Derniers articles
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Bab-el-Oued légumes
Je suis un éternel outrancier qui cherche sa rédemption dans l’équilibre. En ce moment, mon équilibre, c’est le chou vert. Facile à cuisiner, multivitaminé, il remplit tous les critères de la bien-mangeance qui ne jure que par la cuisson vapeur. Le chou vert semble venir d’une autre planète, tel un œuf composé de feuilles qui s’entrelacent, et qui renferme une créature maléfique, comme les œufs d’« Aliens ». Une peur primale s’empare de moi, j’ai peur de découvrir une bête qui va me piquer. Je suis entomophobe et je ne me soigne pas.
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Parisiens et supporters de l’OM : comment c’est possible !?
C'est la fin du championnat de football, et partout je rencontre, en banlieue parisienne, des supporters portant le maillot de l'Olympique de Marseille. Aussitôt, j’ai envie de questionner un jeune homme l’arborant fièrement. Pourquoi, quand on est parisien, soutient-on le club ennemi de sa ville, en l’occurrence l'OM ?
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Haroun, neuf ans et demi : « Je veux faire acteur »
Depuis qu’il a vu « Neuilly sa mère », Haroun, neuf ans et demi, veut faire du cinéma comme Samy Seghir, jeune comédien, l’un des rôles principaux de ce film. C'est Idriss qui lui avait prêté le DVD. Haroun dit : « J’adorerais faire acteur. » Il prétend même avoir toujours voulu faire partie du monde du cinéma. Qu’il en soit ainsi : sa mère (moi) décide de lui faire découvrir ce fameux monde cinématographique, avec l’envers du décor en plus. Un des avantages d’habiter Paris, c’est de pouvoir approcher des milieux qui sont en temps normal inaccessibles, et, c’est maman qui parle, de les démystifier.
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A Tremblay, mon voisin est un handballeur professionnel
Samedi soir, je me suis enfin décidé à aller voir jouer notre équipe de handball. Ça fait plusieurs années, déjà, que Tremblay-en-France a rejoint l’élite, et je m’étais promis de les soutenir en assistant au moins une fois à l’un de leurs matchs. C’est choses faite et bien faite, puisque, après deux fois trente minutes de jeu et quelques palpitations cardiaques, j’ai perdu ma voix pour la bonne cause : sur le fil, « on a gagné » contre l’USAM Nîmes Gard, par 25 à 24. Je n’avais pas beaucoup plus d’oreille non plus, à cause des tambours et autres trompettes du club des supporters. Mais l’essentiel était acquis, le TFHB (Tremblay-en-France Handball) avait remporté son match de championnat lors de la 22e journée.
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C’est encore loin, l’Algérie
Un film documentaire sur l’Algérie dont le titre est « La Chine est encore loin », peut sembler un peu incongru au premier abord. Néanmoins, la curiosité l’emporte et je me retrouve plongé dans ce qu’on peut appeler le trou perdu de la Creuse algérienne. Le réalisateur Malek Bensmaïl a posé sa caméra à Ghassira, dans les Aurès, durant tout une année, et a suivi le quotidien des enfants du village. On est face à un véritable documentaire, sans voix off pour nous prendre par la main et nous dire quoi penser, le montage est posé et prend son temps, et la caméra s’attarde souvent sur les visages des enfants, captant les regards pleins de malice, de vie, de gène, et parfois de honte.
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Des « étoiles noires » brillent à nouveau
En introduction de « Mes étoiles noires », Lilian Thuram pose une question à un public d’écoliers : « Quand avez-vous entendu parler pour la première fois des Noirs dans votre cursus scolaire ? » Lui, Thuram, la première fois qu’il a entendu parler des « Noirs » dans son cursus scolaire, c’était à l’école primaire, à propos de l’esclavage. Et cela avait créé un malaise dans sa classe. Ses camarades posaient un regard nouveau sur lui, l’enfant noir. L'esclavage, tel qu'enseigné à l'école, sonnait comme une domination des Blancs sur les Noirs, et cela suscitait alors des interrogations et nourrissaient des sentiments. Fallait-il avoir pitié du petit Thuram ? Fallait-il perpétuer cette domination ? Fallait-il aborder d'autres formes d'esclavage, parmi d'autres populations ?
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Pèlerinage pour la régularisation
L’air préoccupé et consciencieux, un homme slalome entre une poignée de militants et la centaine de marcheurs sans papiers qui se tiennent devant le gymnase qui fera office d’hôtel la nuit tombée. Son téléphone sonne à chaque minute pour un sac à dos ou une banderole égarés. On l'appelle Sissoko et il gère l’organisation vaguement scoute de la « Marche des sans papiers » : appel, interdiction de tout débordement et gilets fluorescents pour ne pas se perdre. Son quotidien, depuis dix jours, c'est de la marche à pied, des manifestations, des réveils frileux, des repas partagés avec les militants locaux. Ce week-end, lui et les autres marcheurs étaient à Dijon.
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It’s good to be the king of burger
Quand vient le moment de couper le cordon avec maman, on se doute bien que la vie va changer. Avant, on n’avait que sa chambre à ranger, maintenant c’est tout l’appart. On se contentait de déposer ses chaussettes sales dans le bac à linge, désormais il faut soi-même faire la lessive et se taper le tri entre le blanc et les couleurs. Le pire, c’est se faire à bouffer. Dans l’ancien temps, que ça soit à midi, 20 heures ou minuit, on lançait : « Maman j’ai faim. », et maman nous servait à manger.