Derniers articles
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Minuit, appel de La Guadeloupe : « Allo, c’est maman, tout va bien »
C’est toujours comme ça. Maman appelle à toute heure. Parfois cela peut être pour une chose importante. Ou pour « rien ». Mais « rien », entre une mère et un fils, ça ne veut rien dire. Ma mère vit à l’autre bout du monde. On est séparés de plusieurs milliers de kilomètres. Elle vit en Guadeloupe depuis plusieurs années tandis que je suis à Bondy. Magie de la mondialisation, mystère de la communication moderne, elle est parfois au courant des grands troubles de notre société avant que je ne le sois.
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Centre éducatif fermé : « Ils évitent la prison mais c’est leur dernière chance »
« Jeunes », « château », « art », « caméras » sont des mots qu’on a pris l’habitude d’associer à une célèbre émission de télévision pour grand public. Pas ici : les vidéos sont en circuit fermé et les jeunes n’aspirent pas à se faire connaître. L’endroit vers lequel je me dirige est le Centre éducatif fermé (CEF) de la Rouvelière qui a […]
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« Je ne comprends pas ce qui se passe à Villiers-le-Bel »
Les rapports sociaux obéissent à la loi, ou bien dans certains cas, à quelques règles d’usage. Dans l’entreprise, un conflit peut prendre plusieurs formes, plus ou moins longtemps, mais dans tous les cas de figure, toutes les parties se retrouvent à un moment ou à un autre, autour d’une table pour envisager une issue. Dans les pourparlers politiques locaux, nationaux ou internationaux, il en va de même. Les interlocuteurs sont identifiés, les différentes parties connaissent les limites de leur posture. On appelle cela la négociation.
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Centre d’apprentissage saccagé : « Ici, pourtant, c’est 100% de réussite aux examens »
L’Institut des métiers de l’artisanat de Villiers-le-Bel porte les stigmates de la nuit de violence de dimanche à lundi. « Ils ont mis le feu à sept voitures, quatre sont totalement brûlées, trois autres sont endommagées, raconte Abdallah Lachhab, responsable du pôle automobiles de ce centre d’apprentissage. Deux des voitures incendiées étaient mises jusqu’ici à la disposition de jeunes en recherche d’emploi, pour faciliter leurs déplacements, justement. A mon avis, c’est parce que les CRS sont intervenus que les dégâts n’ont pas été plus importants ici. » Des tôles et des capots dont les émeutiers s’étaient servis comme boucliers face aux forces de l’ordre ont été rangés.
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Une société au bord du vide
Aujourd'hui, l'incompréhension va être la même. Et à juste titre, car comment comprendre ce déversement de violence qui balaie tout sur son passage, bâtiments publics en premier ? Il serait tentant de faire un personnage unique des émeutiers et des populations de ces quartiers difficiles. Difficiles à vivre, difficiles à comprendre, difficiles à maîtriser, difficiles à relier, difficiles à animer... Il serait tentant pour l'individu lambda de dire, "il y a eux, et nous". Et devant cette violence inadmissible, ce sera bientôt "il y a eux contre nous". Tache d'huile ou pas ?
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« D’abord respecter la douleur des familles, ensuite leur dire la vérité »
L’avenue Pierre Semard à Villiers-le-Bel, à proximité de la gare RER, baigne dans l’ambiance sonore du marteau piqueur et des perceuses. Alors que des ouvriers installent des plots pour éviter le stationnement sur le trottoir, des menuisiers s’activent pour colmater les devantures des commerces avec de grandes planches en contreplaqué. Comme chaque lundi, cette avenue somnole. C’est jour de fermeture pour une grande majorité de petits commerces. Aujourd’hui, les esprits sont taraudés par ce qui s’est passé dans la nuit de dimanche à lundi. Les regards sont vagues, l’atmosphère est lourde. La police est discrète, les journalistes aussi. Quelques minutes auparavant, une équipe de télévision et un reporter de radio ont été pris à partie par un groupe de jeunes.
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Bertrand a perdu « L’Etoile » qui faisait battre son cœur
Lorsque mardi 30 octobre, à Bondy, la brasserie « L’Etoile du centre » a brûlé, il y a eu deux types de réactions parmi l’équipe du Bondy Blog. Chou par exemple, par gêne, ne voulait pas se rendre sur les lieux de l’incendie ou filmer la tragédie. Je faisais partie de ceux qui pensaient qu’il était important que nous soyons là, pour témoigner. Pendant plusieurs jours, je suis revenu à l’endroit du sinistre, j’ai interrogé des témoins directs jusqu’à ce que Antoine, rédac’ chef adjoint, me dise qu’il était temps de « laisser tomber ».
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Amirouche Laïdi : « Dommage que les Sages aient invalidé l’amendement sur le recueil de données ethniques »
Club sans fonds publics ni privés, mais pas sans influence. Le Club Averroes, qui mesure la place de la diversité dans les médias, a « des amis dans toutes les chaînes », affirme avec humour son président, Amirouche Laïdi. En particulier à TF1. Et chez les politiques aussi. La discrimination positive souhaitée par Nicolas Sarkozy, qui a […]
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Qu’ils reposent en paix
Ils étaient pompiers, âgés de 20 et 23 ans. Ils voulaient se rendre utiles en sauvant des vies. Ils y ont laissé la leur. Vendredi matin, en se levant, ils ne savaient pas que ce serait le dernier jour de leur existence. C’est ça qui est triste et injuste. Ce sont mes petites voisines qui sont venues me dire qu’il y avait eu un incendie à « Riquet ». Elles n’ont pas arrêté de pleurer depuis. La caserne des pompiers se trouve le long du canal de l’Ourcq et on les voit tous les jours quand on sort les enfants pour les amener à l’école. Alors, ça crée des liens, on les aime bien nos pompiers. Ils sont beaux et sympas, en plus d’être généreux.