Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy, président des États-Unis est abattu en pleine journée au Texas, à Dallas. Les Américains et le monde entier sont sous le choc et essaient de comprendre. Depuis les théories, hypothèses et autres pistes pour trouver le commanditaire se sont multipliées, puis perdues à nouveau. Peut être qu’en 2017 et l’ouverture d’une bonne partie des archives permettra d’écrire une autre histoire, la vraie ?

John Kennedy pour certain fut l’un des plus grands présidents américains jamais élu même s’il est resté moins de deux ans à la maison Blanche. Jouant un rôle important durant la guerre froide dans la crise des missiles de Cuba où il a apaisé les tensions avec les Soviétiques, plutôt que de déclencher une guerre atomique fatale, soutenant Martin Luther King dans la lutte pour les droits civiques étant lui-même un militant contre la ségrégation raciale. Et puis JFK c’est aussi le programme Apollo et le premier homme à poser les pieds sur la lune avec une de ses phrases devenue célèbre : «Nous choisissons d’aller sur la Lune, dans cette décennie et faire d’autre choses encore. Non parce que c’est facile, mais bien parce que c’est difficile ». Il ne verra malheureusement jamais Neil Armstrong marcher sur le sol lunaire.

En cette journée de novembre, Kennedy se rend à Dallas afin de commencer sa campagne pour sa réélection. Une foule s’amasse dans les rues, dans l’espoir d’apercevoir le cortège passer avec le président des États-Unis qui salue la foule dans sa limousine décapotable en compagnie de sa femme Jacqueline, le temps est radieux.

C’est alors qu’à 12h30, quand le cortège passe Dealey Plaza, plusieurs coups de feu sont donnés, c’est la confusion la plus complète, mais Kennedy aurait été touché. Envoyé d’urgence à l’hôpital, on annoncera officiellement sa mort une demi-heure plus tard, le monde apprend peu à peu ce qui vient de se produire. La thèse est bien celle d’un assassinat, après Lincoln, Garfield, McKinley, Kennedy est le quatrième président américain assassiné. Un homme est arrêté quelques heures après, suspecté d’être le tireur, il s’agit de Lee Harvey Oswald, il aurait tiré trois fois d’un immeuble en atteignant Kennedy à la tête et blessant aussi John Connally gouverneur du Texas sur plusieurs parties du corps. Durant toute sa période de garde à vue, Oswald ne cessera de prôner son innocence devant les caméras des médias rassemblés en nombre. Tous attendent ses aveux en l’explication de son acte, mais deux jours après les faits, durant son transfert à la prison, il est assassiné par Jack Ruby, un patron de boite de nuit et un truand mafieux reconnu.

Le 29 novembre, une semaine après les faits, Lyndon Johnson, ancien vice-président, désormais à la tête du gouvernement instaure un décret connu son le nom de commission Warren afin d’enquêter sur les circonstances du drame. Moins d’un an plus tard la commission rend son rapport et plusieurs éléments restent flous aux yeux de beaucoup de gens, du peuple américain, des médias mais aussi à celui de Jim Garrison, procureur de La Nouvelle-Orléans qui décide de reprendre l’enquête en secret avec l’aide de son cabinet déçu par le rapport rendu par la commission. Il conteste point par point tous les détails de la conclusion dont celle des trois balles tirées par Oswald. Il était, selon eux, impossible de tirer trois fois en six secondes avec ce genre de fusil, et il était d’autant plus improbable de viser juste à une telle distance, même pour un excellent tireur.

Quant aux trois balles, une a été ratée, l’autre fut celle qui toucha Kennedy à la tête et la dernière connue comme celle de « la  balle magique » serait la responsable de toutes les blessures reçues par le gouverneur Connally, touché dans le dos, à la main droite et à la jambe gauche une trajectoire complètement impossible. Plusieurs témoins ont ce jour-là entendus d’autres déflagrations venant du parking situé à quelques mètres de la route empruntée par le cortège présidentiel. Toutes ces contres expertises ont permis de remettre en doute les détails de l’enquête initiale et de ne croire plus seulement à un assassinat monté exclusivement par Lee Harvey Oswald, mais aussi à un « complot » concernant plusieurs individus même si au bout du compte, personne n’a été arrêté.

Les avis sont divers tout comme les personnes probablement impliquées. S’agirait-il d’un simple déséquilibré ou aurait-il reçu des ordres ? Beaucoup encore aujourd’hui penchent sur plusieurs pistes, dont celle de la mafia, ou bien de la CIA, donc pourquoi pas un assassinat mis en scène par le gouvernement lui-même. Cinquante ans plus tard, le mystère n’a toujours pas été résolu, des experts, documentaires, et écrivains de tous poil se succèdent afin de trouver la réponse au drame, même si beaucoup de zones d’ombres persistent. Si de nombreuses archives ont été rendues publiques, beaucoup restent encore à découvrir, elle devraient être dévoilées avant 2017. D’ici là l’assassinat de JFK continue à faire couler de l’encre, en attendant les derniers suspects.

Kévin Vaz

 

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