Derniers articles
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Amour à la chaîne dans hôtel discret
« 46 euros divisés par trois, ça fait combien ? 15 euros on va dire. Bon, c’est raisonnable les mecs, mais je vous préviens, j’y vais en premier ! » Le romantisme, en banlieue, se limite parfois à un tête-à-tête entre un gars et sa copine dans une belle voiture sur le parking du centre commercial. Du coup, certains se cotisent et réservent une chambre d’hôtel dans le coin histoire de faire bonne figure devant mademoiselle.
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Sur la pelouse, les minets et les minettes
L’ambiance d’une piscine de banlieue est sympa quand on a entre 14 et 20 ans. Drague et bikinis flashy sont de rigueur lorsqu'on s'y rend en bande. A Bobigny, le lieu de repérage c’est la pelouse extérieure. Ça papote, ça rit, ça écoute de la musique et ça bronze au soleil en cachant la direction de ses yeux derrières ses Gabanna. Chacun se mate et quand on a un ou une ami(e) un peu siphonné(e), on peut être sûr qu’il ou elle ira nous balancer auprès de la personne repérée.
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Sous les pavés, la piscine
Quand le soleil brûle la peau et la rétine, on se demande comment se rafraîchir ? Oui, la douche froide c’est une solution. Mais quand on est jeune, qu’on veut être avec ses amis et qu’on souhaite malgré tout profiter de ce soleil, une seule solution lorsqu'on habite le 93 : la piscine. En revanche, il faut se lever tôt et être à l’entrée avant midi, autrement, une heure de queue vous attend.
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Ligne 5, la traversée du monde
Tous les jours ou presque, j’emprunte la ligne 5 du métro afin de me rendre à l’université ou au boulot. J’habite au terminus, Bobigny Pablo Picasso. La 5 prend sa source en banlieue et termine en plein cœur de Paris, Place d’Italie. Le monde entier est sur cette ligne. A Porte de Pantin monte la population juive, reconnaissable chez beaucoup aux kippas et bouclettes.
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Jacques, un guide qui se cherche sans jamais nous perdre
Né en 1951 dans l’ex-Congo Belge, Jacques (au centre de la photo), notre guide, a un parcours assez original. De sa naissance jusqu’à l’obtention de l’équivalent du baccalauréat, il réside avec sa famille dans le pays de sa naissance. Le bac en poche, il s’envole pour la Belgique pour y poursuivre des études. Il y restera trois ans et décrochera une licence en comptabilité et informatique.
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Dans la cellule où Mandela bâtit sa légende
Cinq ans de prison pour sabotage : Jamal, un Black sud-africain a été incarcéré dans la prison mythique de Robben Island de 1977 à 1982. Il est notre guide pour la visite des cuisines, des cellules, dont celle, historique, de Nelson Mandela. Il explique que « lorsqu’on arrivait à Robben Island, aujourd’hui transformé en musée, on se retrouvait dans une section spéciale. On avait droit à 30 minutes de marche le matin et 30 minutes l’après-midi. Rien de plus. Ensuite, on se retrouvait en section D. Si le comportement n’était pas respectueux des règles, on était transféré au F. La section la plus privilégiée était la A. »
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Devant, l’Antarctique, derrière, le continent africain
Le Cap est connu pour ses paysages magnifiques et ses plages de pingouins et otaries. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu un coup de foudre pour une ville autre que Paris. C’est décidé, mes prochaines vacances, je les passerai au Cap. Plus précisément à la pointe ouest du Cap : Cap point. Oui bon, je sais que pour cela il faut avoir des thunes parce que c’est un coin plutôt bourge, mais ça n’interdit pas rêver. En tout cas, tout notre groupe est d’accord sur un fait : le Cap, c’est mortel !
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Chez une seconde épouse dans un village du Swaziland
Départ matinal pour traverser une frontière assez bizarre. Quitter l’Afrique du Sud pour le Swaziland, ancienne colonie british, c’est comme franchir une douane. On passe d’abord par un bureau pour faire tamponner son passeport, autorisant la sortie du territoire ; on passe ensuite par un autre bureau pour un tampon d’entrée de territoire. Nous voici au Royaume de Swaziland, où le roi est comparé à Louis XIV tant son pouvoir est despotique, dit-on. De grandes vallées verdoyantes, d’où son surnom de « petite Suisse ».
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« Whites », « No Whites » : au musée de l’Apartheid
Après trois heures de car, nous voici dans Soweto. Une ville anciennement habitée par des orpailleurs. Des maisons minuscules de toutes les couleurs à notre droite droite. De riches demeures protégées par des barbelés à notre gauche. Des minis salons de coiffures, des mécaniciens improvisés au coin de la rue, des aires de jeux pour enfants, des sculptures sur le trottoir. Et quand on s’enfonce dans la ville, on découvre un bidonville géant, insalubre et gorgé de monde. Le South West Township. Taule, plastique et bois. Les visages sont pourtant joyeux.