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BEST OF. Le think tank Youthonomics a sorti une étude passant au scanner plusieurs contrées du monde. 59 critères sont évalués pour répondre à cette question : Où fait-il bon vivre quand on est jeune ?
Soixante-quatre pays sont concernés par l’étude. Le think tank avait déjà fait parlé de lui en 2012 avec la Tribune « Barrez-vous ! » qui incitait les jeunes de France à tenter leur chance ailleurs. Trois ans plus tard, tous ceux qui désirent écouter ce conseil, savent désormais où sont les places to be pour la jeunesse. Chaque pays est jugé selon une myriade de critères comme l’éducation, l’emploi, les droits, l’optimisme des jeunes ou leurs perspectives d’avenir.
unnamedMettons tout de suite fin au suspens : « la France n’est pas sur le podium. Elle est 19e », affirme Felix Marquardt , un des fondateurs du Youthomonics, « Elle est dans le premier tiers mais elle est plutôt mal classée par rapport aux pays développés ». D’après l’étude, c’est mieux d’être jeune en Israël (15e) ou en Estonie (18e).
D’après Felix Marquardt, l’accès à l’emploi est le critère qui a le plus plombé la mère patrie dans le classement : « La France est un pays fantastique a plein d’égard mais le manque de flexibilité pénalise les nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi. Donc les jeunes. »
De fait la France est classée 42e sur 64 au niveau de l’emploi des jeunes bien en dessous de l’Allemagne ou de la Suisse qui arrive en tête du classement. Toutes catégories confondues, le pays où il fait bon vivre pour les 18-29 ans est la Norvège. Globalement les pays scandinaves raflent les meilleures places dans la plupart des critères d’évaluation.
En faisant abstraction des bons ou mauvais résultats de chacun, Felix Marquardt note qu’il y a un désarroi de la jeunesse à l’échelle mondiale. Il cite l’exemple des retraites : « comme le financement des retraites est mutualisé, tous les jeunes, pauvres comme riches, y participent. Mais lorsqu’ils proviennent des aînés vers les plus jeunes, les transferts de richesses se font au niveau intra-familial. Sous couvert de justice sociale, notre système perpétue donc au contraire les inégalités. C’est d’autant plus injuste que les jeunes qui cotisent aujourd’hui ne pourront pas prétendre à des retraites aussi avantageuses que leurs ainés aujourd’hui ».
Felix Marquardt justifie la nécessité de cette étude « pour mettre les pays en compétition et forcer les politiques à réagir pour éviter que les forces vives n’aillent là où l’herbe est plus verte ».
Idir Hocini
Article initialement publié le 17/10/2015.

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