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La chaîne BFM TV l’annonce lundi : « Un viol collectif » a eu lieu à Bobigny. Sur une mineure de bientôt quinze ans, apparemment handicapée. Il n’est pas précisé si cette personne est handicapée mentale ou physique. Habitant Bobigny, j’essaie d’en savoir davantage. J’y parviens en joignant le témoin qui a prévenu les urgences et la police venues secourir cette jeune fille.

Voici comment le drame se serait déroulé, selon ce témoin : « C’était samedi 7 novembre, il était environ 15 heures. Je faisais mon ménage tranquillement avec ma mère. Au moment d’allumer l’aspirateur, j’entends un sacré boucan dans l’escalier – mon salon a un mur commun avec la cage d’escalier. J’ai aussitôt senti qu’il ne s’agissait pas de jeunes se chahutant mais de quelque chose de grave. J’ai ouvert ma porte et j’ai entendu des cris. Ceux d’une jeune fille, visiblement. J’ai entre-ouvert la porte de l’escalier le plus discrètement possible et j’ai vu une scène horrible.

Je ne voyais que le haut d’un corps, allongé sur les marches de l’escalier. C’était une jeune fille toute blanche, le choc, je pense. Elle criait : « S’il vous plaît, ne faites pas ça ! Je vous en supplie, ne faites pas ça !  » J’ai pu voir qu’un jeune lui tirait les jambes. Mais comme que l’escalier tourne, je n’ai pas pu voir son visage. Ma mère est venue derrière moi et m’a tirée d’un coup sec et ferme. J’ai donc lâché la porte qui a légèrement claqué. Je pense que cela les a fait fuir. J’ai aussitôt prévenu le 17. C’est la première fois que je vois une intervention aussi rapide. Cinq minutes montre en main et j’entendais les sirènes en bas de chez moi.

Après avoir secouru la jeune fille et l’avoir emmenée dans le camion de pompiers, la police est venue chez moi pour avoir plus d’informations. Le choc m’empêchait de parler d’un trait tant je sanglotais. Mais j’ai réussi à leur expliquer tout ça. Par l’intermédiaire des policiers, j’ai appris que le visage de la jeune fille avait été gazé à la lacrymogène, sûrement pour l’étourdir. De plus, j’ai vu qu’elle avait vomi deux étages plus bas. Mon Dieu, ce qu’elle a dû être choquée. J’espère que les sales types qui ont fait ça vont prendre gros. J’ai appris ensuite qu’il s’agissait de quatre jeunes âgés de 16 à 18 ans. Il auraient tous participé au viol. »

Inès El laboudy

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