Derniers articles
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Montreuil : la mairie ne snobe plus les assos de quartiers
En approchant du quartier du Morillon, à Montreuil, un beat s’échappant d’entre les tours de la cité raisonne aux oreilles du voisinage : « 1,2, 1,2, test, bonsoir, 1,2… » Sur une scène installée sur la place, l’ingénieur du son met au point la sono. En cet après-midi de vendredi, des stands et activités en tous genres ont pris possession des infrastructures du quartier. Le terrain de foot en synthétique est transformé en parcours du combattant, où les enfants sautent et courent au milieu d’obstacles.
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L’ado et les fringues : jamais sans ma marque
portemonnaie. Gage d’une bonne intégration, le teen-ager se doit, paraît-il, d’être sapé selon les codes du moment. Sinon, « t’es qu’un boloss ! » – une sorte de sous-ado. S’habiller, se chausser, se parfumer, se customiser avec de la marque, et uniquement de la marque, ce n’est pas que tendance, c’est obligatoire ! Du slip aux chaussettes en passant par les barrettes (à cheveux), ne rien laisser au hasard. Peu importe si la sacoche « Dior » est une imitation made in petites mains asiatiques, ce qui compte, c’est de l’avoir et surtout d’être vu(e) avec. Pour gagner le droit d’être « respecté ».
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« Obama, c’est notre nouveau prophète, c’est le messie »
L’Hôtel-de-Ville de Paris était américain hier soir. A défaut de ne pas être à Washington comme sa très chère camarade Ségolène Royal qui se targue d’être le maître à pensée du nouveau président des Etats-Unis, le maire Bertrand Delanoë avait fait venir l’Amérique à lui, sous les ors municipaux. Quelles belles salles ! Que de magnificence ! Il se devait de marquer le coup le jour de l’investiture de Barack Hussein Obama. Mais son ex-rivale à une investiture moins grandiose – la tête du PS – lui aura toutefois ravi la vedette, même placée « à 200 mètres » du successeur de Bush. Le maître de cérémonie avait fait les choses en grand pour ses hôtes : trois écrans géants retransmettant la cérémonie du Capitole, champagne, petits fours et Golden Gate Quartet en smoking blanc – évocation d’un parcours terrible et magistral : des champs de coton à la Maison Blanche.
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Ces bébés shootés au Coca
Quand des ados se cuitent à l’alcool nuit et jour, d’autres, encore plus jeunes, se shootent au Coca. C’est devenu une habitude dans certaines familles que de donner à boire aux enfants, dès l’âge de 2 ans, le mythique soda plein de bulles et plein de sucre. L’une des boissons les plus vendues au monde coule à flots dans le gosier des bambins. Elle en vient parfois à remplacer le lait. L’autre jour, dans le bus, je tombe nez à nez avec une maman d’une trentaine d’années accompagnée de ses deux enfants, des jumelles âgées de 2 ou 3 ans. L’une des petites semble réclamer avec insistance un petit quelque chose. Je m’attends à un biberon, un jouet, un bonbon. J’ai tout faux : la maman tend à sa petite fille une bouteille de Fanta, toute prête à être consommée.
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Commerce en banlieue : petits arrangements entre amis
La cité, ce n'est peut-être pas la vie en rose, mais les placards y sont rarement vides longtemps. Surtout lorsqu’on se côtoie depuis des années. Tout se troque, se prête, se donne. Il y a maman qui envoie son petit avec un verre vide demander du sucre ou de la farine à la voisine. Ou le gamin qui toque à la porte pour des œufs ou un oignon. Mais les échanges et services rendus ne s'arrêtent pas là. Votre télé tombe en panne ? Allez en face. Sinon, adressez-vous aux jeunes en bas de l’immeuble. Avant la fin de la soirée, vous aurez un téléviseur dans votre salon. Certes, pas flambant neuf, mais c'est déjà ça !
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Une femme africaine est d’abord une mère !
Café curial, Paris, 19e, samedi. La Journée internationale de la femme s’incarne quelques heures dans cet espace au cœur d’une cité populaire, où vit une population en majorité d’origine africaine. L’association Rassemblement des mères du 19ème, présidée par Joyce Malay-Ayache, en partenariat avec Entraide et espoir, l’« assoce » dirigée par Khadiatou Gabira, organisent à cette occasion une réunion entre femmes.
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Mystique clochard
C’était en fin de soirée. Je marchais le long du canal de l’Ourcq, à Paris, lorsque je fis la rencontre d’un clochard. Allongé avec sa petite bière lui tenant compagnie, il grignotait une barre chocolatée aux saveurs de caramel et vanille. Je lui dis « bonjour ». Me regardant de ses yeux crispés et doux à la fois, il me dit : « Vous êtes qui, vous ? – Je suis un jeune du quartier. – Mais je ne vous ai jamais vu dans le quartier. – C'est que je ne sors pas souvent et à vrai dire, lorsque je sors c'est pour aller directement dans une librairie y acheter des livres. »
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A la mémoire de Youssouf
Avec un groupe de jeunes du quartier Noailles, dans le centre-ville de Marseille, Youssouf devait participer à un atelier de journalisme et intégrer le Marseille Bondy Blog. Ensemble, ils se connaissent depuis l’enfance, partagent tout, les galères et les joies. En juin dernier, Youssouf, accompagné de sa mère, a pris l'avion pour aller au bled. Il n'y est jamais arrivé. Ses amis ont voulu réunir ici les souvenirs qu’ils souhaitent conserver de lui.
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Ségolène Royal rencontre Dilgo
La première fois que Ségolène Royal avait croisé mon chemin, c’était à Bondy. J’essayais d’obtenir les signatures pour devenir président de la République, et je voyais bien que j’avais à faire à des machines de guerre. Et c’est ce que j’avais vu, ce jour-là. Une machine de guerre qui s’était posée sur Bondy avec son service d’ordre, ses télévisions, ses chiens de garde.