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Ce que je voudrais pour 2009, c’est que le RER B arrive à l’heure, sans problèmes techniques et sans grèves à répétition, parce que j’en ai plus qu’assez de courir constamment dans les couloirs du métro, après être restée bloquée plus d’une vingtaine de minutes entre La Plaine-Stade de France et Gare du nord… J’aimerais ne plus devoir partir de chez moi une heure et demie à l’avance en prévision d’éventuel retard alors qu’en temps normal 20 minutes me suffisent pour atteindre le centre de Paris. Et aussi ne plus être au bord de la crise de nerfs les jours d’examens en découvrant qu’il y a grève sur la ligne B Nord.

Il n’y a pas si longtemps, j’avais examen de l’autre coté de la banlieue, à 8 heures. En arrivant à la gare d’Aulnay-sous-Bois, vers 7 heures moins dix du matin, j’ai eu la merveilleuse surprise de découvrir que tous les trains étaient terminus Paris-Nord, autrement dit, qu’il y avait grève sur la ligne – la plus régulière d’Ile-de-France. Presque en larmes, je guette l’écran qui affiche puis efface les horaires. Il est 7 heures et toujours rien. Soudain un train imprévu fait son entrée en gare, les portes s’ouvrent et une cohorte de gens s’entasse ; il nous reste encore 5 stations avant le terminus à Gare du Nord et les wagons sont bondés !

Tout en essayant de me rassurer, en regardant l’heure sur mon téléphone toutes les 10 secondes, je ne peux m’empêcher d’imaginer mon retard à l’examen, me voyant déjà descendre dans un silence effroyable les nombreuses marches de l’amphi. Dans le train c’est l’horreur : à toutes les stations le nombre d’usagers tentant de rentrer dans le RER ne cesse d’augmenter. 

Après 10 minutes de stationnement à La Courneuve, un homme agacé – et avec un fort accent africain – s’énerve et crie : « On ne peut donc jamais arriver à l’heure au travail avec ce train quoi ! » Non en effet on ne peut jamais, depuis que j’ai repris les cours, et sans exagérer, il ne s’est jamais passé une semaine sans qu’il n’y ait eu de problèmes. Le plus « amusant », c’est de voir les gens ne jamais s’habituer à arriver encore en retard au travail. Dans ces cas-là, il y a ceux qui appellent immédiatement leur boss et les autres qui au bout d’une trentaine de minutes se fendent d’un culte : « Je suis désolé mais j’aurai quelque peu de retard, je suis bloqué dans le RER B. »

Pour en revenir à moi, j’ai fini par arriver à l’heure : il était 7h57 précisément.

Axelle Adjanohoun

Axelle Adjanohoun –

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