Quatre familles représentant trois générations féminines étaient reçues, samedi 8 mars, pour la journée internationale des droits de la femme au ministère du même nom. Un invité-surprise a rejoint la rencontre. Coulisses d’une rencontre.

Samedi 8 mars. Réveil. RER E. Ligne 12 du métro. La station Assemblée Nationale. Paris. Rendez-vous est donné au 35 rue Saint-Dominique, adresse du ministère des Droits des femmes à 9h40. Nous y sommes, ma mère, ma tante et moi-même.  « Sois dispo samedi matin, on va au ministère avec tata pour la journée de la femme. Ils recherchaient trois femmes issues de la même famille et représentant trois générations différentes », voilà ce que ma mère m’a dit quelques jours avant ce samedi. Je n’en savais pas plus.

Notre identité est contrôlée, nos sacs aussi. On finit par rencontrer les trois autres familles, quatorze femmes en tout, je pensais que nous serions plus. Nous sommes conduites vers « la salle où tout va se passer ». Là, des fauteuils individuels sont disposés en cercle. Il y a aussi les drapeaux français et européens, sur des écrans défilent des images de l’INA sur l’histoire de la femme. Certaines affiches ayant concouru la veille au concours EgalitéE 2014 décorent les murs.

La chef de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem nous explique en quelques mots le déroulé de cette matinée : « D’abord, la ministre va venir vous saluer et discuter avec vous, à 11h30 le Président nous rejoindra. Il y aura des caméras mais surtout ne soyez pas intimidées, des journalistes de la presse écrite seront également présents ».

Stop. « Le président » ? Président de ? Président d’une association ? D’un organisme ? Président de quoi ? », me suis-je demandée. En fin de compte, il s’agit du Président de la République. « Nous avons tenté de ne pas trop l’ébruiter. Et puis il vaut mieux ne pas le savoir, sinon on appréhende alors que finalement c’est un homme comme un autre », confie une organisatrice de l’événement lorsque je lui fais part de mon étonnement. La ministre nous rejoint assez rapidement. Après avoir discuté longuement avec nous toutes et nous avoir conseillé de parler de tel ou tel sujet lors de nos interventions, elle se retire, pour accueillir le Président.

Quand ce dernier nous rejoint, la ministre des Droits des femmes présente chacune d’entre-nous avec les quelques informations dont elle dispose. Chacune notre tour, nous prenons la parole. A nous de parler d’une thématique portant sur la place de la femme dans la société française qui nous porte à cœur.  Les profils sont très différents, ainsi, les thématiques abordées sont très variées : intégration des femmes dans la vie professionnelle, chômage après un congé maternité, sexisme à l’école, orientation scolaire des jeunes filles,  implication des femmes en politique…

La rencontre se termine par « une photo de famille » dans le jardin. François Hollande et la ministre ne s’attardent pas, ils sont attendus pour déjeuner avec des femmes, dirigeantes d’entreprises. Femmes mais pas encore chefs d’entreprises, nous rentrons chez nous. Station Assemblée Nationale. Ligne 12. RER E. Bondy.

Sarah Ichou

Articles liés

  • L’urgence d’apprendre à nager en Seine-Saint-Denis

    Dans le cadre de l'opération "savoir-nager", quatre bassins éphémères vont se relayer tout l'été dans différentes communes de Seine-Saint-Denis pour enseigner la natation dans le département le plus carencé en infrastructure, où un élève sur deux ne sait pas nager en entrant au collège. Reportage.

    Par Meline Escrihuela
    Le 28/07/2021
  • La solidarité sur tous les champs à Villetaneuse

    #BestofBB À Villetaneuse, les générations se mêlent autour des potagers solidaires et du cinéma. L'association l'Autre champ et le collectif du Ver Galant organisent des distributions de fruits et légumes, des ateliers jardinages, des séances de cinéma pour faire éclore le lien social dans cette période de pandémie. Reportage.

    Par Eva Fontenelle
    Le 27/07/2021
  • Des jeunes surendettés à cause des amendes du couvre-feu dans les quartiers

    Des familles entières se retrouvent endettées à cause de salves de contraventions liées aux mesures sanitaires. Des associations dénoncent un « phénomène d’ampleur grandissante » et « une application disproportionnée et discriminatoire des mesures ». Une enquête en partenariat avec Mediapart.

    Par Anissa Rami
    Le 26/07/2021