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Dimanche soir forcément tout le monde déprime. Demain c’est lundi, et qui dit lundi, dit reprise du travail ou de l’école. Mais les footeux ce soir sont heureux parce que c’est la 15ème journée de Ligue 1 et c’est le grand duel qui se joue ce soir, le classico comme on dit, entre L’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. C’est la 65ème confrontation en championnat entre ces deux candidats à la victoire et c’est au Vélodrome que cela se passe. A défaut de la Canebière, Thomas et Sofiane eux, seront rivés sur leur écran télé, à bas la zapette, ce soir c’est leur match.

D’un côté, Thomas 20 ans ne loupe pas son équipe d’un œil et en effet, les commentaires se font vite sentir sur le PSG : « Nan nan, c’est bien le Paris Saint-Germain sur le terrain. J’ai essayé de changer de chaîne au début parce que j’ai pensé être devant un reportage animalier sur les chèvres sauvages !»

Le premier but encaissé pour Paris et Thomas ne mâche plus ses mots : « Une honte ! ». Le supporter parisien ne fait pas dans la soie pour décrypter le match et les mouvements techniques : « L’attitude des joueurs parisiens sur le terrain va être vite résumé : déchets techniques, zéro mouvement, les joueurs n’ont montré aucune détermination à croire qu’ils ne comprennent pas le sens du mot classico .Si il y avait bien un match à gagner c’était belle et bien celui-là. ».

En effet, au bout de 90 minutes, Le PSG se voit écoper d’une défaite 3 à 0. Mais Thomas ne désespère pas pour autant : « Une défaite ce n’est pas la fin du monde mais ce qui est inquiétant c’est que depuis le début de saison le collectif parisien ne s’améliore pas et lorsque les individualités ne sont pas en forme, Paris n’y arrivent pas, le 4-2-3-1 de Antoine Kombouaré devient de plus en plus ridicule. ».

Du côté marseillais on jubile. Sofiane, étudiant en STAPS nous confie ses impressions sur le match : « Je dois dire qu’avant le match je n’étais pas confiant. Je me demandais comment Marseille allait réagir après la défaite contre l’Olympiakos en Ligue des champions mais après les premières minutes de jeu, mes craintes n’étaient plus, notamment parce que Paris n’avait aucune occasion et que leurs soit disant « stars » (Pastore, Menez, Lugano & Co) n’étaient pas en forme voir même transparentes ».

Et quand Marseille ouvre le score, il souffle un coup en signe de soulagement : « Alors que d’habitude les quelques minutes après le but m’inquiète, là je savais que Marseille ne craignait rien. Paris ne produisait aucun jeu, le seul frisson que j’ai eu c’est la frappe de Sissoko à la 35min sur le poteau (qui est d’ailleurs LA seule occasion de Paris dans ce match)». A fond derrière son équipe, il ne s’attendait pas à une tel festival. Ce classico se conclut donc par une large victoire de l’OM.

Jessica Fiscal

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