Derniers articles
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« Un prophète » coup de poing dans la gueule
Au cinéma de Rosny (93), jeudi 20 août, la longueur de la queue pour l'avant-première du film de Jacques Audiard, « Un prophète », est impressionnante. Les futurs spectateurs tentent d’imaginer le dénouement du film, curieux de découvrir un long-métrage qui a fait beaucoup parler de lui au dernier Festival de Cannes. Les cinéphiles échangent entre eux leurs impressions sur les dernières oeuvres du réalisateur, quelques autres passent au crible la bande-annonce alléchante du film. Des jeunes filles s'impatientent de voir à l'écran le jeune Tahar Rahim, propulsé au rang de star montante du cinéma français.
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Mieux qu’un film X, « Bel Ami »
23h02, une Lada, couleur vert caca d'oie, file dans la nuit bondynoise... « Accélère ! Il nous rattrape ! A droite ! Non ! Freine pas ! Tourne ! Putain il est encore derrière. C'est un vrai Hollywood chewing-gum ce type, il s'accroche comme la puanteur sur le fromage. Ah ! Ah ! C'est bon ! Il est tombé par terre comme une merde ! Filme avec ton portable pour Dailymotion ! Oh non, j'y crois pas, il se relève. Il lâche rien, ce bigorneau... »
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César, Aïcha, Hocine et les autres
L’exposition s’ouvre sur l’image la plus crue possible de la banlieue. Des captures d’écran de la télé chinoise montrent ce que le Chinois moyen a pu entrevoir de la banlieue française lors des émeutes de 2005. Des voitures en flammes, des CRS patibulaires à la mine renfrognée, un pompier luttant face au feu, des jeunes de banlieue aux contours incertains surgissent sur cette télé. Des images intemporelles, non identifiées. L’écran est recouvert de gros titres et seul le point d’interrogation se distingue des idéogrammes. Pourquoi en ce mois de novembre 2005, la banlieue française s’est-elle enflammée ? Des questions, mais pas de réponses.
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Le rap n’est ni le déshonneur ni l’avenir du ghetto
Un soir, durant une de mes tournées de livraison (marchandise honorable, soyez rassurés) dans le 95, entre Beauchamp et Enghien-les-Bains, agacé par ce silence de mort et la solitude, j’allume la radio. Je dirige la fréquence du bout du doigt et me retrouve sur une station musicale pour jeunes, plus précisément pour ados. Et là ! Et là ! Et là ! Je tombe sur une Chose ! Selon mes critères, je définirais cette Chose comme… un navet. Un morceau de musique rap complètement déplumé de toute profondeur aussi bien dans l’instrumental que dans les textes. Ça parle de « dernier parfum à la mode », des « dernières Gucci », de « pain de mie ». Bref, ayant quand même un certain respect pour le travail qu’ont fait ces bons hommes dans le passé, je ne révélerai pas leur identité.
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Amazigh chante son père, Kateb Yacine
Nos routes se sont croisées à des milliers de kilomètres de la Villette, où est planté le chapiteau du Cabaret sauvage. C’était à Damas, où j’effectuais un stage de quelques mois. Il se trouve qu’Amazigh Kateb et moi avons un ami en commun, Jean, un musicien chrétien d'un quartier de la vieille ville de la capitale syrienne. Dans la petite maison traditionnelle de Jean, guitares de toutes sortes, chats gâtés et touristes émerveillés côtoyaient les notes de musique qui dansaient dans l'air. Un jour, Jean se mit à jouer et à chanter « Sabrina », une des chansons les plus célèbres du répertoire de Gnawa Diffusion, l'ancien groupe d'Amazigh Kateb, dissout en 2007. Quelques jours plus tard, Jean me propose d'aller voir Gnawa Diffusion en concert à Beyrouth. Je ne pourrai y assister, terrassée par un vilain mal de ventre. C'était en 2005.
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« Je vous souhaite la paix à tous dans le 19e »
Pari gagné pour Adji. Sous un soleil radieux, le festival « Jeunes talents du 19e » a réuni près de 1000 habitants sur la place de Stalingrad, dimanche 12 juillet, dans le 19e arrondissement de Paris. Les jeunes comme les familles du quartier ont répondu présents à l’appel de l’adjoint au maire, chargé de la jeunesse. Ce festival se voulait une vitrine du « vivre ensemble » dans un arrondissement qui connaît parfois des tensions intercommunautaires. La musique y a tenu une bonne place. La manifestation a été suspendue le samedi pour que les jeunes juifs qui observent le shabbat (du vendredi soir au samedi soir) puissent participer aux festivités.
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Japan Expo : les estampes ont beaucoup changé
Vous avez pris le RER B ce matin et vous avez croisé de jolies poupées en porcelaine vivantes, Naruto ou encore une banane géante, c'est normal, c’est l'effet Japan Expo. Cet événement qui fête cette année ses 10 ans d'existence se déroule au Parc des expositions de Villepinte (93), du 2 au 5 juillet. La Japan Expo c'est LE rendez vous des fans du Japon et de sa culture sous différentes formes : mangas, musique, vêtements, jeux vidéo, cosplay (consiste à se déguiser en héros de mangas ou encore en star), mais aussi culture traditionnelle.
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« Non, Malik, l’art c’est pas réservé aux riches et aux homos »
Pas de raison que je demeure à l’écart des tendances. J’ai donc emmené trois petits de mon quartier du 19e visiter une expo d’art à Paris centre. Autrement dit, dans un monde inconnu. Malik, 15 ans, et deux de ses potes se sont portés volontaires pour servir de cobayes à mon expérience de mise en confrontation d’un « regard de cité » avec la culture, celle avec un grand « C ». Malik a encore une voix d’enfant, ce qui ne l’empêche pas de penser que l’art « c’est pour les pédés et les riches ».
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On a tous en nous quelque chose de Michael
Aux environs de minuit trente, France info nous apprend la mort de cette icône de la pop music. Je me fige dans la salle de bain pendant que le journaliste égrène la nouvelle. Ma compagne, Ely, fait de même. Parce que c’est sûr, on a tous notre souvenir perso de Michael. « Tu te rappelles l’époque où il était dans le groupe des Jackson Five, avec la coupe afro et les pantalons patte d’éléphant ? », me lance Ely. Bien sûr que je m’en souviens. Gamin, j’ai été bercé par les chansons des Jackson Five. Trois jeunes et jolies cousines – en fait des amies de ma mère – adoraient me garder tout en passant en boucle leur musique.