Derniers articles
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« Une séparation » : une déclaration de cinéma
Au dernier Festival de Berlin, « Une séparation », le film de l'Iranien Asghar Farhadi a raflé l'Ours d'or, la récompense suprême, deux Ours d'argent décernés à l'ensemble de son casting masculin comme féminin et le prix du jury œcuménique... Un vrai hold-up. L'intrigue : Simin veut divorcer de Nader. Elle retourne vivre chez sa mère. Simin partie, Nader doit trouver une personne pour s'occuper de son père atteint d'Alzheimer. Il engage Razieh une femme pauvre et très pieuse pour veiller sur lui pendant qu'il travaille.
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Quand la banlieue tient salon chez Alexandre Jardin
Une chaude après-midi de mai 2011. Mohamed Ka, le président de Réussite Cité, une association d'accompagnement social et de soutien scolaire basée à Stains (93), a rendez-vous avec Alexandre Jardin, à deux pas de son domicile, dans un bar cosy du XVII° arrondissement parisien. L'idée est de se faire rencontrer et débattre des membres de l'association avec le célèbre écrivain sur le thème de la réussite des jeunes en banlieue. Manque de communication ou malentendu, Alexandre Jardin qui attend quatre ou cinq jeunes voit débarquer un groupe bien plus nombreux. La terrasse du bar ni le Square des Batignolles attenant ne faisant l'affaire pour organiser cette rencontre, l'écrivain propose d'accueillir tout le monde dans son appartement laqué rouge vif où son bureau va devenir, pendant plus d'une heure, le dernier salon parisien où l'on cause « banlieues »...
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Humour noir et rire jaune : le palmarès des Y’a Bons Awards
Dénoncer les propos tenus dans les médias par des personnalités du monde politique ou intellectuel français contre les Noirs, les Arabes, les immigrés, l'islam, ou encore les habitants des banlieues : tel est le but des Y'a Bon Awards, une cérémonie de remise de prix parodique créée par Les Indivisibles. Comme une invitation à une catharsis, cette association a réuni lundi 23 mai au Cabaret Sauvage, pour la troisième année consécutive, tous ceux qui ont préféré rire de ces propos plutôt qu'en pleurer.
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Pape Diouf : « Il faut amener le football à être vraiment exemplaire »
Pape Diouf, né en 1951, est arrivé à Marseille à la fin des années 70. Il est le fils d'un militaire qui s'est battu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Après des études à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, ce Franco-sénégalais passionné de football, devient journaliste puis, des années plus tard, agent de joueurs pour Basile Boli, Joseph-Antoine Bell, Marcel Desailly, Bernard Lama, Sylvain Armand, William Gallas, Grégory Coupet, Laurent Robert ou encore Didier Drogba. En 2004, il rejoint l'Olympique de Marseille comme manager général du club, chargé des affaires sportives puis est nommé président du directoire. En 2005 il devient président de l'Olympique de Marseille jusqu'en juin 2009. Aujourd'hui, il est, depuis 2010, actionnaire de l’European communication school et de l’Institut européen de journalisme à Marseille.
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HH contre FF : la guerre perdue des films France-USA
Mercredi 4 mai débarquait dans les cinémas de France, à tombeau ouvert, « Fast and Furious 5 » : voitures de sport, lancées à plus de 250 km/h dans des rodéos urbains ultra-violents sous le regard de belles pépées, garanties. Et, avec près de 1,2 millions de spectateurs en première semaine, F&F5 écrase le box-office hexagonal. Le même jour, sortait sur nos écrans noirs, en toute discrétion, « HH, Hitler à Hollywood », second long-métrage du jeune cinéaste belge Frédéric Sojcher. Pour lui, pas de matraquage marketing jusqu'aux photomatons où il est possible de se faire tirer un portrait tuné Vin Diesel. De simples cartes postales à l'effigie de « HH, Hitler à Hollywood », dans les rares cinémas où il est distribué, sont à disposition des cinéphiles.
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Maroc : l’autre pays du hip hop…
Lors d'un séjour touristique au Maroc, Joshua Asen découvre dans la médina de Rabat que de nombreux jeunes Marocains vouent une passion sans bornes au hip hop, aussi bien américain que marocain. Ses recherches universitaires (dont le sujet est justement le hip hop) le conduisent à revenir avec une bourse d'études. Il sillonne alors le Maroc où il apprend l'arabe dialectal pour pouvoir comprendre ces jeunes passionnés de rap et de hip hop et les interviewer. Muni d'une caméra, de son étude nait un projet de documentaire quand il décide de les aider à mettre sur pied un festival dans les villes natales des principaux protagonistes, devenus pour certains très célèbres au Maroc, à l'instar du groupe H-Kayne.
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En mai, les musiques et les films du Maghreb s’exposent à Paris
Un air de Maghreb flottait sur le Cinéma des Cinéastes, la salle « Art et essai » du quartier, située tout près de la populaire Place de Clichy à Paris. En amont de la 6e édition du Panorama des cinémas du Maghreb qui s'exhibe dans les cinémas de Seine-Saint-Denis du 4 au 8 mai 2011, une séance Hors les murs était organisée jeudi 28 avril pour la projection du film Pégase. Ce premier long métrage du jeune réalisateur marocain Mohamed Mouftakir nous plonge dans un univers aussi sombre et qu'onirique. Il raconte l'histoire de Rihana, une jeune fille issue de la campagne. Victime d’un grand traumatisme, elle se trouve hospitalisée dans un asile psychiatrique. Elle croit être enceinte de Zayd, un jeune homme de son village. Pour elle, cet acte est béni par Le Seigneur du Cheval, un esprit vénéré par son père. Zineb est psychiatre. Son supérieur lui confie Rihana. Sa mission consiste à la faire parler et éclaircir ce mystère...
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Sous les bombes musicales de Casey et B.James versus Zone Libre
Concert à couper les riffs non pas au couteau mais à la perceuse pour fêter les 3 mois de la sortie du film 93 La belle rebelle de Jean-Pierre Thorn. Ce bon documentaire, retraçant l'épopée de créativité explosive des fleurs de béton que sont les Béruriers Noirs, NTM ou autre D' de Kabal, projeté en première partie de soirée, a bien rempli, ce mardi 26 avril, la grosse salle de l'Espace 1789 de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Mais le meilleur était à venir.
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Légaliser le cannabis pour sauver la République ?
Certains soirs, pour rentrer chez lui, Stéphane Gatignon, maire de Sevran, en Seine-Saint-Denis, doit passer un check-point de police, comme dans une ville assiégée. Une opération est en cours et l'hélicoptère de la préfecture quadrille le ciel. Pourtant, le jeune édile de 41 ans, l'affirme : il y a de la vie et de l'espérance dans sa ville de plus de 50 000 âmes. Mais tous les efforts entrepris pour améliorer le quotidien des habitants sont comme annihilés par le trafic de drogue qui gangrène tout. Stéphane Gatignon s'est associé à Serge Supersac, policier à la retraite et ancien dirigeant d'une compagnie de CRS en Seine-Saint-Denis. A eux deux, ils ont commis un livre, « Pour en finir avec les dealers » (éd. Grasset), paru en avril. Et comment en finir ? En légalisant le commerce de cannabis dont la France est le premier pays consommateur en Europe en dépit de sa législation, la plus sévère de l'Union européenne.