Une fois par mois, Madame K. se rend au commissariat de la cité afin de porter plainte contre son voisin. En effet, celui-ci traverse les murs pour lui taper sur la tête. Elle n’a plus la garde de ses trois enfants et son ex-mari se démène pour limiter ses droits de visite.

Par ailleurs Madame K a des problèmes d’argent.

Pour éviter d’accumuler les dettes de loyer, il faudrait que Madame K. soit mise sous tutelle. Mais le nouveau juge des tutelles n’accepte plus les demandes émanant des services sociaux. Il impose qu’une personne de la famille – elle n’en a plus – ou que Madame K. elle-même en fasse la demande. Or, Madame K. se considère comme parfaitement capable de gérer ses affaires.

 

L’assistante sociale qui la voit de temps en temps ne peut proposer aucune place en foyers spécialisés, qui sont débordés.

 

Le centre médico-psychologique, pourtant situé en face de son immeuble, ne dispose pas d’assez d’effectifs pour se déplacer.
 

L’expulsion de Madame K. est prévue pour la fin de la trêve hivernale.

 

Ariane

Ariane

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