Derniers articles
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L’éducation politique d’une jeune fille
Ado, je me suis toujours dit que la politique c’était nul, chiant et trop long à comprendre. Moi, ce que je préférais, c'était le maquillage, me faire les ongles, avoir le plus beau sac et faire la commère. A la télé on ne voyait qu'eux, PS, UMP, PC… Je ne me posais pas non plus la question du sens de ces sigles. Peut-être que PS ça voulait dire « Protections des Sourcils » ou que l'UMP en changeant les lettres ça donnait « Make-Up Prouver ». En fait, je n’ai pas cherché à comprendre plus que ça. Un jour, je suis tombée sur un reportage de journal sur la réforme des lycées. J’étais au lycée, cela me concernait donc directement.
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Gratin’s Day
Les températures en chute libre sonnent le glas des plats qui sentent bon le soleil. C’est le retour des plats qui sentent bon… le four. Au choix, le gratin de pommes de terre. Savoureux, crémeux, fromageux. Familial, amical. Comme un chat qui ronronne à sa table, il nous invite à le caresser – des yeux puis du palais. Dans sa robe dorée et croquante, il sera sacré roi par toutes ces bouches rieuses et gourmandes. Les assiettes se mettent en file indienne, le service est solennel. On attend que la dernière écuelle soit servie pour se plonger dans la sienne avec délectation.
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Rien à foot à l’Elysée
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« Maman, j’ai tout compris, en fait t’es une pédette ! »
C’est dans un centre de formation coincé entre une salle de sport et un spa que j’ai rendez-vous avec Hélène. Je rentre dans son bureau, une femme de 31 ans, les cheveux lâchés, très féminine, m’accueille avec un grand sourire. Après avoir passé quelques appels, elle m’invite à commencer l’interview dans une salle de pause… Hélène a grandi dans une petite ville de Normandie, dans une famille traditionnelle. A 20 ans, elle rencontre un homme avec qui elle aura un enfant. Sur le conseil de ses parents, elle se marie avec lui et s’installent ensemble.
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« Si vous retouchez à mon frère, je vous fracasse la tête »
Dimanche 15 août. Aujourd’hui nous sommes en plein week-end des vacances. Bruits, motos et jeux de ballons de l’après-midi jusqu’à l’aube. J’en viens à aimer les jours de pluie. Ces jours-là, on est un peu tranquille.
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Emploi, ouvre-toi !
A mon arrivée aux 14e Rencontres pour l’emploi de Saint-Denis, je tombe sur une foule immense, hétéroclite, dans un espace faisant penser à un labyrinthe. Des visages aux expressions diverses se croisent : curiosité, lassitude, motivation… D'après ce que j’ai pu recueillir auprès des exposants, les profils actuellement recherchés sont majoritairement techniques. C’est le cas chez Veolia Environnement, ENTRA (entreprise ayant comme base de métier l’éclairage public ou la signalisation) ou encore chez GEIQ IDF, qui propose des métiers dans les BTP (maçons, coffreurs, ouvriers…).
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Petit lexique de la mauvaise foi marseillaise
Aux armes, n.m. pluriel, interjection utilisée pour faire chavirer un stade.
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China food, China good
Longtemps j’ai cru que prendre de l’âge rimait avec vieux garçon. Un indécrottable, qui persiste dans ses habitudes, ses erreurs, ses défauts, les yeux bandés. Un type qui jamais ne se remet en question. C’est mal connaître la nature humaine. L’été venu, je me suis remis, malgré moi allais-je dire, au sport. J’ai couru, nagé dans les lacs, affronté des courants dans des rivières, sauté du haut des ponts, fait du vélo. Loin de Paris, j’avais soif de liberté et de saine dépense. C’était mal connaître le corps humain. Au bout de deux semaines, soumis à ce régime de décathlonien, une saloperie de tendinite aiguë aux deux genoux m’a cloué au sol. N’empêche, j’avais toujours envie du meilleur pour mon corps.
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Musulmans, circulez, allez prier ailleurs !
« Une salle pour se protéger de la pluie et du vent. » Jalil, 30 ans, ne rêve pas d’une mosquée avec minarets à Saint-Gratien, seulement d’un espace pour prier dignement et « en finir avec l’islam des caves. » Pour l’instant, on en est loin. Car la tension entre le maire (UMP), Jacqueline Eustache-Brinio, et les musulmans de la ville, est à son comble. Une prière collective organisée à la fin du mois d’août, au stade « synthétique », a été l’élément déclencheur. « Nous avons voulu interpeller le maire sur la situation des Français musulmans de Saint-Gratien », explique Lina, l’une des initiatrices de l’action.