Derniers articles
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Quand ma grand-mère me raconte la guerre d’Algérie
Depuis toute petite, j’ai été baignée de récits sur la guerre d’Algérie. Chaque fois que je me retrouve avec ma grand-mère devant la télévision et qu’un documentaire ou même le mot « guerre » retentit, cela lui remémore de mauvais souvenirs. Les horreurs qu’elle a vues ou subies m’ont fait vivre cette guerre à travers ses histoires, sa mémoire. Des images qu’elle n’oubliera jamais.
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Abattage rituel, et légal, pour l’Aïd el-Kebir
Seize novembre, jour de l’Aïd el-Kebir pour les musulmans. La fameuse fête du mouton, comme l’appellent certains, qui commémore le sacrifice d’Abraham. A La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, un abattoir provisoire a été installé à cet effet au Parc Georges Valbon. Il y a deux ans, un tel projet d’abattage, conçu dans un cadre légal, avait capoté en raison de dissensions entre associations musulmanes.
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Nos jours heureux
Depuis ma naissance, je me réveille banlieue, je respire banlieue, je m’endors banlieue. A 6 ans, maman m’a laissée sortir en bas de ma tour pour la première fois sans elle. J’étais équipée de mes rollers. Je ne les quittais plus. Mais impossible de m’éloigner, le garde-chiourme maternel me surveillait depuis sa fenêtre. On courait dans tous les sens, on jouait à la chasse à l’homme, à la balle au prisonnier, à chat couleur... Que de beaux souvenirs.
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« Même les pompiers se sont fait piétiner. C’était stupide »
« A l’époque, toute l’avenue était pleine de camions de CRS. Du pont du Galion jusqu’à la fin de la rue Edgar Degas, c’était bloqué et surtout il y avait un couvre-feu à 19 heures. Quiconque était dehors se faisait contrôler sur le champ. Ma grande sœur, aide soignante, s’est fait contrôler et emmener au commissariat car elle n’avait pas ses papiers d’identité sur elle. Ici, c’est le commissariat qui a brûlé. Une voiture a enfoncé la vitre et des petits rigolos y ont mis le feu. Manque de pot pour eux, ils se sont amusés à faire des photos de l’intérieur, menottes en mains, sur leurs vélos... Après publication de ces photos sur des réseaux sociaux, ils se sont fait attraper.
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Queen et la Marseillaise au blocus de Louise Michel !
« Lycéens de Louise Michel en lutte ! » C’est l’inscription figurant sur les autocollants jaune fluo collés aux vêtements de ces jeunes Balbyniens en « grève » mardi matin 19 octobre. Ils sont un peu plus d’une centaine bloquant l’accès au lycée dès 8 heures. Les rares élèves qui ont pu passer le portail se retrouvent à trois en salle de cours. Dans la centaine, beaucoup ont menti à leurs parents, qui les croient assis face à leurs professeurs.
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Les glaneurs indésirables
Comme tous les mercredis et samedis, maman Gris et ses trois enfants se rendent au Marché de la Ferme. Pas à n’importe quel moment, en toute fin, histoire d’aller fouiner dans les cartons de fruits et légumes abandonnés à même le sol car trop abîmés pour de fins palais. Cette mère-là et ses rejetons ne sont pas seuls à profiter du bon plan. Y a du monde dans le secteur. Depuis qu’ils se sont retrouvés à Bobigny, on ne sait trop comment, Madame Gris et ses enfants vivent cachés, longent les murs, empruntent des tunnels de maquisards pour ne pas être vus et s’en vont ainsi piquer allègrement les aliments. Avariés ? Qu’à cela ne tienne ! Ils feront un bon festin.
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« Hors la loi », la mémoire boomerang
Il est rare de parler autant d’un film avant même de l’avoir vu. Selon l’extrême droite et une partie de la communauté pieds-noirs, l’histoire de « Hors la loi », du réalisateur Rachid Bouchareb, avec Jamel Debbouze, Roschdy Zem et Sami Bouajila dans les rôles principaux, est falsifiée. Après tant de discordes à son sujet à Cannes en mai, il est sorti hier dans les salles. Ce film raconte l’histoire de trois frères engagés dans la guerre de libération, mais aussi déchirés par elle. Ils livrent un combat commun pour l’indépendance, et tentent par tous les moyens d’élargir leur groupe, en l’occurrence le FLN. FLN, MNA ou SFIO (l’ancêtre du Parti socialiste) : la politique est au cœur du récit.
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Des étudiants du 93 « déchus » de leur orientation universitaire
« On nous a supprimé une possibilité de plus de sortir du 93. » Voilà la réaction que suscite une décision prise par l’Académie de Créteil, vécue comme une injustice par une quarantaine d’étudiants de l’Université Paris XIII. Au mois de mai ces étudiants s’étaient inscrits en deuxième année de STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) dans l’intention de tenter d’intégrer l’IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie) de Saint-Maurice (94), et ce, via une convention qui leur permettait de transiter par une école de kiné gratuite, sans avoir à passer par une « prépa » payante.
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Les bricks branchées
Vite, c’est bientôt l’heure du Ftour (rupture du jeûne), aux fourneaux ! Tous les ans, c’est le même refrain. Chorba, harira, bricks, el ben, pains, zlabya... Le Ramadan, chez les musulmans, est le mois où la nourriture remplit le réfrigérateur à foison. Un peu paradoxal quand on sait que le but de ces trente jours de jeûne est avant tout la piété... Mais ce n’est pas le sujet.