. Dernier panier en double pas, BIM, un contre. Je tombe au sol et me fais écraser par deux autres joueurs. Je me relève difficilement à cause de quelques coups et constate que mon coude saigne légèrement (j’aurais dû faire du ping-pong).

Le match est terminé, je rentre à la maison et ressens déjà mes premières courbatures. Si c’est ça, le sport, plus jamais ! J’ouvre le frigo pour me consoler avec une sucrerie. L’été est arrivé aussi vite que j’ai pris des kilos, j’ai bobo, il est temps que je dorme…

Emira BK

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