Derniers articles
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Idir à l’auberge de jeunesse avec le footballeur Camara
Ma chambre luxueuse avec télé câblée, wifi, et… lavabo, n’est qu’un doux souvenir. On m’a mis à la porte de mon confortable petit logis. Impossible de reprendre une deuxième nuit. On m’annonce au matin que tout est complet. L’hôtel voisin, idem, et celui du bout de la rue, pareil. Les pensions, les chambres d’hôtes, tout […]
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Idir en exploration à Lausanne
Un billet Paris-Lausanne : 72 euros. Une nuit à l’hôtel : 60 francs suisses. Se former au métier de journaliste en Suisse parce qu’aucune rédaction française ne veut de vous : ça n’a pas de prix. La boucle est bouclée, retour aux sources de notre blog bien aimé, L’Hebdo. Cette terra incognita d’où Serge Michel Colomb est parti pour dévoiler au monde l’exotique banlieue française, terre où on n’était pas loin de penser qu’elle était plate, notre banlieue, vu la façon dont certains médias la décrivaient lors des événements de 2005. A propos, je suis pris en stage à "L’Hebdo" pour un mois (photo: la rédaction se trouve en contrebas du pont, côté cathédrale). Je me serais bien initié en France, mais on ne veut pas de moi. Rien à voir avec une quelconque discrimination : la presse française, c’est Battle Royal, et comme dans le film de Fukasaku, ça se tape couteau entre les dents, même pour un stage. On ne prend que les gens sortis des grandes écoles de journalisme. De l’aveu d’un directeur de programmation d’une radio importante, qui m’a reçu en entretien, c’est une sorte de corporatisme.
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La boxe kabyle
Art martial méconnu du grand public, la boxe kabyle a néanmoins acquis ses lettres de noblesse en France, où chacun peut à loisir la pratiquer. Ce sport de combat séculaire est répandu dans tout le Maghreb et porte plusieurs noms selon les différentes régions : kung Fu de Tlemcen, savate des Aurès, claquette de Rabat ou encore la danse du Harissa comme on l’appelle du coté de Tunis. La boxe kabyle est divisée en plusieurs branches, la plus controversée, celle du ceinturon volant, pose comme condition d’être papa. Cette école met à disposition du combattant tout un éventail de claques et d’armes : ceinturon en cuir, claquette, fils de la radio, postillon rageur… l’environnement et la physiologie de celui qui s’exerce à la boxe kabyle, doivent être un véritable arsenal. Les armes de jet, comme la télécommande, ont récemment été autorisées par la FPRB (Fédération des Pères à la Remise des Bulletins).
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Journée « consulat d’Algérie »
Dans Les douze travaux d’Astérix, lors de la huitième épreuve, nos chers gaulois doivent récupérer le formulaire A-38 dans un bâtiment bureaucratique romain, épreuve censée les rendre fous, tant les poncifs sur les fonctionnaires qui les accueillent sont poussés à l’extrême. Une journée au consulat d’Algérie c’est normalement ça, un bâtiment qui rend fou et […]
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Le vote à domicile
La famille Drouin-Seyglard habite à Bondy au dessus du bureau de vote numéros 12, dans un appartement de fonction, au dessus de l’école Léo Lagrange, à deux pas du siège local de l’UMP : "où on fait la fête tous les jours depuis un certain temps ", m’affirme Thomas, l’homme de la maison. Cette fratrie est très puissante dans Bondy, pour la simple et bonne raison que Thomas est le seul informaticien du comté à pouvoir résoudre les cas les plus désespérés, ceux que peuvent créer parfois Windows ou notre stupidité quand on est un coutumier du matos informatique. Thomas a fait des miracles la fois quand mon frère a eu l’idée très originale de mettre de l’huile d’olive sur son processeur pour en atténuer le bruit. Chaque dimanche donc, des bataillons entiers d’handicapés de la souris viennent faire la queue chez les Drouin-Seyglard pour résoudre leurs petits soucis numériques. Malgré ce rush, la famille composée de la maman institutrice, du Bill Gates local, de Fabien le petit dernier qui vote pour la première fois cette année et qui consacre un moment pour aller rendre visite aux urnes, "mais vraiment par conscience citoyenne, parce que j’habite à exactement 10 secondes du bureau de vote. A 5 minutes, je me serais sans doute posé la question", me confie Thomas dans un mélange de… de rien du tout.
