Derniers articles

  • Grand Corps Malade succède à Piaf

    Des mecs, billets à la main, cherchent acheteurs. D’autres, les mains vides, cherchent des places. On trouve de tout devant l’Olympia. Un vendeur de sandwiches rôde par-là, tentant désespérément d'écouler ses « jambon-fromage à quatre euros ». Les fameuses lettres lumineuses annoncent « GRAND CORPS MALADE ». Du slam. Certains sont venus ce jeudi soir pour découvrir un univers. C’est le cas de Eljida, la quarantaine, « qui ne le connaît que de nom ».

    Par Mehdi Meklat
    Le 26/05/2008
  • Carole Diamant, la prof baroudeuse de la banlieue

    Vendredi, 16 heures, au lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen. Ça sent la fin de semaine éprouvante. Elle nous fait patienter quelques secondes dans le couloir, le temps de régler un petit souci avec un de ses élèves. Elle nous fait entrer, souriante, accueillante, confortablement installée sur sa chaise à roulettes de bureaucrate, en cuir noir, et se dit « étonnée » de nous voir là. En effet, ni cours, ni demandes particulières ne nous amènent, Badrou et moi, dans cette salle. La philo, ce n’est pas encore pour nous. Nous voulions voir Carole Diamant, un point c’est tout !

    Par Mehdi Meklat
    Le 24/05/2008
  • Ciné, agriculture, excision : carnet burkinabé

    Le cinéma. La nuit, au Burkina, la chaleur est à peine moins suffocante que durant la journée. La nuit, au Burkina, les rues sont aussi vivantes que sous le soleil. En plein milieu d’une nuit au Burkina, juste devant notre hôtel, une série policière se tourne. Il est une heure et demie du matin. Stupéfaction, au bord de la piscine, un travesti sirote un cocktail. Deux maquilleuses habilleuses le cajolent. L’homme à la perruque et rouge à lèvre, s’apprête à tourner sa scène.  

    Par Mehdi Meklat
    Le 16/05/2008
  • L’UOIF, le double langage pour doctrine

    Au parc des expositions du Bourget, une petite foule attend de pénétrer dans « le salon de l’islam » (comme il est parfois surnommé). Les 3000 visiteurs de 1993, c’est de l’histoire ancienne. Jeudi, l’UOIF se préparait à accueillir, sur quatre jours, 140 000 personnes. A l’intérieur du hall 1, c’est une véritable caverne d’Ali baba de l'islam-business, avec des tonnes de tissus, de livres sacrés et d'agences commerciales islamiques nouvelle génération (« envoyez SADAKA au 8 26 26 pour la construction d‘une mosquée »). Sans parler des livres venus tout droit d'Arabie Saoudite dans la librairie de Iqra, une télé saoudienne où défilent parfois des propos antisémites ou misogynes (« la femme prend moins de temps à réfléchir, voilà pourquoi contrairement à l'homme, elle agit avant de réfléchir »).

    Par Mehdi Meklat
    Le 12/05/2008
  • Le pitre Alévêque fête les « un an de conneries du petit »

    Mardi, contre-anniversaire pour les « anti-Sarko ». Tandis que les fidèles sont à la salle Gaveau pour célébrer « un an de promesses tenues », d’autres estiment plus pertinent d’aller au Fouquet’s pour fêter « les un an de conneries du petit », répondant à l’invitation de Christophe Alévêque. Nous avons choisi le Fouquet’s, en raison sûrement de notre esprit fêtard. […]

    Par Mehdi Meklat
    Le 07/05/2008
  • Deux familles musulmanes sur scène : qui sera la plus morale ?

    Ce samedi-là, la salle municipale Guy Môquet de La Courneuve est en ébullition. Depuis prés d’une heure, des techniciens improvisés s’activent sur la scène. Ils dressent le drap blanc qui fera office d’écran géant, arrangent les guitares sèches. On s’échauffe la voix alors que les sièges se remplissent peu à peu. Il y a là […]

    Par Mehdi Meklat
    Le 06/05/2008
  • Bonjour Madame l’Afrique, comment va le Burkina Faso ?

    Quatre mille soixante-treize kilomètres, cinq heures de vol, un Boeing 767 crache trente Blancs sur le tarmac de Ouagadougou Airport. Arrivés tout droit du 93 pour douze jours et onze nuits. Avec un but : l’attribution de vingt ordinateurs à un lycée et son millier d’élèves, la distribution de bodys, de paires de chaussettes, de vêtements […]

    Par Mehdi Meklat
    Le 01/05/2008
  • Serge et Fadela, le couple d’enfer de la banlieue

    Voitures aux vitres teintées et rue barrée. Ce n’est ni Sharon Stone, ni Nicolas Sarkozy qui visite l’ANPE de Corbeil-Essonnes, c’est Fadela Amara. C’est dans cette petite agence, au bord de la Seine, que la secrétaire d’Etat à la politique de la ville a décidé de présenter le « contrat d’autonomie », dont l’ambition est de diviser par deux le chômage dans les quartiers. Ce contrat, l’un des grands axes du plan Espoirs banlieue, s’adresse aux 16-25 ans, 45 000 emplois devraient être créés en trois ans. Les jeunes, futurs travailleurs, seront pris en charge, coachés puis placés en CDD ou CDI. Ça c’est pour les volontaires, les autres « on ira les chercher nous-même », assure la secrétaire d’Etat. Coût de l’opération ? « 20… euh… 25… non, 250 millions d’euros sur trois ans », bégaye-elle.

    Par Mehdi Meklat
    Le 29/04/2008
  • Alévêque va refaire la soirée du 6 mai devant le Fouquet’s

    Je trace comme un taré, de la Bastille au Réservoir. Défilent les bars aux terrasses remplies, les rayons de soleil n’y sont pas pour rien, les lunettes noires sont de sortie ! Ça fait du bien, profiter des beaux jours. Mais pas le temps de s’éterniser, je continue ma folle cavalcade. C’est peine perdue, quinze minutes […]

    Par Mehdi Meklat
    Le 28/04/2008