Derniers articles
-
Banlieues françaises : mémoire d’une amnésie
Rien de tel qu’un temps de Toussaint pour se mettre à écrire. C’était il y a trois ans et c’était déjà la Toussaint. Ou plutôt le mois de Ramadan. L’Hebdo et ses reporters débarquaient en terre inconnue : la banlieue française. J’étais établi à Paris depuis 2004, correspondant free-lance. Les émeutes de novembre 2005 me poussèrent hors de mon nid douillet. La banlieue, je connaissais. Un peu. C’est par à-coups que je m’y rendais, intrigué par cette Sibérie tempérée où vivent les descendants de la colonisation. J’avais sous les yeux le produit d’une histoire très mal digérée.
-
Sœur Emmanuelle, l’œuvre et la chair
Avec son complice en écritures terrestres, l’abbé Philippe Asso, Sœur Emmanuelle avait planifié son immédiat après-mort. Voici que paraissent « Confessions d’une religieuse »*, ses mémoires posthumes, deux jours seulement après son inhumation à Callian, dans le Var. A ceux qui l’interrogeaient sur sa vie, elle répétait : « Attendez que je disparaisse, et vous en saurez plus. » Alors voilà : Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin, avait un corps. Et elle en souffrit. Les tourments du sexe – pardon d’être si direct, l’auteur l’est moins, elle appelle ça « l’aiguillon » – ne la quittèrent jamais. L’abeille pleine de vie qui l’avait piquée dans sa prime adolescence avait planté un délicieux parasite dans sa chair, dont elle ne put se débarrasser complètement. Et peut-être ne tenait-elle pas à s’en défaire.
-
Le cours de la diversité française indexé au modèle US
La loi. Rien que la loi ? Avec ses principes universels, ou soi-disant tels, la République française a longtemps fait l’autruche face aux changements provoqués par son immigration. Les problèmes se règleraient d’eux-mêmes par l’opération de la sainte Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
-
Un sommet pour la paix
Ils sont venus, ils sont tous là : l’imam de Drancy, Hassan Chalghoumi ; le rabbin de Ris-Orangis, Michel Serfaty ; l’imam du foyer Lorraine, dans le 19e arrondissement de Paris, Sam Samba ; le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et président du Conseil des communautés juives de Seine-Saint-Denis, Samy Gozlan ; le président du Conseil des communautés juives du nord-est parisien, Michel Bouskila. Il y a même la « mamma », bien vivante, Kadiouta Gabira, présidente de l’association « Entraide et espoir », du 19e également, déterminée à faire se rencontrer les femmes africaines et juives de l’arrondissement.
-
Devant la Star Ac’, avec Maurice et Arlette
C’était un peu la fête à nœud-nœud, hier soir, face au 12 de la rue Charlot. Les élèves de la Star Ac’ faisaient leur entrée dans leur nouveau « château », un hôtel particulier du Marais loué par TF1-Endemol. Il y avait Maurice, chemise blanche, bedaine triomphante, descendu tout exprès de Marcadet-Poissonniers. Un cas, Maurice, venu chercher ses 15 secondes de célébrité. Qu’il a eues. « Vous voulez que je vous chante quelque chose ? » Vas-y pour « Que je t’aime ». Applaudissements du public. On peut retrouver Maurice chez « Didine », un restaurant fréquenté par les forains. « Marcel Campion, le patron des forains, vous connaissez, hein ? Il est passé dimanche sur M6. C’est quelqu’un, Marcel Campion, il a réussi, il est riche, il va à Saint-Tropez. »
-
Polémique aux « Césaire » : la cérémonie change de nom
Les morts ne parlent plus, leur descendance, oui. La famille d’Aimé Césaire ne veut pas que le nom de son illustre aïeul, décédé le 17 avril dernier, soit associé à une cérémonie récompensant des artistes afro-caribéens. A Fort-de-France, où le poète repose en héros national, des voix se sont élevées pour empêcher la tenue des prochains « Césaire », le 23 septembre en principe, au théâtre du Châtelet, propriété de la mairie de Paris. Des parents du défunt, ainsi que le maire du chef-lieu martiniquais, Serge Letchimy, ont fait savoir qu’ils désapprouvaient l’intitulé de la manifestation, qui gagne cette année des galons et plus d'argent, grâce à l’entrée en lice, non sans arrière-pensées politiques (le « vote noir » en 2012), de la mairie de Paris et de son chef Bertrand Delanoë parmi les organisateurs. La municipalité sort 100 000 euros de sa poche.
-
Hafsia Herzi : « Moi, ma mère, elle voulait mon bonheur »
« Pas de photos, j’ai plus de tête. » Elle a bien raison de refuser que je la prenne en photo, Hafsia. Mon appareil lui aurait fait des yeux rouges. Or, elle les a noirs et on ne voit qu’eux. C’est grâce à Nadia Taouil, actrice dans « La graine et le mulet » rencontrée à Sète en décembre, si cette interview a pu avoir lieu. Elle a téléphoné à sa camarade de tournage pour lui dire d’accepter l’entretien. Merci, Nadia. Hafsia est pile à l’heure au rendez-vous, sortie métro Abbesses, à Paris. Nous nous installons dans un café tout proche. INTERVIEW.
-
Grève à 20Minutes.fr
La rédaction du site Internet 20minutes.fr, partenaire du Bondy Blog, annonce dans un communiqué diffusé aujourd'hui, avoir voté lundi en fin d'après-midi une grève de 24 heures reconductible, suite à la mise à pied le même jour du rédacteur en chef du site, Johan Hufnagel. Les raisons de cette décision de la direction de 20 Minutes n'ont pas été communiquées aux salariés de 20minutes.fr, qui demandent la levée de la mise à pied.
-
Notre mère qui est au Sud…
Quel est le rapport entre la dépollution de l’eau et la paix au Proche-Orient ? Dans son discours ouvrant le sommet de Paris pour la Méditerranée, hier au Grand Palais, le président Nicolas Sarkozy a zappé les « grands projets concrets » qui forment pourtant le cœur de l’Union pour la Méditerranée (UPM), suite du Processus de Barcelone. […]