Derniers articles
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Hamid B. croit en ACN, qui le fera repartir dans la vie
Hamid B. rentre du travail, il est bientôt 6 heures, il passe par le parking du DNG (Da north gang, nom d'une partie de la cité des Pyramides). Hamid a la quarantaine. Cela fait 25 ans qu'il habite dans ce quartier. Il est marié et père de quatre enfants. Son nom (qu’il souhaite taire) et son prénom impressionne toujours paraît-il, car il n'a a priori pas la « tête » d'un Maghrébin, mais celle, comme le disent certaines personnes, d’un « Français de souche ». Il est maître d'hôtel, et à son travail on l'appelle Rémi, parce que « ça fait mieux », dit-il. Hamid parle de tout, de« guerre », de « discrimination », des « vacances », du « voile », du « niqab » et même de « travail ». Il semble un peu tourmenté.
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Imran, 65 ans, la vie derrière soi et rien devant
Il y a six mois de cela, en passant dans Montreuil, sûrement auriez-vous aperçu au détour d’une rue, ruelle ou avenue, un monsieur de taille moyenne, la peau couleur caramel, les cheveux et la petite barbe grisonnante, un visage que la vie a marqué par des rides profondes mais dont la marche agile laisse entrevoir encore une certaine fougue. Sûrement l’auriez-vous vu en train de tirer sa poubelle sur deux roues, un balais à la main et portant sur lui une combinaison fluorescente. Imran, qui aura 65 ans en octobre, travaillait encore à la voirie de la mairie de Montreuil jusqu’à ce mois de décembre 2009.
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Solidarité et business : des mots qui vont très bien ensemble
Dans le très chic 8e arrondissement de Paris a eu lieu hier soir la 4e édition des Espoirs du Management, avec remise du trophée qui récompense le métier de manager. Et c’est au sein de la Chambre de commerce et de l’industrie de Paris que s’est déroulé la cérémonie. Une messe où se bouscule tout le gratin de l’entrepreneuriat française : Fédération patronale, directeurs de grands groupes, banquiers, hommes d’affaires, tous réunis la main sur le cœur pour célébrer le management à la française. Un rendez-vous annuel crée de toute pièce par la conviction d’un homme : Charles Van Haeckel, le créateur des Espoirs de Management.
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L’empaqueteur de valises
Quand on pense à un bagagiste, on imagine un mec sur le tarmac d’un aéroport en train de balancer plus ou moins délicatement les précieuses valises des passagers qui font la queue pour l’embarquement. Mais à côté de cela, il existe un autre type de bagagiste. Ils ont ce statut parce qu’ils s’occupent des bagages dans l’aéroport en accord avec les autorités et certaines compagnies aériennes. Et ils s’en occupent d’une manière spéciale puisqu’ils les emballent. Emballer un bagage? Oui c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est un métier qui consiste à recouvrir de plusieurs couches de film plastique les valises, cartons, sacs tricolores de Barbès qui doivent prendre l’avion, tout peut y passer.
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Massoud, du déménageur au patron éco-responsable
Le maire du 17e arrondissement Brigitte Kuster, l’adjoint au maire chargé du commerce Geoffroy Boulard ou encore Aziz Senni, entrepreneur et écrivain, tous étaient présents à l’inauguration de sa boutique de déménagement. Un petit magasin de 25-30 m2, à la peinture orange vif et chaleureuse, étroite mais bien agencée pour pouvoir y disposer des matériaux utiles au déménagement. Assez de place également pour un petit comptoir derrière lequel travaillent d’habitude ses deux employés et sa stagiaire. Mais ce soir, sushis et petits fours occupent la place.
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Foul express : du trader à l’écrivain
Du trading à l’écriture, il n’y a qu’un pas. Marwan Muhammad en sait quelque chose. De ses cinq années passées en salle de marché, d’abord comme stagiaire puis comme trader, il en tire « Foul Express.» Plus qu’un récit autobiographique des années passées à la «Société Particulière», l’auteur livre une critique au vitriol du milieu de la finance. L’humour et une forme de candeur en plus. Pas étonnant que Foul Express se lise surtout d’une traite. Un véritable ovni littéraire. On y trouve tout. Finance, actualité, réflexions philosophiques, voyages…Marwan Muhammad, 32 ans, a compilé dans son premier ouvrage quelques morceaux choisis de sa vie mais aussi de ses pensées. Et pour captiver le lecteur, pas mieux que la finance et le monde des traders. La réussite pour certains. La déception pour d’autres. Né en 1978, Marwan Muhammad grandit dans le très populaire XVIIIe arrondissement de Paris. Fils d’un commerçant égyptien et d’une sage-femme algérienne, le jeune homme a, comme beaucoup de jeunes issus de l’immigration, soif de réussite.
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« La diversité ne se décrète pas »
L’Association Nos Quartiers ont des Talents (NQT) vit une vraie success story. Mardi, elle signait un partenariat avec Coca Cola Entreprise dans l’usine de Grigny (91). En réalité, la firme américaine et l’association, créée par Yazid Chir en 2005, travaillent main dans la main depuis 2009. Au total 36 jeunes diplômés issus des quartiers ont été suivis chacun par un cadre dirigeant de Coca Cola. Dix d’entre eux ont été embauchés depuis. Alors pour marquer le coup, Nos Quartiers ont des Talents et Coca Cola ont sorti le grand jeu. Conférence de presse à l’usine Coca Cola, présentation power-point et défilé d’acteurs importants de l’emploi. Comme Thomas Chaudron, président du Medef 91. A coup de « Yes, we can », le jeune patron loue les capacités des jeunes Essonniens. « Ce sont des jeunes qui le méritent…pourquoi chercher ailleurs !?»
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Daouda Sanogo, l’as du recyclage des déchets
Daouda Sanogo est né à Paris dans une fratrie de sept. « Je suis au milieu, trois au-dessus et trois au-dessous. Deux frères et quatre sœurs. Mes parents sont retraités. Mon père était chauffeur poids lourds, il travaillait la nuit. Aujourd’hui, hors de question pour lui de conduire un camion, même celui de son fils ! Ma mère faisait des ménages. »
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Le mot « musulman » est tabou dans les entreprises françaises
Les « matinées de l’ambassadeur » des Etats-Unis à Paris sont toujours très courues, même quand l’ambassadeur n’est pas présent. En écho au sommet américain de l’entrepreneuriat inauguré par Barack Obama la veille à Washington, patrons, jeunes entrepreneurs, ONG et journalistes ont assisté mardi 27 avril à une réunion-débat dont le thème était « La promotion de l’entrepreneuriat et les moyens de promouvoir les communautés musulmanes à travers le monde. » Dans le salon privé, difficile de se frayer un chemin. Pas loin de 250 personnes. Mark Pekala, chargé d’affaire à l’ambassade ouvre la matinée et déploie tout le lexique du pragmatisme à l’américaine.