Derniers articles

  • Rohff, son monde c’est pas celui de Fanny Ardant

    Un peu plus loin, dans le couloir, les flashs bombardent son visage. Il est celui qu’on s’arrache. Les minots frôlent l’hystérie quand ils l’aperçoivent une fraction de seconde. Les mains tremblent, on dégaine l’appareil-photo et le stylo (ou on crie « quelqu’un a un stylo ? Viiiite… »). On lui demande de signer « ici, juste là », pour un tel, une telle, ou pour soi-même. Il le fait et s’éclipse.

    Par Mehdi Meklat
    Le 26/10/2009
  • Bobignum, capitale gauloise

    Né en 85 avant J-C, je viens d’avoir 50 ans cette année et je suis certainement le plus célèbre des Gaulois… Qui suis-je ? Il faut aller à Bobigny à partir de ce jeudi pour y trouver la réponse. Pourquoi Bobigny ? Parce que j’y suis né. Et oui, Astérix, puisqu’il s’agit bien de lui, est sorti […]

    Par Adrien Chauvin
    Le 15/10/2009
  • Christian Poveda : « Je mourrai un appareil photo à la main »

    Christian Poveda était un môme de Saint-Denis. Du même bled que les NTM, il adorait la culture urbaine : le graff, le hip-hop et le rap, surtout. Installé au Salvador ces dernières années, il était toujours inscrit sur les listes électorales et essayait de voter chaque fois qu’il le pouvait dans le bureau de vote de […]

    Par Sandrine Dionys
    Le 04/10/2009
  • Un clip pour prélever un impôt destiné aux femmes

    On est dans une rue de Suresnes (92), après quelques prises réalisées dans le 18e arrondissement de Paris. Yamina Benguigui interpelle un assistant et demande qu’on coupe la circulation. Les moteurs des voitures cessent un instant de ronronner, les klaxons n’hurlent pas encore. La cinéaste porte ses habituelles lunettes teintées. Regarde l’espace, propose aux comédiens […]

    Par Mehdi Meklat
    Le 27/09/2009
  • Le couple iranien vit ses dernières heures

    L’écrivaine Zoyâ Pirzâd prend le lecteur par la main et l’emmène au cœur des foyers iraniens dans son recueil de nouvelles intitulé « Le goût âpre des kakis » (éditions Zulma). Cinq femmes. Cinq histoires singulières. Les relations qui se tissent entre les époux traduisent les turpitudes de la société. Dans la première nouvelle, l’auteur dénonce subtilement […]

    Par Faïza Zerouala
    Le 22/09/2009
  • Sabrina Ouazani, croquée dans le Parc de La Courneuve

    Ce n’est pas le genre à vous inviter sous les dorures d’un palace parisien, à commander un jus d’oranges pressées avec un zest de citron, le tout saupoudré de cannelle. Elle, quand son agent la prévient que deux gamins veulent la voir, elle les rappelle. Laisse un message. Et propose, plus tard dans la journée, […]

    Par Mehdi Meklat
    Le 09/09/2009
  • Neuilly aïe aïe aïe sa mère !

    Sa mère ayant été recrutée sur un navire de croisière pour une longue durée, Sami, adolescent de 14 ans environ, 1 mètre 30, originaire du 7-1, entendez Châlons-sur-Saône, est envoyé un an chez sa tante maternelle. Jusqu'ici, rien de spécial. Sauf que la tante en question, n'est pas la tata rebeu traditionnelle. Pas de tribu de huit personnes coincées dans un F3, pas de cité HLM délabrée, pas d'épicerie halal dans le quartier. Nous sommes en banlieue parisienne, certes, mais à Neuilly-sur-Seine, où Djamila, la tante, mariée à un aristo, vit dans un hôtel particulier.  

    Par Nassira El Moaddem
    Le 29/08/2009
  • « Un prophète », pas bon pour la « communauté » arabe ?

    Le titre du dernier film de Jacques Audiard, « Un prophète », Grand Prix du jury au festival de Cannes, est accrocheur. Pour ma part, il ne m'inspire guère, apparemment tout comme son réalisateur « qui ne sait pas pourquoi (ce titre) ». Ce n'est pas bien grave puisque le film est loin de se résumer à son titre et c'est tant mieux. Si je suis allée voir ce film en avant-première, jeudi dernier à Rosny, c'est en premier lieu parce qu’il traite de l'univers carcéral, univers qui me fascine.

    Par stephanie_varet
    Le 25/08/2009
  • L’islam, fumée inodore dans la prison d’« Un prophète »

    Malik, 19 bougies, une condamnation, un voyage en prison. Six années, enfermé. Son visage, abîmé par les lames qui l’on perforé violemment. Son visage, égratigné par les coups. Les gifles. Les points. Pas un visage, une gueule (photo). Une gueule à l’ombre des barreaux qui s’y dessinent parfaitement. Et une gueule illuminée, à trois reprises seulement. Trois sourires, dents éclatantes, qui envahissent le grand écran. On ne voit que lui, ce sourire lumineux, radieux, qui frôle le divin.

    Par Mehdi Meklat
    Le 25/08/2009