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Le bac, oui mais après
Jeunes gens, vous qui passez aujourd’hui ce rituel, vous qui contemplez chaque matin le regard anxieux de votre mère qui vous voit déjà médecin; vous qui pensez que c’est la fin du monde en cas d’échec ou que la panacée vous attend si le mot admis apparait en face de votre nom en ce jour de grâce, quelque part en juillet, sur un tableau à la sortie du lycée; méditez sur l’expérience des anciens avant de stresser plus que de raison ou au contraire, de jouer au foot au lieu de réviser. Si on prend l’exemple de mes camarades de première et de terminale, on voit qu’avec ou sans le bac la réussite peut trouver son chemin. Deux classes au profil bien différent : la 1S1 a joyeusement passé l’année a ruiné la réputation d’excellence qu’on donne aux classes de scientifiques en copiant le collège fou fou fou ou les soudoués passent le BAC. La TS2 au contraire est un modèle du genre, la stratégie bien rodée des élèves qui s’y trouvent fait encore une fois la preuve de son efficacité : prendre allemand ou latin en option vous assure de tomber dans les meilleures classes.
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Le marathon électoral d’Akli Mellouli dans le Val-de-Marne
"Dimanche, mission, loin". Trois mots prononcés en réunion de rédaction ont sonné le glas de mon dimanche pénard en compagnie de Fédérer et Nadal. Créteil, c’est tout au bout de la ligne 8, Akli Mellouli m’y attend, il est candidat PS dans la première circonscription du Val-de-Marne. En ce jour d’élection, il est débordé « je viens de faire le tour des 54 bureaux de vote, plus que deux et j’ai fait le tour de la circonscription ! », me dit-il dans la voiture qui l’emmène vers la fin de son rallye. En chemin, il salut le chaland de passage, prend des nouvelles de connaissances, je raye de mon calepin la question visant à savoir s’il est du cru. Cheminant vers le dernier bureau de vote, il rencontre Monsieur Plagnol, candidat UMP dans la même circonscription et donc ennemi. Ennemi, c’est dans ma tête, dans la réalité le dialogue est courtois et il y a du fair play dans l’air.
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Guide de survie lors d’un contrôle d’identité en banlieue
Tout le monde sait que certains flics se lâchent en garde à vue. Il suffit de voir les visages tuméfiés de vos amis à la sortie de celles-ci, pour comprendre que ce film avec Coluche où ses collègues policiers s’en donnent à cœur joie dans l’intimité d’une salle d’interrogatoire est tiré de situations réelles; situations que j’appelle de tous mes vœux à être aussi rares qu’un bon CDI dans une rédaction. A dire vrai, je parle de choses que je ne connais pas, je n’ai jamais fait de G.A.V. Que sont les récits de camarades moins chanceux, et leurs blessures de guerre. Peut-être, ils sont tombés sur le chemin du retour entre le commissariat et leur habitation, qu’est ce que j’en sais moi. Par contre ce que je sais, c’est que ces faces à faces fâcheux avec la police peuvent être aisément évités.
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Un dossier sur mesure !
Ce mot sonne dans nos rues comme une promesse d’humiliation éternelle, de déchéance sociale, une force de frappe atomique capable de briser les meilleures réputations. Une source de jouissance sans fin pour toutes les commères de cette ville qui vont élever l’art de la raillerie à des sommets alpins ; galvanisées par cette douce musique, cet ultime chant du cygne lancé par les bris de votre fierté volant en éclat. Un dossier… la seule chose dans l’univers qui peut affecter le flegme légendaire des bondynois. Un dossier, c’est une situation humiliante subie par un pair ou par soi-même, capable d’alimenter les veillées nocturnes en ragots pour plusieurs hivers. Le dossier à ses champs d’expressions privilégiés. Les plus croustillants remontent presque toujours à la source originelle : votre maman. A ce propos, il est toujours utile de rappeler certaines règles de base qui vous éviteront nombre de contre coups au pedigree de votre réputation : quand votre génitrice vous course avec une claquette dans toute la maison ; ne jamais trouver refuge dans la rue.