Derniers articles
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« Ne pas parler du racisme anti-blanc : un déni de réalité »
« Au collège, il y a beaucoup de violence. Mais si tu es français de souche, alors cette violence est plus souvent dirigée contre toi. » Guillaume est élève dans un collège ZEP de Pierrefitte-sur-Seine. Il se plaint de l’intolérance de certains de ses camarades qui, dit-il, manifestent une agressivité envers lui en raison de son appartenance à « l’ethnie française ». Maintenant qu’il est en troisième, il dit être moins victime de violence verbale que dans les classes précédentes : « Je n’ai pas tellement vécu ce racisme lorsque j’étais en primaire même si c’est déjà arrivé. Mais dès mon entrée en sixième, j’y ai tout de suite été confronté, presque quotidiennement. »
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Rocky ! Au iep !
Je suis Rocky. Rocky le pitbull. Je n’aime pas mon nom, mais je n’y peux rien. Quand on m’appelle je ne réponds pas, je fais de la résistance. J’aurais voulu m’appeler Oscar ou César. Les autres se moquent de moi et m’appellent Rambo ou Oncle Ben. Qu’ils sont bêtes ! J’habite en banlieue chez les parents de Johnny. Ils me tolèrent à peine et menacent de me jeter dehors. Alors Johnny s’énerve et menace de ne plus les voir. Et moi je vis dans la peur de me retrouver un jour à la SPA. Mon moment préféré, c’est le soir, quand il se met sur son lit pour réviser ses cours de psycho. On reste ensemble, en silence. On se comprend sans rien se dire. Et là toutes mes angoisses disparaissent.
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J’ai réussi à partir, à me sauver
Quitter la banlieue était devenu une obsession. Pourtant, je n'y étais installé que depuis trois mois. C'était à cause de cette satanée impression de mourir dès le lever du soleil. A force de se coucher les yeux rougis en attendant l'aube morose. Je n'avais ni le langage ni la posture pour m'en sortir, dans cette enclave. J'avais peur de tout et de tous. Je n'étais pas dans le moule. Je ne lui rendais jamais le bonjour par sympathie ou par politesse mais par obligation.
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Je suis fière de dire que je suis une jeune de banlieue
Une photo à l'entrée de chez moi me rappelle à quel point Clichy-sous-Bois était une ville agréablement calme et fleurie. Ma famille s'y est installée dans les années 1970. Avec un brin de nostalgie, ma mère me décrit ce jour d'automne où la photo a été prise. Une ville étrangement tranquille et verdoyante avec d'immenses pelouses. Une ville endormie qui s'éveille à la sortie des écoles. Quand elle m'en parle, j'ai l'impression d'une bourgade paisible à la Westeria Lane, avec, seule différence, des tours de ciments à la place des maisons.
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« L’impression d’être dans une cellule »
La France, tu l'aimes ou tu la quittes ! Cette phrase résonne encore dans ma tête. Mes parents avaient 20 ans lorsqu'ils ont quitté le Maroc pour trouver une vie meilleure, laissant derrière eux leur pays, leurs familles, leurs langues maternelles. Mais en vacances au bled tous les étés pour ne pas oublier.
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Rencontre avec Jean-Marie Le Pen : dans les coulisses…
Lorsque j’apprends que Jean-Marie Le Pen vient au CFJ (Centre de formation des journalistes, à Paris), je suis un peu étonné. L’initiative peut paraître surprenante, mais s’inscrit dans le cadre des « Rendez-vous du CFJ », au cours desquels des personnalités venues d’horizons politiques très différents, comme Martin Hirsch, Michel Rocard ou Olivier Besancenot, vont se succéder pour répondre à nos questions.
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Des collégiens de Villepinte se font la fiction de leur vie
Amitié, désespoir, amour trahi, loi du silence... Petit florilège des thèmes traités dans cinq courts-métrages dont les acteurs et scénaristes sont des collégiens de Villepinte (93). La grande salle du Forum des images, aux Halles, à Paris, est pleine ce samedi 9 octobre. Des élèves de cette ville de Seine-Saint-Denis, des membres de leurs familles, des mamans, des amis : ils vont voir des réalités parfois dures à dire, à vivre, et ici traduites en fictions.
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Lycée choisi, lycée subi : quel établissement pour son enfant ?
« Je n’ai pas envie que mon fils se retrouve dans un lycée classé 1588e sur 1912 ! C’est un bon élève et j’estime qu’il a le droit d’avoir un enseignement de qualité. » Marie est remontée. Son fils Eric, en troisième dans un collège à Pierrefitte, a toujours eu de bons résultats. Elle ne souhaite pas qu’il poursuive ses études dans le lycée du secteur, Maurice Utrillo, et elle entame dès à présent les démarches pour obtenir une dérogation.
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A Clichy-sous-Bois, une commémoration et un combat
Il est 7 heures, Clichy-sous-Bois et Montfermeil s’éveillent. Le chassé-croisé entre travailleurs du soir et du jour commence sous un vent glacial qui vous taille les lèvres. La musique réchauffe les cœurs et ce garçon qui sort de la cité du Bois du Temple l’a bien compris. La tête enfoncée dans son blouson, des symphonies saccadées s’échappent de son portable. Il y a un an, lorsque je suis venu dans cette même cité, le commissariat qui se trouve juste au pied des tours était encore à l’étape de squelette, aujourd’hui il est quasiment terminé à quelques finitions près.