Hakim et Kamel ont digéré la séance décourageante de la semaine dernière à propos de leur projet de salon de thé-crêperie à la place Neuberger. Ils aimeraient que la mairie leur loue un local, actuellement vide, et si possible qu’elle accorde une petite aide au loyer des premiers mois. Mais ce n’est pas joué.

D’abord ils ont compris que la forme juridique qu’ils prévoyaient, une Sàrl, est irréaliste. Trop compliqué et trop gourmand en capital. Alors ils ont prévu de lancer leur projet sous une bannière associative, celle du RC Blanqui, ce qui réduit la mise de départ et facilite un éventuel coup de pouce de la commune. Ils ont l’appui de l’équipe de football.

Ensuite, ils ont clarifié les investissements nécessaires. « C’est impressionnant », lâche Hakim: 1800 euros pour une vitrine réfrigérée, deux crêpières à 490 euros l’unité, une gaufrière à 450 euros, l’ameublement estimé à 3600 euros, sans compter les travaux de réaménagement du local. Ils ont déjà écrit au maire, qui a répondu qu’il se renseignerait à propos du local. Il semble que d’autres commerçants soient intéressés. Mais Kamel et Hakim ont la gniaque. « Si on a le local, j’ai déjà des idées pour récolter les fonds, explique Hakim, des petits événements genre soirée orientale ou du 3e âge. »

On attend la réponse, on vous tiendra au courant.

Par Alain Rebetez

Alain Rebetez

Articles liés

  • La solidarité sur tous les champs à Villetaneuse

    #BestofBB À Villetaneuse, les générations se mêlent autour des potagers solidaires et du cinéma. L'association l'Autre champ et le collectif du Ver Galant organisent des distributions de fruits et légumes, des ateliers jardinages, des séances de cinéma pour faire éclore le lien social dans cette période de pandémie. Reportage.

    Par Eva Fontenelle
    Le 27/07/2021
  • Des jeunes surendettés à cause des amendes du couvre-feu dans les quartiers

    Des familles entières se retrouvent endettées à cause de salves de contraventions liées aux mesures sanitaires. Des associations dénoncent un « phénomène d’ampleur grandissante » et « une application disproportionnée et discriminatoire des mesures ». Une enquête en partenariat avec Mediapart.

    Par Anissa Rami
    Le 26/07/2021
  • La cantine des femmes battantes : solidarité féminine, ambition et cuisine

    #BestOfBB Lancée en fin 2019, l’association dionysienne La cantine des femmes battantes vise l’émancipation des femmes précaires grâce à la cuisine. Tous les weekends, Aminata, Mariame, Maïté et Fatou se réunissent pour cuisiner, vendre et livrer une cinquantaine de plats à Paris et en Seine Saint Denis. Issues de parcours compliqués, ces cuisinières ont décidé de monter l’association dont elles avaient besoin, afin d’aider, par la suite, les femmes qui leur ressemblent. Reportage.

    Par Sylsphée Bertili
    Le 26/07/2021