Derniers articles
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Saartjie Baartman, l’histoire d’une Vénus callipyge pas comme les autres
« L'Histoire n'est pas faite pour accuser, excuser mais pour expliquer. Mais en France, nous avons des "petites" difficultés à regarder notre histoire, comparé à d'autres pays », lance Patrick Lozès, le président du Cran (Conseil représentatif des associations noires), avant la projection de « Vénus noire », le nouveau film d'Abdellatif Kechiche. « L'histoire des zoos humains que montre le film est très peu connue », ajoute Gilles Manceron, le vice-président de la Ligue des droits de l’homme. La grande salle qui se plonge dans l'obscurité est donc prévenue. « Vénus noire » va lui donner un petit cours de rattrapage.
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Salah Khemissi : Saint-Denis style
L'habit de ne fait pas le moine. Le quinqua qui attend sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis goûte le rock et le rap. Celui qui patiente avec des allures de père tranquille ne porte ni casquette ni sweat à capuche mais une parka bleue passe-partout. Pourtant il en connaît un rayon sur la culture urbaine. En 1990, deux jeunes apprentis rappeurs qui fréquentent la salle où il donne des cours de karaté et qu'il croise souvent à la Maison des Jeunes où il travaille comme animateur, le mettent au défi. « On voudrait se produire sur scène avec un groupe de Marseille qui s'appelle IAM ». Quelques temps plus tard, il met sur pied un concert devenu mythique dans l'histoire du hip hop français au palais des sports de Saint-Denis. Défi relevé. Didier et Bruno peuvent raper aux côtés de IAM et le talent de leur groupe, NTM, exploser à la face de la planète rap.
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Manif made in France pour trois grévistes coréens
« Très impressionnés ! » Trois syndicalistes sud-coréens n’ont pas perdu une miette de la manifestation parisienne du 12 octobre sur les retraites. L'immense cortège qui s'ébranle de Montparnasse avec ses fumigènes, ses slogans rythmés et la Batucada maison de Sud Rail les fait s'évader tout l'après-midi. « Ah, si on pouvait avoir une grande manifestation comme ça en Corée ! » s'extasie Eui Hyuk Shim, du syndicat KMWU (Korean Metal Workers' Union ) en remontant des lunettes rectangulaires sur son nez qui lui donnent un air docte et intello.
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Dans la peau de Monsieur Miss Mali France
Vingt ans et déjà président. Jimmy Berthé semble ne s'étonner de rien : ni de son CV surchargé ni de sa précocité. Certains ne se sont pas fait prier pour détecter son talent d'organisateur et lui confier des responsabilités. L'an dernier, la chanteuse Rokia Traoré en a fait son chargé de communication auprès de la communauté franco-malienne pour sa dernière tournée.
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A Bercy, des artistes inconnus au bataillon des sans-papiers
« Est-ce que tu te souviens de l'enfant africain qui vivait en dessous, de ses parents raflés, des fusils de la honte qui encerclaient nos écoles, je n'oublierai jamais... Nous sommes des milliers, un fleuve extraordinaire, notre force est sublime, elle emportera tout, et s'ils essaient encore, ils se frotteront à 1000 cœurs debout ! » La chanson de Cali qui a enflammé Bercy samedi soir, a marqué Mallé.
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Espagne-Catalogne : l’Estatut de la discorde
Fin août dans le Quartier de Gracià à Barcelone, écrasée par la chaleur. Une légère brise se lève et fait sursauter des drapeaux aux couleurs rouge et or devant fenêtres et balcons. Et ils sont nombreux à virevolter dans l’air caniculaire : plusieurs par façades parfois. Sont-ils les stigmates de la victoire de la « Selección », l’équipe […]
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Bacchanales à Barcelone
Quelque part dans le ciel international, un airbus d'une compagnie low cost aux couleurs orange accomplit un vol de routine entre Paris et Barcelone. Robbie, le chef de cabine sert des mignonnettes de vin rosé à trois jeunes filles russes qui ont visiblement décidé d'entamer la fête bien avant d'atterrir. « C'est votre première fois à Barcelone ? », demande-t-il en Globish, le Global English que parlent désormais quasi tous les touristes. « No but it's my favorite city ! », s'enthousiasme l'une d'elles. Sa ville préférée donc.
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Gainsbourg : de quoi as-tu peur, Joann ?
Joann Sfar a peur. Le réalisateur et scénariste de « Gainsbourg (vie héroïque) » le dit et le répète devant l'immense salle de l'UGC Ciné Cité des Halles, pourtant suspendue à ses lèvres, pour cette ultime avant-première parisienne, deux jours avant la sortie nationale. Mais que peut-il bien redouter ? Ce film bénéficie d’un buzz énorme depuis plusieurs mois, pas une affiche 4 par 3 dans Paris qui n'exhibe le profil de son incarnation de Gainsbourg, le phénoménal Eric Elmosnino, un plan média version Grosse Bertha... Mais surtout des rires, de l'émotion puis des applaudissements quand défile le générique de fin.
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La rue Léon vibrait, priait, pleurait pour le Ghana
A Château-Rouge, le quartier africain de Paris, tous, ce vendredi soir, sont pour le Ghana et pas un pour l’Uruguay. Tous : les Noirs, les Rebeus, les Blancs, les Chinois et même la poisse et la malchance. Dans la rue Léon, le Bar des Amis, un vieux rade à l'enseigne Stella Artois branlante, tient lieu de QG à la petite communauté ghanéenne venue se rassembler autour de l'événement le plus important du 21e siècle pour le pays : un quart de finale en coupe du monde de football. Kathy, une femme de ménage de Sarcelles (95) installée en France depuis 1993, entame une danse avec le drapeau national, transformé en muleta face à un taureau uruguayen imaginaire, en martelant le mot magique : « Ghanaaaaaaaaaaaa… »