Derniers articles
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On y revient toujours…
Enfant, j’ai habité aux quatre coins du monde. Sénégal, Algérie, Maroc, Pologne, Portugal, Italie. A 10 ans, j’avais déjà accompli un minitour du monde. Dans ma cité du Val-d’Oise, nous étions nombreux à avoir le sac-à-dos du globe-trotter. En fait, il n’y avait qu’à passer le palier pour se retrouver à l’étranger. Et comme on vivait presque chacun chez l’autre, on connaissait la vie et les coutumes de tous les voisins.
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Abattage rituel, et légal, pour l’Aïd el-Kebir
Seize novembre, jour de l’Aïd el-Kebir pour les musulmans. La fameuse fête du mouton, comme l’appellent certains, qui commémore le sacrifice d’Abraham. A La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, un abattoir provisoire a été installé à cet effet au Parc Georges Valbon. Il y a deux ans, un tel projet d’abattage, conçu dans un cadre légal, avait capoté en raison de dissensions entre associations musulmanes.
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« Je constate que ma vie est une vie française »
KATHALYN BELAIR : Dans quelles circonstances êtes-vous arrivé en France ? DAVID M. : Je suis arrivé de Côte d’Ivoire en France en 1984. J’avais 12 ans. Comme beaucoup d’Africains, je pensais que la France était un eldorado et que ma vie allait complètement changer. Auparavant, mon père s’était rendu en France un peu à l’aventure. Il est née français avant les indépendances des pays d’Afrique en 1960. A son arrivé sur le territoire français, il a fait une demande de réintégration de la nationalité française. Quelques années après, il m’a fait venir dans le cadre du regroupement familial. J’avais déjà des frères et sœurs nées en France. Lire la suite sur Terre d'avenir.
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Sur la bagnole, « le 75 ça fait plus riche que le 93 »
En 2009, il s’est vendu plus de 2,2 millions d'automobiles en France. Et depuis avril 2009, les acheteurs doivent utiliser le nouveau système de numérotation sur les plaques d'immatriculation. La différence avec l’ancien ? La nouvelle plaque suit la voiture toute sa vie et dans son coin droit, prennent place le numéro de département et le logo qui lui est propre. Pas forcément celui où l’on vit, mais celui de notre choix, peu importe lequel. C’est ainsi que, comme l'avoue un garagiste francilien, « beaucoup de jeunes conducteurs jouent avec cela et veulent mettre le département 69 sur leur plaque ».
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La semaine de Faïza
SAMEDI. La vie me déteste, je suis vieille et je vais mourir de fatigue. C'est à peu près les pensées joyeuses qui m'assaillent ce samedi matin. La raison ? Je me réveille le cou et le dos bloqués. Banal mais gênant, surtout quand on a des velléités de vie sociale. J'en identifie la cause assez facilement. Une tendance à dormir n'importe comment, comme si j'avais la souplesse d'un enfant chinois du Cirque de Pékin. Sinon l'hypothèse de la poupée vaudou est aussi séduisante et me donne l'impression d'avoir beaucoup d'ennemis, mon côté paranoïaque de dictateur refoulé.
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Nos jours heureux
Depuis ma naissance, je me réveille banlieue, je respire banlieue, je m’endors banlieue. A 6 ans, maman m’a laissée sortir en bas de ma tour pour la première fois sans elle. J’étais équipée de mes rollers. Je ne les quittais plus. Mais impossible de m’éloigner, le garde-chiourme maternel me surveillait depuis sa fenêtre. On courait dans tous les sens, on jouait à la chasse à l’homme, à la balle au prisonnier, à chat couleur... Que de beaux souvenirs.
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« Oh non, s’il vous plaît, je veux aller à Fleury-Mérogis »
Comparutions immédiates au Tribunal de Bobigny, mercredi 27 octobre, aux alentours de 16 heures. Les juges de la 17e Chambre correctionnelle entrent dans la salle d'audience. L'assistance se lève. La présidente appelle le dossier numéro 6. Djamel B., escorté par trois gendarmes est conduit au box des accusés. Démenotté, il s'assied sur le banc. Pantalon trop grand pour sa taille, crâne rasé, visage souriant, il se lève lorsque la présidente lui demande s'il souhaite être jugé « maintenant ». Il hésite un instant, opte pour un jugement immédiat.
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Un Noir ça court pas les vignes
Un hôtel parisien, à deux pas de la Place de la République. Dehors, c'est le tohu-bohu des grèves et manifs contre la réforme des retraites, désormais votée au parlement. J’y rencontre, au calme, Dave Tshiainiun, un jeune homme de 21 ans qui m’explique son aventure. Fervent amateur de football, il souhaitait intégrer un centre de formation mais très vite une autre passion a pris le dessus. Depuis l’âge de 10 ans, Dave se rend régulièrement à Epernay, capitale du Champagne, accompagné de ses parents pour y visiter les vignobles de la région. Il participe aux vendanges, un travail qui ne lui laisse pas de mauvais souvenirs.
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Sous le mascara coule Eva
Je m’appelle Eva, je suis née le 8 avril 1994 à Villemomble (93), j’ai donc 16 ans. Je sais que personne n’est intéressé par mon état-civil, mais je suis obligée de vous raconter ma vie en quelques lignes. Je commence donc par l’essentiel. C’est pour rendre service à ma copine Sarah. Elle est en galère parce qu’elle voulait écrire une fiction pour un blog. Pas un Skyblog où les filles se prennent en photos en pensant qu’elles ressemblent à Shakira, mais un blog sérieux, je ne sais plus comment il s’appelle, je crois que c’est Bondy… quelque chose. Elle me l’a pourtant rappelé il n'y a pas si longtemps, mais j’ai la mémoire courte, en même temps je suis blonde… Olala j’exagère. Je n’aime pas qu’on me traite de « blonde », or voilà je me discrimine moi-même !