Derniers articles
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Sous le charme de Sara Forestier
Son nom est Sara. Ce n’est ni le nom donné au dernier ouragan qui a frappé la Nouvelle-Orléans, ni celui du dernier robot capable d’astiquer votre plancher. Sara est comédienne. Elle porte des lunettes carrées, à montures assez épaisses. Elle est blonde, porte un léger bustier blanc surpiqué de rouge et de jaune. Elle s’appelle […]
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Paris-banlieue : des films pour relever le décor
Malgré la pluie et mon retard, Aurélie Cardin me reçoit quand même, sourire aux lèvres. Passionnée d’histoire, la jeune femme de 30 ans sait raconter le cinéma… Son cinéma : « Celui qui joue avec le langage, qui secoue les consciences et qui montre qu’en banlieue, il y a aussi de la vie, des gens ». Aurélie, organisatrice du festival Ciné-banlieue, est la preuve que rester dans sa banlieue native n’est pas synonyme d’échec. Elle est ce qu’on pourrait appeler un pur « produit de banlieue » – elle s’est permis une escapade en Nouvelle-Calédonie pour boucler son DEA en histoire. « Je suis née à Saint-Denis et j’ai grandi à Aubervilliers. Mes parents ont tenu à ce que je reste dans une école laïque en Seine-Saint-Denis et ils ne l’ont pas regretté. »
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Rost, promo bling-bling pour film boum-boum
Dans ton dos, les Champs Elysées, à ta droite, la Concorde. Et là, au bout de la rue, l’Elysée ! Le Paris chic est à tes pieds. Ce mardi soir, alors que les Parisiens et les touristes sont emmitouflés dans leurs écharpes, Rost fait sa garden-party à l’Espace Cardin. Rost, c’est un rappeur ! Un mec qui, lors des élections présidentielles, s’activait pour « faire voter les jeunes ». Il avait allumé la planète médiatique d’un provoquant : « Si c’est Le Pen-Sarkozy au second tour, je vote Le Pen. » Les médias étaient à fond dans le buzz. Et lui était sur toutes les chaînes !
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« 9/3, Mémoire d’un territoire » fait un tabac au Bondy Blog
Quatre punaises, un drap blanc à peine repassé, un rétroprojecteur et le tour est joué. C’est comme ça au Bondy Blog, on fait avec les moyens du bord. Et on fait bien ! Comme à Canal, mais avec moins de moyens. Le 29 septembre, Canal + diffusait « 9/3, Mémoire d’un territoire », de Yamina Benguigui. Ce jour-là, la réalisatrice tapissait les « unes » des journaux. Les critiques n’étaient qu’éloges. Le lendemain, on apprenait par le directeur de la chaine cryptée que « le documentaire avait été un succès historique, en terme de chiffres pour la chaine ».
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Hip-hop Châtelet, royaume des jeunes sourds
Nous les remarquons depuis plusieurs années. Ils se réunissent à Châtelet le samedi ou le dimanche. Ils sont en bande, s'amusent et regardent passer le temps. « Ils », ce sont des sourds. Ce samedi, il fait un peu froid et le forum est bondé. On aperçoit un groupe de jeunes qui agitent les mains et les bras pour communiquer entre eux. On s'approche, l'entente est immédiate, cependant, seule une jeune fille (la seule fille du groupe), Beyla, 15 ans, est partante pour répondre à quelques questions.
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Kourtrajmé va-t-il prendre la relève du «Droit de savoir ?»
Nous sommes allés à la rencontre de Ladj Ly, du collectif Kourtrajmé, réalisateur de « Go Fast Connexion ». Ladj a déjà, notamment, réalisé « 365 jours à Clichy Montfermeil », un documentaire sur sa vision des émeutes qui ont suivi la mort de Bouna et Zyed à l’automne 2005 et des évènements qui en ont découlé. A la base, « Go Fast Connexion » (GFC) était prévu pour être un bonus du DVD « Go Fast », qui sortira dans six mois.
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Khamsa, héros gitan des temps modernes
C'est la boule au ventre que je suis allée voir « Khamsa », espérant ne pas être traumatisée. J’en suis sortie simplement bouleversée. Le dernier film de Karim Dridi, projeté dimanche à Paris dans le cadre du festival Les Pépites du cinéma, prend aux tripes. Pas de scènes gores ou obscènes, hormis une paire de fesses (je suis un peu vieux jeu sur ces choses-là). « Khamsa », c’est le regard d’un enfant. Un regard plein de rêves et de rage qui en dit long sur le vécu de ce petit garçon de 11 ans et demi. Marco Cortes, joli minois et petit accent gitano-marseillais, qui joue pratiquement son propre rôle, crève l'écran par son aisance et l'émotion qu'il nous procure.
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Les films du métissage font leur festival
Le cinéma urbain, c’est quoi ? « Je dirais que c'est ce qui émerge de la culture urbaine et au-delà de tout ça, c'est la diversité culturelle. » C’est un état d’esprit et Aïcha Belaïdi, 40 ans, pleine de vie, l’incarne très bien. Elle est la directrice générale de Talents urbains, qui organise le festival des Pépites du cinéma (17-19 octobre), au cinéma l’Etoile à La Courneuve et à l’Archipel dans le 10e à Paris*. Les spectateurs pourront voir notamment « Khamza », le dernier film de Karim Dridi, ainsi que « Le dernier maquis », de Rabah Ameur-Zaïmeche. Les autres auteurs viennent d’un peu partout de la France métissée, plutôt de banlieue.
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Yamina Benguigui et le 93, un film qui fracasse
Lundi 29 septembre, Yamina Benguigui squatte toutes les « unes ». Le Parisien en fait son gros titre. Les journaux gratuits idem. Lundi 29, le 93 est à la page. A la première page. Impressionnant, cet emballement médiatique pour son dernier documentaire, « 93, histoires d’un territoire ».