Ensemble, faisons résonner la voix des quartiers populaires.

Soutenez le média libre qui raconte des histoires qu'on n'entend pas ailleurs.

Je fais un don



Suite au témoignage intitulé « dysfonctionnement à l’hôpital public », la direction de l’hôpital Jean-Verdier (Bondy) souhaite avant tout souligner qu’elle a conscience de la situation difficile dans laquelle se trouve la famille de Madame C. L’hospitalisation d’un proche, de surcroît âgé, est un moment souvent lourd et angoissant. C’est pourquoi l’ensemble de l’équipe médicale met tout en œuvre pour répondre aux inquiétudes de la patiente et de sa famille et tient à préciser certains éléments inhérents au séjour de Madame C.

Dans les faits, la patiente dont il est fait état, est arrivée le dimanche 13 janvier au service des urgences de l’hôpital Jean-Verdier, pour un traumatisme crânien suite à une chute. Il était 11h07. Prise en charge dans les plus brefs délais par l’équipe en place (11h44), la patiente a immédiatement passé un scanner objectivant un hématome cérébral. Suite à la transmission des images du scanner, l’avis neurochirurgical de l’hôpital Beaujon, référent sur la région parisienne, a été de surveiller la patiente mais sans nécessité de traitement complémentaire. De plus les spécialistes d’O.R.L de l’hôpital Lariboisière ont mentionné « qu’aucun traitement chirurgical n’était à prévoir dans l’immédiat ».

Une fois ce diagnostic établi et comme l’exigent les précautions d’usage devant entourer une personne souffrant d’un traumatisme crânien, la patiente est hospitalisée dans le service de chirurgie de l’hôpital Jean-Verdier pour une période d’observation et de surveillance attentive. Il est alors 14h43, ce dimanche 13 janvier. Durant cette période de mise en observation, la patiente est fatiguée et refuse de s’alimenter.

Son transfert dans le service de médecine intervient le 18 janvier à la demande de la famille. La patiente semble alors éprouver une certaine lassitude, une grande fatigue. Des symptômes malheureusement très souvent observés chez les personnes âgées, particulièrement lorsque celles-ci souffrent ou sont bouleversées suite à un traumatisme crânien (il ne s’agit pas d’un accident vasculaire cérébral A.V.C). Après examen par le médecin interniste et le médecin gériatre, la famille est reçue par le chef de service et par la personne en charge des relations avec les usagers au sein de l’établissement. Les soins et la surveillance se poursuivent, les traitements sont adaptés à l’état de la patiente.

A ce jour, la patiente est toujours hospitalisée dans nos services. L’équipe médicale a conseillé à la famille de faire hospitaliser Madame C, quand son état le permettra, en Soins de Suite et de Réadaptation (pour un court séjour), car un retour à domicile semble difficile dans l’immédiat. Quelles que soient les suites données par la famille, l’hôpital Jean-Verdier reste à son entière disposition et se tient prêt à répondre à toutes ses inquiétudes.

Le directeur de l’établissement

Hôpital Jean Verdier –

Articles liés

  • Étudiants ultramarins : une rentrée à des milliers de kilomètres de chez eux

    Étudier dans l’Hexagone implique, pour de nombreux jeunes ultramarins, de partir à des milliers de kilomètres de chez eux. En 2023, 39 700 étudiants ayant obtenu leur baccalauréat dans une académie ultramarine poursuivaient leurs études dans l’Hexagone. Entre offre de formation limitée, éloignement familial et découverte d’un nouveau quotidien, cette mobilité impose une double adaptation.

    Par Iris Pastel
    Le 25/09/2026
  • Affaire Emmodem : l’Algérienne qu’on croyait connaître

    Une mère voilée, un père sous OQTF, du « sang DZ » et de l’islamophobie : il n’en fallait pas beaucoup pour donner vie à l’alter ego algérien inventé par la streameuse Emmodem. Une affaire qui en dit peut-être autant sur son autrice que sur les clichés qui ont permis d’y croire.

    Par Sofiane Zerouala
    Le 28/08/2026
  • Racisme au travail : ces violences qui abîment la santé mentale

    Au printemps, l'Institut d'études et d'actions citoyennes (IEAC) organisait un colloque consacré aux discriminations raciales au travail et à leurs conséquences sur la santé mentale. Professionnel·les de santé mentale, juristes, représentant·es syndicaux et salarié·es se sont retrouvés pour mieux reconnaître et combattre ces violences.

    Par Farah Rhimi
    Le 06/08/2026