« Les huissiers sont venu le 21 septembre, ils m’ont dit de partir. L’assistante sociale m’a logé pendant 15 jours et puis elle m’a dit: « Débrouillez-vous! » J’habite chez une amie avec mes trois enfants de 13, 9 et 8 ans ». Dolly vient du Congo, tout comme Marie-Jeanne, la maman de Julia dont le père est en Suisse. Ce lundi après-midi, j’ai promis d’emmener Marie-Jeanne, chez les « femmes relais » du centre Daniel Balavoine. Elles pourront peut-être l’aider.

Et Dolly en profite pour venir avec nous. Elle continue son récit: « Toutes mes affaires, des vêtements, une machine à laver, une télévision sont restées dans l’appartement. Le propriétaire les a confisquées et ne répond plus au téléphone. Depuis, je n’ai que le contenu de deux petits sacs que j’avais emportés. Les enfants n’avaient pas emporté de vêtements ». Dolly n’a pas signé de contrat avec le propriétaire du « squat ». « Il ne voulait pas » explique Dolly, et maintenant il veut que je le rembourse ». Elle est convoquée au tribunal début décembre.

Par Sabine Pirolt

Sabine Pirolt

Articles liés

  • Le blues des petites mains du monde de la nuit

    Après 16 mois de fermeture administrative, les discothèques ont rouvert leurs portes le 9 juillet dernier. Mais alors que l’épidémie repart, l'étau se ressert déjà pour bon nombre de professionnels partagés entre la colère des derniers mois sans activité, et le doute concernant le futur. Nous avons rencontré quelques petites mains du milieu, qui racontent la précarité des derniers mois.

    Par Lucas Dru
    Le 22/07/2021
  • « On avait envie de ramener les vacances en bas de leurs bâtiments »

    Avec la crise sanitaire, pour de nombreux jeunes des quartiers populaires, l’été se passe souvent à la maison. Pour faire face à un été compliqué, des associations proposent (heureusement) des alternatives pour les plus jeunes. Reportage.

    Par Kamelia Ouaissa
    Le 16/07/2021
  • Le fast food social de l’Après M, 13 organisé à Marseille

    Dans les quartiers Nord marseillais, l’Après-M est en pleine phase de transition : de la débrouille à la structuration, mais toujours dans une quête d'indépendance. En pleine discussion avec la mairie phocéenne qui a annoncé son rachat, le 9 juillet prochain l’Après-M connaîtra la nature de sa propriété et de ses propriétaires. En attendant, l’auto-organisation locale reste toujours la marque de fabrique de la structure qui continue de fournir de l’aide alimentaire. Reportage.

    Par Amina Lahmar
    Le 08/07/2021