Derniers articles

  • Commerce en banlieue : petits arrangements entre amis

    La cité, ce n'est peut-être pas la vie en rose, mais les placards y sont rarement vides longtemps. Surtout lorsqu’on se côtoie depuis des années. Tout se troque, se prête, se donne. Il y a maman qui envoie son petit avec un verre vide demander du sucre ou de la farine à la voisine. Ou le gamin qui toque à la porte pour des œufs ou un oignon. Mais les échanges et services rendus ne s'arrêtent pas là. Votre télé tombe en panne ? Allez en face. Sinon, adressez-vous aux jeunes en bas de l’immeuble. Avant la fin de la soirée, vous aurez un téléviseur dans votre salon. Certes, pas flambant neuf, mais c'est déjà ça !

    Par Bondy Blog
    Le 10/02/2009
  • Patrick Lozès, le French-African so American

    C'est à deux pas de l'Hôtel du Louvre, dans le très chic Cercle républicain qu'a eu lieu jeudi le dîner du CRAN (Conseil représentatif des associations noires). L’ambiance est bourgeoise, digne des réceptions des hôtels cinq étoiles. Les invités festoient, dégustent des mets de qualité. L'événement, bizarrement, a attiré peu de personnalités. Certes, il y a Miss France et l’écrivain Marek Halter, qui a le privilège de dîner à la table de notre Martin Luther King français, Patrick Lozes, le président du CRAN. Sinon, beaucoup de gens pas vus à la télé, adhérents ou non de l’association, désireux de passer une bonne soirée dans un décor luxueux.

    Par Bondy Blog
    Le 08/02/2009
  • Formations sucrées par l’Etat : la colère des chômeurs

    Le monde des chômeurs n'est pas content de vous annoncer la naissance de Pôle emploi. L'enfant né de l'union de l'Assedic et de l'Anpe. En guise de gourmette pour le petit, un collier étrangleur : la suppression de l'AFF (Allocation de fin de formation), qui fait partie d’une batterie de lois dites de refonte de la formation professionnelle. « C'est une blague ? Non ? Mais qu'est-ce que je vais faire sans l'AFF, moi ? », s’exclame Selma face à sa conseillère Pôle emploi.

    Par Bondy Blog
    Le 05/02/2009
  • Ces bébés shootés au Coca

    Quand des ados se cuitent à l’alcool nuit et jour, d’autres, encore plus jeunes, se shootent au Coca. C’est devenu une habitude dans certaines familles que de donner à boire aux enfants, dès l’âge de 2 ans, le mythique soda plein de bulles et plein de sucre. L’une des boissons les plus vendues au monde coule à flots dans le gosier des bambins. Elle en vient parfois à remplacer le lait. L’autre jour, dans le bus, je tombe nez à nez avec une maman d’une trentaine d’années accompagnée de ses deux enfants, des jumelles âgées de 2 ou 3 ans. L’une des petites semble réclamer avec insistance un petit quelque chose. Je m’attends à un biberon, un jouet, un bonbon. J’ai tout faux : la maman tend à sa petite fille une bouteille de Fanta, toute prête à être consommée.

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    Le 04/02/2009
  • José fait des passes à la diversité marseillaise

    C’est en 1939, à l’initiative d'un instituteur et d'un groupe d'amis, que le club du SO Caillols a vu le jour. « Un club distinct des autres, forgeant personnalité au fil du temps, s'interrogeant sur son avenir mais qui, par la pugnacité de ses fondateurs, se sent fait pour réaliser de grandes choses. » Je me renseigne avant mon interview sur l’historique du club : « Les grands desseins, la foi en un idéal, des hommes droits, généreux, ardents au travail sont toujours générateurs de réussite. » Une sacrée réussite, en effet, puisque des grands noms du football ont évolué au sein du SO Caillols : Jean Tigana, Christophe Galtier ou encore les frères Cantona sont passés par là et font encore la fierté de leurs entraîneurs.

    Par Bondy Blog
    Le 03/02/2009
  • En taule, p’tits boulots, maxi exploitation

    « Mon salaire est de 150 € par mois en moyenne, je suis payé à la tâche. Je travaille 8 heures par jour, du lundi au vendredi. Si je suis absent pour maladie ou autre, je ne suis pas payé et notre contremaître peut à tout moment nous licencier sans préavis, du jour au lendemain. » Vous pensez sans doute que celui qui prononce cette phrase est un pauvre habitant du tiers-monde exploité par une multinationale ? Détrompez-vous, c’est un citoyen français : Karim, 45 ans, père de famille. Il est ouvrier dans un atelier bien français, situé dans une commune du Val d’Oise : Osny. Sa particularité c’est qu’il se trouve dans une maison d’arrêt et que notre ouvrier est un détenu.

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    Le 03/02/2009
  • Mamadou et Nadia réunis pour le tube de l’hiver

    C’est l’histoire de Mamadou Gueye, 48 ans, maire adjoint au logement de Noisy-le-Sec et militant de gauche. C’est aussi le fruit d’une rencontre avec Nadia Boudaoud. Oui ! Notre blogueuse. Dans « De Matam, Sénégal, à Noisy-le-Sec, Seine-Saint-Denis », qui paraît ces jours-ci aux éditions L’Harmattan, Mamadou Gueye se confie à elle et lui déballe son parcours : depuis sa jeunesse passée au Sénégal, son arrivée en France au début des années 1980, jusqu’à son élection, en 2008. « Si j’ai choisi Nadia, dit-il, c’est parce qu’elle est constante et rigoureuse. Et surtout, Nadia est en phase avec les réalités de la Seine-Saint-Denis. Elle a connu les émeutes dans son quartier à Clichy-sous-Bois en 2005. »

    Par Bondy Blog
    Le 01/02/2009
  • « La mémoire de Renault Billancourt ne doit pas disparaître »

    Quand Mohamed Amri parle de l’Ile Seguin, du département « montage » et de la chaîne 74 sur laquelle il a travaillé pendant plus de 30 ans comme ouvrier spécialisé à l’usine Renault de Billancourt, sa voix tremble un peu. C’est dire le souvenir que lui ont laissé ces années de dur travail mais surtout de solidarité, de luttes, d’échanges avec les dizaines de milliers de salariés et les 58 nationalités que les grands ateliers ont vu défiler.

    Par Bondy Blog
    Le 31/01/2009
  • « Ça se saurait, si la grève, c’était la solution… »

    Il fut une époque où ceux que l’on appelait les pauvres et qui l’étaient vraiment étaient soit rmistes, soit SDF. On avait de la peine pour eux, mais sans plus. Depuis, la Seine a beaucoup coulé sous les ponts, les choses évoluant. En mal. Les travailleurs sont devenus pauvres. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’entre manger, dormir, se chauffer, prendre des vacances, il faut choisir ; déshabiller Paul pour habiller Marie.

    Par Bondy Blog
    Le 29/01/2009