Derniers articles
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Harlem : Street Life
C’est une porte vitrée, bloquée entre deux bâtiments. Une porte discrète, presque secrète. Des feuilles blanches avec quelques griffons sont scotchées. « Streetwork est ouvert aujourd’hui ». Il faut sonner, attendre le signal, pousser la porte. Et monter au premier étage. Streetwork a les portes oranges, quelques décorations d’Halloween pendent encore.
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Le Pôle Emploi de NYC
Le soleil fait s’allonger les silhouettes. Des ombres se dessinent, déjà si tôt, sur les trottoirs. Un filet de lumière éclaire la 125e rue. L’air est frais, presque congelé. Chacun est emmitouflé. Aux arrêts de bus, tout le monde prend le temps d’attendre. Et tout le monde monte, tout le monde s’écrase.
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Au théâtre ce soir : Sandy
Comme après une course effrénée, Harlem reprend son souffle. La vie retrouve ses traces. Sandy, passée telle une furie, a fait flancher des arbres et des barricades. Des voitures ont été mangées par la force des vents. Les rues sont envahies par les branches, amassées dès l’aube par des employés de la ville.
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« Harlem est toujours derrière Obama »
Le vent souffle atrocement. Les corps sont à deux doigts de s’envoler. La tempête, Sandy, va bientôt balayer New York d’un terrible revers. Tout le monde se barricade. Jimmy, au pied de son immeuble propose de « monter chez lui, plutôt que de rester ici ».
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Les Kids in America
Prenez la Terre entre vos mains. Pointez Bondy. Pointez Harlem. Au milieu, l’océan s’étend. Tout se ressemble, tout s’oppose. Harlem est l’Histoire. Harlem a son passé, son présent. Son futur qui se dessine. C’est un territoire complexe, si large, si divers. On l’a découvert, il y a deux ans.
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« Nous, à l’UDI, on accepte tout le monde »
Il y a deux attroupements. À la même heure. À peine à vingt pas d'écart. Deux événements du dimanche. Un qui se joue chaque semaine, l’autre qui ne se joue qu'aujourd'hui. A gauche, les fidèles sortent de la messe dominicale. Le prêtre de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet vient de leur dire son prêche. A droite, les fidèles de Jean Louis Borloo sortent de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris. Il vient aussi de leur faire son prêche. Et ils sourient de toutes leurs dents. Les moins jeunes laissent éclater leurs dentiers.
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Les pépites du cinéma
« Il va dans quel sens le vent? ». Il a demandé : « Hein, il va dans quel sens? ». D'est en ouest, ou l'inverse. La salle sèche. "De là à là", tente une voix, cachée. Le vent va de là à là, ce n'est pas très important. L'important, c'est lui, Michel Gondry qui répond aux questions et ose en poser. "Il va dans quel sens le vent?". La salle se plie, puis se tord de rire. Puis, tout s'éteint, tout devient obscur.
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Lettre à la 4e fortune mondiale
Bernard, reste, mec. Tes comptes sont aussi pleins que les nôtres sont secs. Il y a de l'aridité sur nos livrets A. Bernard, on a entendu dire que tu voulais fuir. Comme un taulard voudrait s'évader. Reste, Bernard. Tes zéros à perdre la boule servent la France, tu devrais être fier. Tes zéros aident les vieux grabataires, les sans emplois à la gorge sèche, les pauvres familles, du nord au sud, qui perçoivent chaque mois quelques centaines d'euros, à peine quelques centimes pour toi. Attendre la fin du mois, qu'enfin arrive la paye minable.
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L’UMP en reconquête au Touquet
C'est injuste, parfois, les lapsus. Les mots qui s'invitent, sans prévenir. Et qui, en une fraction à peine, font rougir comme jamais. La blonde, un peu plus de la vingtaine, lâche : "Je soutiens François Hollande". Là, elle se met à bouillir, explose dans un rire gêné. Elle gomme : "Jean François Copé". Parce que le duel au fleuret, du côté droit, oppose deux ténors du combat : Fillon et Copé.