L’université : un mythe dont toutes les séries américaines abusent. Les documentaires à sensations nous inondent d’images de jeunes femmes à moitié nues, de grands sportifs made in Schwartzkopf baraqués et de binoclards geeks obèses capables de pirater le site web du Pentagone avec un téléphone portable et un stylo Bic.

C’est face à ce mythe que je me retrouve aujourd’hui sans pour autant en avoir une infime connaissance, en dehors de la télé. Il est inutile de préciser que la faculté à travers nos petits écrans nous est relatée comme étant une utopie : Locaux splendides,  étudiants beaux comme des Apollons et savants comme Einstein, cours fascinants et profs captivants

De nature naïve, j’ai cru a cette peinture jusqu’à ma première visite dans une université française. L’architecture est bien moins attrayante que sur le petit écran et les étudiants sont normaux (Certains ont un physique avantageux, d’autres bien moins et les derniers font carrément peur).

Cette démystification fut poursuivie par mon entourage (toujours très conciliant en cas d’angoisse personnelle) : « De mon temps, les diplômes de cette université ne valaient pas grand-chose !»« Oulah tu verras la fac c’est un autre monde ! Personne ne sera derrière ton cul ! » « Tu vas étudier dans cette université ??? Tu sais qu’elle est nulle ?! » « C’est maintenant que commence la galère, tu vas voir, la première année de fac, c’est là que se joue ta vie !! »

Heureusement que les vrais étudiants (ceux qui sont actuellement en train d’étudier à la fac) sont là pour me donner de VRAIS conseils : les profs à éviter, les bons plans, les sites qui seraient susceptibles de m’aider pour mes devoirs (ou les bouquins, puisqu’il ne faut pas oublier que je travaille à l’ancienne).

Enfin bon, à quelques jours de la rentrée, j’ai compris qu’il ne fallait pas que je me forge trop de préjugés sur la fac, et que ce n’est que lorsque j’y serai que je pourrai enfin me faire ma propre idée de ce qu’est la vie après le lycée. Même si je possède deux ou trois appréhensions, que je vais vous confier afin que je puisse en faire le bilan après un peu de temps passé à l’université :

-Le fait d’être totalement autonome m’angoisse un peu. Avoir un prof chiant, ce n’est pas le paradis, c’est vrai, mais il vous oblige à travailler en vous poussant au cul et par conséquent vous en prenez l’habitude. Alors qu’à la fac, si j’ai bien compris, tu fais ta vie : Tu travailles, tant mieux, tu fous rien, tant pis, tu vas louper tes études, ce n’est pas mon problème.

-Le nombre d’étudiant m’angoisse aussi. Je viens d’un lycée où nous n’étions pas plus de 500 élèves. Tout le monde se connaissait et avait un rôle. Alors que la, parmi 25.000 étudiants je serai aussi charismatique que mon pied gauche.

– Enfin, ma dernière angoisse est la suivante : Comment gérer ma majorité, mes compétitions sportives, mon emploi (Surveillant des cantines et des études) et ma collaboration avec le Bondy Blog, alors qu’en même temps, je suis étudiant ?

Enfin bref, après vous avoir fait part de mes états d’âmes, je vous donne rendez-vous prochainement, après mes premiers contacts actifs avec la fac, afin de vous dire si c’est l’enfer ou le paradis la  fac en Seine-Saint-Denis.

Tom Lanneau

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