… ou état de « meuf »…

 

Le magazine « Le Monde 2 » que je parcours avec l’intérêt du « prochain », parle d’immersion au long cours au cœur de la cité; un regard neuf; une perception d’ailleurs… Depuis le début de cette aventure, cet ailleurs c’est la Suisse et pour ce coup-ci, le regard neuf ou l’œil candide, ce sera le mien!

 

En partie du moins car, et c’est une première, en cette fin de semaine, L’Hebdo m’a envoyé en renfort sur le terrain afin de m’occuper, à la suite de Sonia, des histoires de filles. Nous sommes donc deux journalistes suisses à arpenter les rues de Bondy avec,chacun, nos propres histoires à découvrir et raconter.

 

Depuis le TGV, quelque part entre Dijon et Paris, planquée dans mon siège (en deuxième classe pour ceux que cela intéresse) je me dis que ces rails ont emporté déjà bon nombre de pensées stressantes de mes collègues journalistes passé par ici avant moi. Vraie angoisse ou légère crainte, c’est selon, pour décrire ce petit tiraillement d’estomac qui apparaît généralement avant tout débarquement en terrain inconnu.

 

 

Mais finalement, après tant de pas de journalistes suisses sur les trottoirs de Bondy, après tant de postes « bloggés » et autant d’articles de journaux du « Monde » à « El Païs » en passant par le « New York Times », Bondy, cité du 9-3 en Seine-St-Denis, est-elle toujours une terre inconnue? Plus tant que ça!

 

Pourtant mon estomac n’est pas l’air de porter grande attention à cet intérêt international soudain, lorsqu’il se manifeste dans un gargouillis tendu, pauvre organe aussi serré dans mon ventre que dû l’être le fameux corset de Marie-Antoinette (ce sera-là mon unique référence à l’histoire de la France couronnée, je vous rassure et moi de même!).

 

Bondy « heureux sous son ombre », comme le veut le slogan imprimé sur la carte de cette petite ville de banlieue que je consulte maintenant depuis quelques kilomètres… Une tentative comme une autre pour tenter de me familiariser avec le coin! Eh bien Bondy, j’espère qu’en plus de l’ombre tu m’offriras quelques rayons de soleil! (Il faudra tout de même que je me renseigne sur ce singulier slogan).

 

Pouh, que ce train tangue… Serait-ce donc le mal de voyage plutôt que le stress qui malmènerait mon pauvre estomac?

 

Vivement que j’arrive!

 

 

Rédigé par Karin Suini

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Karin Suini

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